Vient de paraître : Ruralités africaines par N’Guessan Kouamé

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RURALITÉS AFRICAINES

Un essai clair et bien organisé, qui expose les caractéristiques du monde
rural africain, et développe la problématique du développement rural en
Afrique

En tant qu’espace aménagé par l’homme pour ses activités économiques et son habitat, la campagne exclut le milieu naturel sauvage ou
insuffisamment domestiqué. Pour beaucoup, l’espace rural africain n’est pas la campagne mais la brousse. Cette perception négative du milieu rural
africain demeure encore vivace.

Se pose, dès lors, le problème fondamental de l’existence d’une ruralité en
Afrique. Or, étant donné l’importance de la population rurale et les nombreux problèmes auxquels celle-ci est confrontée dans presque tous les
domaines, la ruralité, en tant qu’ensemble des idéologies et des valeurs propres au milieu rural, est au cœur des problèmes de développement du
continent. Le champ des études rurales reste ouvert aux réalités extraeuropéennes : il existe bel et bien des formes spécifiques de rapports
sociaux, économiques et techniques entre les agriculteurs et le sol.

Dans cet essai extrêmement clair et parfaitement organisé, l’auteur s’attache à définir et expliquer le concept de ruralité en Afrique, tout en
exposant ses spécificités et en apportant des réponses concrètes aux problématiques soulevées par l’ouvrage.

L’AUTEUR – N’Guessan Kouamé
img.01.09.2021cNé le 27 mai 1949 à Port-Bouët, N’Guessan Kouamé est socio-anthropologue. Il a été enseignant-chercheur à l’Université Félix Houphouët-Boigny (1980-2011) et directeur de l’Institut d’Ethnosociologie (1984-1991). Il est expert en développement rural et des questions d’aménagement de l’habitat en milieu paysan.

EXTRAIT
Le terme « rural » a souvent été assimilé au terme « traditionnel ». On oppose ainsi le monde rural, synonyme de monde
traditionnel, ancien, archaïque, au monde moderne, qui est réduit à l’espace urbain. Si la société rurale est effectivement le
symbole de la tradition, il paraît tout de même inexact de la figer dans ses institutions originelles. Une telle attitude constitue
d’ailleurs une négation de la dynamique sociale. En effet, toute société porte une dynamique interne qui entraîne un
renouvellement perpétuel de l’ensemble des structures sociales et dispose également d’une capacité d’invention, d’adoption et
d’adaptation qui lui permet de se réajuster continuellement.

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