Un nouveau coronavirus découvert en Angleterre

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Pour la première fois, un coronavirus proche du SARS-CoV-2 a été découvert dans une chauve-souris en Europe. Heureusement, il n’est pas capable d’infecter les humains… À moins qu’il ne mute.
La pandémie de Covid-19 a mis en avant un mammifère volant fascinant, mais mal-aimé, la chauve-souris. Les rhinolophes d’Asie sont encore considérés comme le réservoir naturel d’un coronavirus qui, en mutant et en s’adaptant à l’humain, est devenu le SARS-CoV-2.

La famille des Rhinolophidae est aussi présente en Europe. Rhinolophus hipposideros, ou Petit rhinolophe, était autrefois très fréquent dans nos contrées ; aujourd’hui, sa population a drastiquement diminué.

Comme ses cousines asiatiques, le Petit rhinolophe porte des coronavirus du sous-genre des Sarbecovirus auquel appartiennent le SARS-CoV et le SARS-CoV-2. En Angleterre, le coronavirus RhGB01 vient tout juste d’être découvert dans les excréments des mammifères volants.

Pour la première fois, un coronavirus proche du SARS-CoV-2 a été découvert dans une chauve-souris en Europe. Heureusement, il n’est pas capable d’infecter les humains… À moins qu’il ne mute.
La pandémie de Covid-19 a mis en avant un mammifère volant fascinant, mais mal-aimé, la chauve-souris. Les rhinolophes d’Asie sont encore considérés comme le réservoir naturel d’un coronavirus qui, en mutant et en s’adaptant à l’humain, est devenu le SARS-CoV-2.

La famille des Rhinolophidae est aussi présente en Europe. Rhinolophus hipposideros, ou Petit rhinolophe, était autrefois très fréquent dans nos contrées ; aujourd’hui, sa population a drastiquement diminué.

Comme ses cousines asiatiques, le Petit rhinolophe porte des coronavirus du sous-genre des Sarbecovirus auquel appartiennent le SARS-CoV et le SARS-CoV-2. En Angleterre, le coronavirus RhGB01 vient tout juste d’être découvert dans les excréments des mammifères volants.

Un nouveau coronavirus dans des chauves-souris anglaises
Les scientifiques de l’Université d’East Anglia ont prélevé les déjections d’une cinquantaine de Petits rhinolophes dans le Sommerset et le Monmoutshire. Parmi les virus présents dans ces échantillons, il y a RhGB01. Son séquençage permet de le rapprocher des SARS — pour rappel : acronyme anglais de severe acute respiratory syndrome. La protéine S de RhGB01 est identique à 77 % à celle du SARS-CoV-2 et à 81 % à celle du SARS-CoV.

La structure du receptor binding domain (RBD) de RhGB01 est incompatible avec le récepteur ACE2 humain. En l’état, ce nouveau coronavirus est incapable d’infecter les humains et ne représente donc pas de menace sanitaire.

Mais le professeur Andrew Cunningham, de la Société zoologique de Londres, souligne que « le problème est que n’importe quelle chauve-souris portant un coronavirus proche des SARS peut agir comme un creuset à mutations. Donc, si une chauve-souris infectée par RhGB01 est contaminée par le SARS-CoV-2, il y a un risque que ces virus s’hybrident et qu’un nouveau émerge avec le RBD du SARS-CoV-2, et donc qu’il puisse…

Retrouvez l’article sur futura-sciences.com

Julie Kern

Futura

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