L’«orteil Covid», nouveau symptôme de la maladie?

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Selon les spécialistes, l’infection par le Covid-19 peut entraîner des lésions cutanées, en particulier au pied et sur le torse. Ce type de symptômes peut néanmoins varier d’un patient à l’autre.

Après la perte du goût et de l’odorat, des experts se penchent sur un nouveau symptôme du coronavirus qui affecte cette fois la peau.

Coronavirus (image d’illustration)
© CC0 / PADRINAN
Ce patient français infecté dès décembre par le coronavirus livre ses symptômes
Des lésions cutanées qui s’apparentent à des engelures peuvent ainsi apparaître aux orteils ou au talon, chez les porteurs du virus, rapporte le New York Times.
La plupart des cas ont été détectés chez des enfants ou des adolescents, et les médecins pensent qu’il s’agit d’une réponse immunitaire normale au coronavirus.

«La bonne nouvelle, c’est que les lésions ressemblant à des engelures signifient généralement que vous allez bien. C’est le signe que votre corps a été confronté au Covid et y fait une bonne réaction immunitaire», explique ainsi au New York Times le docteur Lindy Fox, dermatologue à San Francisco.
Début avril en France, le Syndicat National des Dermatologues et Vénéréologues mettait déjà en garde contre des «acrosyndromes (aspect de pseudos-engelure des extrémités)» et des «lésions d’urticaire passagères», y voyant de possibles manifestations cutanées du Covid-19.

Variations d’un malade à l’autre
Une étude publiée dans le British Journal of Dermatology ce 29 avril montre néanmoins que les symptômes peuvent être plus variés, et atteindre d’autres zones du corps. Sur 375 cas examinés, les chercheurs espagnols ont ainsi pu détecter différents affections cutanées, allant de «l’éclosion de petites cloques», jusqu’à la «nécrose».

L’étude précise que les lésions cutanées ne se limitent pas aux extrémités, mais peuvent aussi toucher le torse et le tronc, en fonction des patients.

«Avec le Covid-19, des rougeurs et des ulcères cutanés ont été notés chez quelques pour cent des patients hospitalisés. Nous ne savons pas encore précisément […] pourquoi cette inflammation se produit chez certains patients mais pas chez d’autres», déclare à la BBC le docteur Michael Head de l’Université de Southampton.

Sputnik

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