Côte d’Ivoire: une académie régionale pour renforcer la lutte contre le terrorisme

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La Côte d’Ivoire poursuit sa stratégie sécuritaire face à la menace terroriste au Sahel. À Jacqueville, près d’Abidjan, une académie dédiée à la lutte contre le terrorisme forme désormais des forces africaines et internationales. Cette initiative, soutenue par plusieurs partenaires étrangers, vise à renforcer les capacités sécuritaires régionales dans un contexte de montée des attaques jihadistes en Afrique de l’Ouest.
Une académie ivoirienne au cœur de la sécurité régionale
Face à l’expansion des groupes armés terroristes dans le Sahel, la Côte d’Ivoire mise sur la formation spécialisée. Installée à Jacqueville, l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT) accueille des militaires, policiers et experts venus de plusieurs pays africains.
Créée avec l’appui de partenaires internationaux, notamment la France, cette structure ambitionne de devenir un centre régional de référence en matière de renseignement, de gestion de crise et de lutte contre la radicalisation. L’objectif est clair : anticiper les menaces sécuritaires qui pèsent sur les États côtiers d’Afrique de l’Ouest.
La Côte d’Ivoire veut prévenir l’extension de la menace jihadiste
Depuis plusieurs années, Abidjan renforce son dispositif sécuritaire après plusieurs incidents terroristes dans le nord du pays et l’attaque de Grand-Bassam en 2016. Les autorités ivoiriennes considèrent désormais la prévention et la coopération régionale comme des priorités stratégiques.
L’académie permet également d’améliorer la coordination entre armées africaines confrontées aux mêmes défis sécuritaires. Des formations sur le terrain, des simulations d’attaques et des modules de cybersécurité y sont régulièrement organisés.
Une coopération internationale renforcée
Au-delà de la formation militaire, l’AILCT veut aussi développer des programmes de recherche et d’analyse sur les dynamiques terroristes en Afrique. Une approche globale que les autorités ivoiriennes présentent comme essentielle pour stabiliser durablement la sous-région.

F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info

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