L’échec d’un accord sur le Brexit pourrait affecter les marchés internationaux

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Dans son article 50, le traité de l’Union européenne dit bien que « Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union. » Sous l’influence de la souveraineté nationale, les Britanniques ont voté, lors d’un référendum, pour le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne : 51,9% des votes ont déclenché le processus de sortie. Bien entendu, l’ensemble des pays membres de l’Union redoutent cette décision, tant pour son impact symbolique que pour ses retombées économiques sur le marché international. Le Royaume-Uni commence donc à se séparer de l’Union européenne. Le pays doit quitter l’UE le 29 mars à 23 heures GMT. La période de transition entre le 29 mars 2019 et le 31 décembre 2020 permettra aux entreprises de se préparer et de s’adapter à la réalité post-Brexit sur le marché boursier.

Brexit : les bases

Le Brexit est un terme qui définit la volonté de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne. Les nouvelles du vendredi 24 juin 2016 ont provoqué une onde de choc dans le monde entier, d’autant que le pays a officiellement annoncé que son peuple veut sortir de l’UE. Dès le même jour, on a enregistré une chute sans précédent de la valeur de la livre sur les marchés de changes, tandis que les marchés d’investissement ont enregistré leur plus forte baisse de près de 10% en une seule journée. Certes, le séisme économique du 24 juin a déclenché un raz-de-marée de panique auprès des investisseurs. Mais la procédure de Brexit ne se fera pas du jour au lendemain et prendra des années pour se concrétiser.

Mais pourquoi le Brexit ? En réalité, les pro-Brexit sont d’avis que la taille de l’UE, la bureaucratie et la politique d’immigration appliquées par l’UE réduisent l’influence de la Grande-Bretagne et ses valeurs d’identité nationale. Les Britanniques pro-européens, quant à eux, que le fait de quitter l’UE entraînera des dommages irréversibles sur l’économie britannique et bouleversera l’économie mondiale. Le Fonds monétaire international avertit d’ailleurs que l’on doit s’attendre à de grands défis tant pour le Royaume-Uni que pour le reste de l’Europe.

En réalité, l’économie du Royaume-Uni et sa croissance pourraient être affectées au cours des 15 prochaines années suivant l’application effective du Brexit. Le pays doit s’attendre à une diminution des revenus due à la fluctuation des coûts. On peut également craindre les effets de l’immigration moins qualifiée, à la baisse des investissements étrangers et aux effets de la réduction des échanges.

Quelles retombées sur les marchés internationaux

Le marché boursier est largement volatil pendant cette période, compte tenu des nombreuses élections en Europe et de la mise en place d’un nouveau gouvernement en Amérique. Certes, l’application de l’article 50 n’aurait pas d’impact significatif sur les marchés internationaux. Mais ceux-ci pourraient souffrir si les négociations se font attendre, à l’instar des accords sur des questions de détails, telles que les frais de retrait de l’UE, pour une somme de 50 milliards de livres. Par ailleurs, les acteurs des marchés financiers, tels que les banques de financement et d’investissement, seront également impactés, compte tenu de la dimension internationale de leur activité.

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