Conducteur de la tournée dans la fédération des 3A du 17 au 18 fevrier 2018 (Officiel)

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CONDUCTEUR DE LA TOURNEE DANS LA
FEDERATION DES 3A DU 17 AU 18 FEVRIER 2018

1°) LES CIVILITES
-Les salutations et les nouvelles du Président Gbagbo et du Ministre Blé Goudé ;
-Les salutations et les nouvelles de Madame Simone Ehivet Gbagbo ;
-Les salutations des exilés ;
-Les salutations des détenus politiques civils et militaires ;
-Les camarades Dahi Nestor et Koua Justin sortis de prison après avoir purgés
leur peine ;
-Les salutations du Président Sangaré.
2°) LE PROCESSUS ELECTORAL SOUS MONSIEUR ALASSANE
OUATTARA ET SON APPEL A DES ELECTIONS MUNICIPALES,
REGIONALES ET SENATORIALES
– Depuis l’installation par les armes de monsieur Alassane ouattara au pouvoir
par la France de Nicolas Sarkozy, les lois et la constitution ivoiriennes sont
foulées au pied. Ainsi, la violation de l’article 12 de la Constitution par
Monsieur Alassane Ouattara interdisant la contrainte de tout Ivoirien en exil. Il
convient de noter également la violation par Monsieur Alassane Ouattara des
lois et des dispositions relatives au processus électoral en Côte d’Ivoire.
– La Commission Electorale Indépendante, de Monsieur Alassane Ouattara,
émanant de sa loi N°2014-335 du 18 Juin 2014, qui conduit tout le processus
électoral jusqu’à ce jour avec :
 une CEI composée de dix sept (17) membres dont huit (08) émanent du
pouvoir, quatre (04) des partis de l’opposition et cinq (05) de la société
civile ;
 une liste électorale confectionnée de façon unilatérale par le régime
Ouattara. Elle n’a jamais été publiée ;
 un découpage électoral effectué de façon unilatérale par le pouvoir
Ouattara et largement en faveur des régions du Nord, bastion de l’exrébellion.

Ainsi,
*La région du Poro (Korhogo : Nord du pays) compte douze (12) députés pour
une population de 453.006 habitants et une superficie de 12.616 km² alors que la
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région du Gbêkê (Bouaké : centre du pays) compte treize (13) députés pour une
population de 809.236 habitants et une superficie de 8.927km² ;
*La région du Bafing (Touba : Nord du pays) compte cinq (05) députés pour une
population de 139.251 habitants et une superficie de 8.791 km² alors que la
région du Gboklê (Sassandra : sud-ouest du pays) compte trois (03) députés pour
une population de 233.632 habitants et une superficie de 6.151km² ;
*la région du Kabadougou (Odienné : nord du pays) compte sept (07) députés
pour une population de 157.533 habitants et une superficie de 14.197km² alors
que la région de San Pedro dans le Sud –Ouest du pays compte sept (07) députés
pour une population de 559.281habitants et une superficie de 11.491km².
*L’environnement sociopolitique et sécuritaire est marqué par le rattrapage
ethnique,
par la persécution judiciaire des pro-Gbagbo,
par des condamnations à de lourdes peines des pro-Gbagbo,
par des agressions des microbes contre les populations,
par des mutineries à répétitions des ex-combattants de la rébellion intégrés dans
l’armée de Côte d’Ivoire et par la présence sur l’ensemble du territoire national
d’anciens supplétifs de la rébellion et des dozos.
– Les élections organisées sous le régime Ouattara n’ont jamais été
transparentes, inclusives, crédibles et équitables. Elles ont été contestées,
boycottées. Elles ont connu des taux de participation très faibles que la Côte
d’Ivoire n’a jamais connu auparavant.
– La guerre postélectorale perdure avec des arrestations, des emprisonnements
arbitraires et la justice des vainqueurs.
– C’est dans ce contexte sociopolitique délétère que Monsieur Alassane Ouattara
vient d’appeler à des élections municipales, régionales et sénatoriales pour avril
2018.
3°) LES POSITIONS DU FPI, DU CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU
ET DE LA COUR AFRICAINE SUR LE PROCESSUS ELECTORAL
SOUS LE REGIME OUATTARA
3.1 Positions du FPI
– De 1990 à 2000, le peuple de Côte d’Ivoire a arraché de haute lutte des
avancées démocratiques telles que :
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 Le retour au multipartisme ;
 L’urne transparente ;
 Le bulletin unique ;
 Le vote à 18 ans ;
 L’institution des procès-verbaux dans les bureaux de vote ;
 Le code électoral consensuel ;
 Le découpage électoral consensuel ;
 La mise en place de Commission Electorale Indépendante
consensuelle.
– Depuis l’arrivée brutale de Monsieur Ouattara au pouvoir en 2011, il a
abandonné l’essentiel de ces acquis démocratiques pour organiser de façon antidémocratique
les élections.
– Le FPI a dénoncé la façon cavalière du pouvoir de conduire le processus
électoral et il a boycotté toutes les élections parce que les élections ont été
organisées dans des conditions non transparentes, non crédibles, injustes, non
inclusives et inéquitables.
3.2 Position du Conseil de sécurité de l’ONU
– Par la résolution 2062 du 26 juillet 2012, le Conseil de sécurité de l’ONU a
instamment demandé « au gouvernement ivoirien et à tous les acteurs politiques
de veiller à ce que les prochaines élections locales soient ouvertes, transparentes,
libres et régulières, et se déroulent dans le calme, … en assurant la sécurité et en
procédant aux reformes électorales utiles. »
– Comme à son habitude Monsieur Alassane Ouattara a déchiré et jeté à la
poubelle la résolution du conseil de sécurité.
3.3 Position de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples
L’ONG ivoirienne Actions pour la Protection des Droits de l’Homme (APDH) a
porté plainte devant la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples
contre l’Etat de Côte d’Ivoire relativement à la loi de Monsieur ouattara, loi
N°2014-335 du 18 juin 2014 sur la CEI.
Ladite Cour Africaine a donné raison à l’ONG en concluant dans un arrêt :
 Qu’il est injuste et inacceptable que le pouvoir Ouattara soit
« représenté dans la CEI par huit (08) membres contre (04) pour
l’opposition » ;
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 Que la loi contestée N°2014-335 du 18 juin 2014, l’Etat « a violé son
obligation de créer un organe électoral indépendant et impartial, prévu
par l’article 7 de la Charte Africaine sur la démocratie et l’article 3 du
protocole de la CEDEAO sur la démocratie » ;
 Que l’Etat de Côte d’Ivoire « a violé le droit des citoyens de participer
librement à la direction des affaires publiques de leur pays. »
– La Cour Africaine a intimé l’ordre au régime Ouattara de reformer la CEI dans
un délai d’un (1) an à compter du 18 novembre 2016. Ce délai est passé et le
régime ne s’est pas exécuté.
– Or, l’Etat de Côte d’Ivoire doit s’exécuter parce qu’il est partie au procès et il a
perdu.
Il doit s’exécuter parce qu’il est partie à la charte des Droits de l’Homme
et des Peuples.
Il doit s’exécuter enfin parce que la Côte d’Ivoire est membre non
permanent du Conseil de sécurité.
– Ne pas s’exécuter, l’Etat de Côte d’Ivoire se montre mauvais perdant et un Etat
hors la loi.
4. Les Propositions du Front Populaire Ivoirien (FPI)
4.1 La nouvelle CEI :
– Composée de treize (13) membres suivants :
 03 représentants du pouvoir ;
 03 représentants de l’opposition ;
 07 représentants la société civile
Composée de :
*Deux (02) représentants des religieux ;
*Deux (02) représentants des organisateurs s’intéressant aux
questions électorales ;
*Deux représentants (02) des organisations s’intéressant aux Droits
de l’Homme ;
*Un (01) représentant des Avocats désignés par le barreau.
– Tous les membres sont désignés par les organisations et institutions qu’ils
représentent.
– Le président de la CEI doit être désigné de façon consensuelle.
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Il doit être choisi sur des critères d’honnêteté, de probité, d’intégrité et être au
fait des questions électorales et de la gestion des hommes.
-Les membres de la CEI ont un mandat de six (06) ans non renouvelable.
– Monsieur Youssouf Bakayako qui a violé les dispositions de la CEI en allant
seul et hors délai proclamer un résultat non validé par la CEI au Golf Hotel,
quartier général d’Alassane Ouattara, ne mérite plus la confiance des acteurs, il
doit être démis.
4.2 La liste électorale
-Elle doit être révisée de façon consensuelle à partir de la liste électorale de
2010.
4.3 Le découpage électoral
– Le découpage électoral doit reposer sur le critère de la protection de la
population.
4.4 L’environnement doit être absolument sécurisé
4.5 Le FPI demande instamment :
– La libération immédiate du Président Laurent Gbagbo et du Ministre Charles
Blé Goudé ;
– La libération de Madame Simone Ehivet Gbagbo et de tous les autres détenus
politiques civils et militaires ;
– Le retour apaisé et sécurisé des exilés ;
– L’abandon des poursuites judiciaires des partisans du Président Laurent
Gbagbo ;
– Le retrait total des dozos et le désarmement des personnes non habilitées à
porter des armes ;
– Le démantèlement de toutes les caches d’armes ainsi que les milices appelées
microbes ;
– Le rétablissement de la police et de la gendarmerie dans leurs missions
régaliennes.
Le Front Populaire Ivoirien appelle des mobilisations populaires sur toute
l’étendue territoire ivoirien.

Fait à Abidjan le 13 Février 2018

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