[ Publié / Modifié il y a
Sa visite a eu l’effet d’une surprise. Le Président Alassane Ouattara a choisi le Salon international du livre d’Abidjan pour faire taire les rumeurs sur son état de santé, devant un monde du livre fortement mobilisé et enthousiaste le 29 avril, au Parc des expositions d’Abidjan.
Le Président de la République au Sila comme en 2024. Et quel symbole ! En effet, le Salon international du livre d’Abidjan (Sila 2026), ouvert officiellement, le 29 avril 2026, au Parc des expositions d’Abidjan, n’aurait pas eu meilleur temps fort que la visite presqu’inopinée du numéro 1 des Ivoiriens pour rehausser son éclat et faire oublier les manquements de la dernière édition.
Mais, cela apparaissait surtout comme la preuve, s’il en était encore besoin, de l’intérêt suprême qu’Alassane Ouattara accorde au livre et à la transmission du savoir pour une jeunesse ivoirienne qu’il veut cultivée, résiliente et actrice du développement.
Costume-cravate sur mesure au ton sobre, visage gai, Alassane Ouattara a donc foulé, à pas sûrs, le Parc des expositions, ce haut lieu magnétique des arts et de la culture. Et cette visite n’est pas passée inaperçue.
20 minutes non stop. C’est le temps qu’a duré sa marche, disons son bain de foule, dans les allées séparant les nombreux stands, sous les ovations et les cris de joie des participants.
Entouré dans cet exercice de ses plus proches collaborateurs, le Président de la République a marqué un arrêt à plusieurs stands, touchant les livres, les reniflant, prononçant des paroles d’encouragement et laissant des sympathiques mots des les livres d’or.
Il n’a pas pris la parole, mais c’était tout comme. Car, sa simple présence, marquée par un sourire bienveillant, a fait résonner deux phrases qu’on pouvait lire dans ses yeux : le Chef de l’État va bien, même très bien et le livre compte beaucoup pour lui.
Sa présence régulière au Sila, aux yeux du commissariat général, dépasse le simple soutien institutionnel, “c’est une preuve d’affection” comme l’a souligné Ange Félix N’Dakpri, commissaire général du Sila pendant la phase des allocutions, avant la visite des stands. “Merci Excellence M. Le Président d’être ce garant des arts et des lettres”, a-t-il ajouté.
Le Chef de l’État avait à ses côtés, le vice-Président, Tiémoko Meyliet Koné, le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, les présidents d’institution, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, Maurice Bandaman (auteur à l’honneur), et plusieurs membres du gouvernement dont la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, sous la tutelle de qui est placé le Sila.
Elle a laissé le soin au grand chancelier de l’Ordre national, Ally Coulibaly, parrain de l’édition, de prononcer la formule d’inauguration après un discours dense autour du thème de l’édition : “Lire pour bâtir”.
Pour lui, ce thème confère une vertus civique au livre et à la lecture. “Il s’agit de bâtir l’esprit avant de bâtir la cité, pour une nation résiliente (…). Lire offre une autre intelligence (…) C’est un investissement à long terme”, a souligné Ally Coulibaly.
Ont pris part, à l’ouverture, de nombreuses personnalités de premier plan de la littérature ivoirienne et africaine et l’ambassadrice du Liban, pays invité d’honneur de ce Sila qui, rappelons-le, est le plus grand événement littéraire en Côte d’Ivoire et l’un des principaux de l’Afrique subsaharienne francophone.
Faustin Ehouman
Fratmat.info





















