Mort du général Soleimani : L’Iran lance un mandat d’arrêt contre le Président Donald Trump

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Image: Sputnik - Soheil Ghanbarzadeh

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Les autorités iraniennes ont émis un mandat d’arrêt à l’encontre de plusieurs hauts responsables américains, dont Donald Trump, suite à la mort du général Soleimani. L’agence Interpol a été contactée pour diffuser une notice rouge, selon l’agence iranienne Mehr.

La justice iranienne a lancé un mandat d’arrêt contre Donald Trump, suite aux frappes de drones ayant coûté la vie au général Soleimani en janvier dernier, rapporte l’agence iranienne Mehr, ce 29 juin.

Le Président des États-Unis et plusieurs autres officiels américains devront répondre d’«accusations de meurtre et de terrorisme», selon le procureur de Téhéran, M. Al-Qasimehr.

«Il a été possible d’identifier 36 personnes impliquées dans la préparation de l’assassinat de Qassem Soleimani, parmi lesquels se trouvent des personnalités politiques et militaires des États-Unis et d’autres pays», a déclaré le procureur de Téhéran lors d’une réunion avec des responsables judiciaires, selon l’agence Mehr.

Demande d’une notice rouge d’Interpol
Le procureur a également annoncé qu’Interpol avait été averti de la situation. L’Iran a demandé à l’organisation internationale d’émettre une notice rouge à l’encontre des personnes concernées.

Les fugitifs faisant l’objet de ces notices ne sont pas recherchés directement par Interpol, mais la démarche permet «d’alerter simultanément les autorités de police de l’ensemble des pays membres», rapporte l’organisation sur son site.

Interpol n’examinera pas la requête
L’organisation basée à Lyon a néanmoins spécifié à Sputnik que la requête des autorités iraniennes ne serait pas examinée en l’état.

«Le règlement intérieur d’Interpol ne permet pas à l’organisation internationale d’examiner la demande des autorités judiciaires iraniennes, pour la recherche du président américain Donald Trump et d’autres personnalités possiblement impliquées dans la mort du général Soleimani», a déclaré Interpol à Sputnik.
Le 3 janvier dernier, les États-Unis avaient mené une opération pour éliminer le général Soleimani à Bagdad. En représailles, l’Iran avait tiré plusieurs roquettes sur deux bases américaines en Irak. Après avoir annoncé que ces tirs n’avaient fait «aucun blessé», Washington s’était finalement rétracté, admettant 110 blessés légers.

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