Le dernier baroud de Terreur du schizoïde Ouattara contre le Peuple de Côte d’Ivoire : nos trois thèses fondamentales

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L’Editorial du Professeur Franklin Nyamsi Wa Kamerun

La terre de Côte d’Ivoire est de nouveau jonchée de cadavres. Des êtres humains, chers à leurs familles, ont de nouveau été fauchés par la soif inextinguible de pouvoir d’un seul homme et de son clan avachi autour de lui. Déchaîné tel un titan mythique en proie à l’appel des enfers, Alassane Dramane Ouattara a d’ores et déjà ôté plus de 30 vies ivoiriennes. Des vies sacrifiées sur l’autel sanglant de son projet ubuesque, illégal, illégitime et criminel de 3ème mandat à la tête de la Côte d’Ivoire, au mépris de l’article 55 de la constitution du pays. Ceci nous impose une réflexion à nouveaux frais sur le sens du dernier baroud de Terreur que Ouattara livre contre le Peuple de Côte d’Ivoire. Comment comprendre cette ultime épreuve infligée à ce pays et à l’espérance démocratique d’une Afrique débarrassée des 3èmes mandats présidentiels et des présidents à vie ?

Trois thèses me paraissent essentielles : 1) D’abord, il faut distinguer l’homme ou la femme d’Etat authentiques de l’homme ou la femme de tas archaïque, et l’on verra que l’espèce à laquelle appartient Alassane Dramane Ouattara nous interdit d’en espérer autre chose que le malheur ; 2) Ensuite il faut comprendre que le combat de Ouattara contre le Peuple Ivoirien est la dernière étape d’un combat démoniaque intérieur entre Alassane Ouattara et lui-même, car l’individu souffre manifestement d’une schizoïdie ancrée dans une enfance reniée ; 3)Enfin, il convient de prendre toute la dimension du sens de la lutte que le Peuple de Côte d’Ivoire doit mener pour se débarrasser de son PGDC (Plus grand diviseur commun) depuis 1989, le sieur Ouattara, surgi comme un cheveu dans la soupe alors même qu’il avait près de 50 ans et était inconnu au bataillon des cadres politiques, et même des citoyens ivoiriens.

Thèse I : Ouattara n’est pas un homme d’Etat, c’est plutôt un homme de tas

Les femmes et hommes d’Etat authentiques songent à exercer le pouvoir pour accomplir une œuvre bonne avec leur peuple, servir leur peuple pour tout dire. Animés par la conscience de l’intérêt général, ils réalisent un progrès social, économique et politique de plus avec le peuple, puis se retirent dignement. Ils viennent, ils vivent et s’en vont avec la même élégance : dans le respect des lois justes et de la volonté souveraine de leurs peuples. Ainsi se comportèrent au cœur de l’Afrique, un Nelson Mandela, une Ellen Johnson-Sirleaf ou un Jerry John Rawlings. Ainsi sera inscrit dans l’histoire du Niger, son Président sortant actuel, Mahamadou Issoufou, qui aura marqué l’opinion par son refus pédagogique de violer la constitution de son pays pour un troisième mandat présidentiel.

L’homme de tas, contrairement à l’homme d’Etat, émerge par la manipulation des foules et la division de la multitude. Il brasse les humains comme le vendeur de friperie brasse ses ballots. Il confond politique et commerce à l’étalage. C’est ce que j’ai opportunément appelé la yougou-yougoulisation de la politique, en reprenant le mot populaire youyougou, que les ouest-africains utilisent pour désigner la friperie. Le mode d’action de l’homme de tas, le « diviser pour mieux régner », fait de lui un faiseur de tas d’humains, qu’il trompe et déshumanise à foison, qu’il prend en otage, qu’il sacrifie, qu’il assassine au besoin, à défaut de les exploiter, les emprisonner ou les exiler.

Les femmes et hommes de tas archaïques songent donc à prendre le pouvoir pour se servir du peuple, pour nourrir leur ego surdimensionné, leurs comptes bancaires interminables, leur progéniture et leurs clans de profiteurs aplaventristes de tous poils. Animés essentiellement par les rêveries surfaites de leur narcissisme maladif, les hommes et femmes de tas sont en fait des voyous d’Etat qui parviennent à la chefferie des Etats.

Tel est incontestablement le cas du sieur Alassane Dramane Ouattara. Au mépris de la loi ivoirienne qui stipule que nul n’a droit à plus de deux mandats, le satrape venu de Sindou a choisi d’utiliser une partie des ivoiriens, mais aussi des tas d’individus collectés dans la pègre de l’immigration sous-régionale pour capturer l’Etat de Côte d’Ivoire. Parce qu’il ne respecte ni son peuple, ni la constitution, ni sa propre dignité et sa propre parole, Alassane Dramane Ouattara n’est pas un homme d’Etat, c’est plutôt un homme de tas.

Thèse II : Ouattara est son propre problème, avant d’être devenu le principal problème des Ivoiriens

A l’origine du cas Ouattara, il y a eu le traumatisme de la dénégation de sa propre enfance. C’est une donnée de base de prime importance, car tout ce qui est par la suite advenu de cet homme de tas en découle. Né d’une famille de paysans et commerçants voltaïques, Alassane Dramane Ouattara qui fait irruption dans la vie publique ivoirienne en 1989 va commencer par renier ses origines voltaïques, ce qui a pour conséquence de biffer d’un trait de gomme maléfique son passé le plus lointain.

Nier son enfance, nier ses origines voltaïques, ce fut pour Ouattara un acte d’automutilation dont les conséquences se voient encore aujourd’hui. Ainsi naquit la haine de soi profonde de Ouattara envers son être propre. En prétendant n’avoir pratiquement rien à voir avec la terre de ses ancêtres à Sindou, Ouattara les a maudits et s’est maudit lui-même par le même acte. Renier ses camarades de jeux d’enfance, renier ses cousinages paternels et maternels les plus anciens, renier ses camarades d’école primaire, de collège, de lycée ; renier son appartenance et sa redevance à la Haute-Volta, voilà ce qui détruisit les fondements de la personnalité de Ouattara, car désormais, il devait aligner tout le restant de sa vie sur un mensonge originel.

S’étant ainsi renié pour accéder à la gloire et au pouvoir en Côte d’Ivoire, Ouattara est porteur de la marque de la division de sa propre personnalité par son propre mensonge. Et c’est cette division intérieure que Ouattara projette autour de lui. Diviser se dit schizein en grec. Le mot phrèn désigne l’esprit, le mental d’un individu, dans la même langue. Celui qui a l’esprit divisé, c’est le schizophrène. Tel est Alassane Dramane Ouattara, ausculté par les sciences de l’esprit. Il aurait certes pu se faire soigner, dès la fin des années 80, quand mûrissait, en complicité avec Dominique Nouvian Folloroux rencontrée par lui en 1985, son projet méphistophélique de capturer l’Etat de Côte d’Ivoire. Mais la psychiatrie n’eut pas hélas l’occasion de sauver la Côte d’Ivoire de la tragédie de ce couple infernal.

Ouattara était donc un cas psychiatrique certain, longtemps même avant que les Ivoiriens ne le rencontrent. Un être en crise d’identité, souffrant de son image de soi, maudissant Dieu et la Nature d’avoir voulu qu’il naisse de parents voltaïques. A quel moment l’individu Ouattara deviendra-t-il cependant le problème de la Côte d’Ivoire ? Lorsque Dominique Nouvian Folloroux, sa véritable coach politique, l’introduisit avec succès dans le cercle proche du Président Félix Houphouët-Boigny.

A compter de 1989, les Ouattara ont opéré dans le corps du peuple ivoirien, l’une des plus astucieuses et cyniques œuvres de division que ce continent ait jamais connues. Devenu premier ministre grâce à l’entregent de son amante, qui se trouvait être une intime courtisane du Président Houphouët, Alassane Dramane Ouattara commence sa carrière de diviseur par l’instauration de la carte de séjour contre les étrangers de Côte d’Ivoire en 1991. Les contrôles de police et autres harcèlements qui s’en suivent vont atteindre, par une confusion calculée par les Ouattara, les populations ivoiriennes du Nord, qui se sentiront stigmatisées dans cette traque des étrangers sans titres de séjour. C’est la politisation de l’idéologie de l’ivoirité qui servira de mécanisme de constitution du bétail politique de Ouattara en Côte d’Ivoire. Profitant d’une discrimination qu’il a pourtant lui-même semée, Ouattara s’autoproclame et est vite reconnu comme un défenseur de la cause des discriminés. Le bourreau Ouattara se déguise et offre ainsi ses services à ses propres victimes. Et voilà lancée la carrière politique du couple Ouattara en Côte d’Ivoire. Une carrière marquée de trahisons successives contre tous les hommes d’Etat ivoiriens, contre toutes les familles politiques ivoiriennes, et finalement, portée au paroxysme de la perversité avec le parjure du 6 août 2020, contre le peuple de Côte d’Ivoire en entier. Ouattara se jour-là, s’autoproclamait en fait président à vie de la République de Côte d’Ivoire. Quelle trajectoire infernale !

Ce sont les Ouattara qui seront à la manœuvre de toutes les grandes déstabilisations de ce pays à compter de 1991. Barbarie contre les étudiants, traque et emprisonnements d’opposants, de 1990 à 1992 ; tentatives de coups d’Etat de 1993, 1999 avec succès, septembre 2000, janvier 2001, septembre 2002 avec la division en deux du territoire ; guerre post-électorale de 2010-2011 ; emprisonnements massifs d’opposants de 2011 à 2020 ; prise en otage de nombreux partis politiques, traque contre les principaux opposants politiques, prise en otage des frères du leader Guillaume Soro pour le forcer à renoncer à sa candidature à l’élection présidentielle, nombreux assassinats politiques de 2011à 2020. Le bilan des divisions fomentées dans ce pays par Alassane Dramane Ouattara est terriblement et diaboliquement éloquent.

Comment ne pas dès lors comprendre que c’est un peuple de Côte d’Ivoire plus que jamais averti qui doit résoudre en cette fin d’année 2020, le problème Ouattara qui est progressivement devenu le problème de la Côte d’Ivoire ?

Thèse III : Combattre et résoudre le problème Ouattara, c’est résoudre le problème central de l’Etat de droit et de la démocratie en Côte d’Ivoire

Alassane Dramane Ouattara s’est accaparé les trois pouvoirs de l’Etat de Côte d’Ivoire. Le combattre, c’est donc une occasion idoine pour que les ivoiriens, une bonne fois pour toutes, fondent la séparation et l’équilibre des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. C’est rendre le pouvoir à la vérité et à la justice dans un pays pris en otage par la mythomanie, la mégalomanie et le sadisme des Ouattara.

Alassane Dramane Ouattara s’est accaparé l’interprétation de la constitution ivoirienne. Le combattre, c’est donc un moyen essentiel pour le peuple ivoirien de protéger irréversiblement sa volonté souveraine contre toutes les prédations ultérieures. Le sens de la loi fondamentale doit devenir l’objet d’une claire conscience collective. Combattre Ouattara, ce sera donc sortir du règne de l’état de nature pour entrer dans celui du droit. La Côte d’Ivoire n’aspire qu’à cette paix juste, que rend impossible le mépris de la vérité et de la justice qui est la marque déposée des Ouattara.

Alassane Dramane Ouattara s’est accaparé les moyens financiers, militaires et infrastructurels de l’Etat. Le combattre, c’est une occasion toute trouvée pour que le peuple ivoirien mette définitivement de l’ordre dans la gestion des biens publics ivoiriens. Comment un Chef d’Etat a-t-il pu légalement se retrouver avec 342 milliards de budget de souveraineté tous les ans dans ce pays ? Voilà une plaie encore béante à soigner, celle de la corruption purulente que le régime Ouattara aura portée à son summum sous nos yeux hagards. Comment un Chef d’Etat a-t-il-réussi à créer une milice à la barbe de la nation ivoirienne et avec les moyens de l’Etat de Côte d’Ivoire ? Voilà un autre domaine pour lequel, le peuple de Côte d’Ivoire devra trancher dans le lard.

Combattre Ouattara, c’est donc rendre le pouvoir au peuple de Côte d’Ivoire. Lui redonner l’initiative constituante de l’Etat de droit et de la démocratie authentiquement vécus comme expériences de justice sociale, économique et politique pensées et partagées par toutes les filles et tous les fils d’une même nation. En réalité, le peuple de Côte d’Ivoire n’a pas le choix : pour lui, vaincre Ouattara c’est survivre et vivre, mais être vaincu par Ouattara, ce sera périr. Oui, seules la Vérité et la Justice, défendues comme piliers de l’ordre social à venir, peuvent guérir la Côte d’Ivoire de l’apocalypse des Ouattara ! Et ce faisant le peuple ivoirien contribuera à l’éveil de l’Afrique contre toutes les satrapies reptiliennes qui l’étranglent, et dont les mots de passe sont les 3èmes mandats présidentiels et les présidences à vie. C’est de cette lucide détermination que l’avenir immédiat et lointain de la grande nation ivoirienne peut se nourrir avec succès.

Franklin Nyamsi Wa Kamerun

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