La Centrafrique adopte le bitcoin comme monnaie légale

5303
Analytics Insight

[ Publié / Modifié il y a

La Centrafrique, deuxième pays le moins développé du monde selon l’ONU, a adopté le bitcoin comme monnaie officielle au côté du franc CFA et légalisé l’usage des cryptomonnaies, a annoncé mercredi la présidence, assurant qu’il s’agit du premier pays à le faire en Afrique. L’Assemblée nationale a voté « à l’unanimité » des députés présents la « loi régissant la cryptomonnaie en République centrafricaine » et le président Faustin Archange Touadéra l’a promulguée, assure dans un communiqué le ministre d’État et Directeur de cabinet de la Présidence, Obed Namsio, ajoutant : la Centrafrique est « le premier pays d’Afrique à adopter le bitcoin comme monnaie de référence ».

RFI

img.28.04.202122b

La République centrafricaine a approuvé le bitcoin comme monnaie légale – c’est le deuxième pays à le faire.

La RCA est l’un des pays les plus pauvres du monde, mais elle est riche en diamants, en or et en uranium.

Elle est en proie à des conflits depuis des décennies et est un proche allié de la Russie, avec des mercenaires du Groupe Wagner qui aident à combattre les forces rebelles.

Les législateurs ont voté à l’unanimité en faveur de l’adoption du bitcoin comme monnaie légale, selon un communiqué de la présidence de la RCA.

Cette décision place la RCA “sur la carte des pays les plus audacieux et les plus visionnaires du monde”, selon le communiqué.

Le Salvador est devenu le premier pays à adopter le bitcoin comme monnaie officielle en septembre 2021 – une décision critiquée par de nombreux économistes, dont le Fonds monétaire international.

La RCA utilise actuellement le franc CFA soutenu par la France comme monnaie, ainsi que la plupart des autres anciennes colonies françaises en Afrique.

Certains voient dans l’adoption du bitcoin une tentative de saper le CFA, dans un contexte de lutte d’influence entre la Russie et la France sur ce pays riche en ressources.

“Le contexte, compte tenu de la corruption systémique et d’un partenaire russe faisant face à des sanctions internationales, encourage effectivement la suspicion”, a déclaré l’analyste français Thierry Vircoulon à l’agence de presse AFP.

Retrouvez l’article sur BBC

PARTAGER