Gabon : Internet coupé et couvre-feu déclaré dans un contexte électoral tendu

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Wikipedia : Ali-Ben Bongo Ondimba

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Ce samedi, au Gabon dirigé par la famille Bongo depuis 55 ans, 850.000 électeurs étaient appelés aux urnes dans le cadre d’un triple scrutin : présidentiel, législatif et municipal.

En 2016, la victoire d’une courte tête d’Ali Bongo (49,80 %) devant Jean Ping (48,23 %) lors d’une Présidentielle à un tour avait précipité le Gabon dans une crise post-électorale. Les violences dans le pays avaient alors fait plusieurs morts.

Sept ans plus tard, le spectre de la division plane sur le Gabon. Face à treize candidats de l’opposition, le président sortant Ali Bongo Ondimba, victime d’un accident vasculaire cérébral en 2018, brigue un troisième mandat consécutif. Investi par la plateforme Alternance 2023, Albert Ondo Ossa, 69 ans, est son principal rival.

L’enjeu du pouvoir a cristallisé les tensions dans les jours ayant précédé le scrutin. Albert Ondo Ossa a même été accusé de vouloir déstabiliser le pays avec l’aide du président français Emmanuel Macron si le verdict des urnes ne lui était pas favorable.

Dans un communiqué, publié samedi soir, le ministre gabonais de la Communication, Rodrigue Mboumba Bissawou, a annoncé l’entrée en vigueur d’un couvre-feu sur toute l’étendue du territoire national et la suspension jusqu’à nouvel ordre de l’accès à Internet afin d’éviter « la propagation d’appels à la violence et de fausses informations ».

Le couvre-feu, a-t-il précisé sur la télévision publique, sera appliqué à compter de ce dimanche 27 août de 19 heures à 6 heures du matin.

APA

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