Employabilité des jeunes diplômés : Un centre inauguré à Abidjan

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Employabilité des jeunes diplômés : L’Agence universitaire de la Francophonie inaugure un centre à Abidjan

L’Université Félix Houphouët-Boigny a désormais un Centre d’employabilité francophone (Cef). En visite de travail en Côte d’Ivoire, des responsables de l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf), agence qui intervient dans de nombreux domaines tels que la formation, la recherche, le numérique, la gouvernance universitaire, l’entrepreneuriat et l’employabilité des étudiants, ont procédé à son inauguration. C’était le lundi 11 octobre 2021, à l’École normale supérieure (Ens) de Cocody. Les responsables de l’Auf ont signé une convention d’hébergement pour sa structure avec l’Ens.

Intervenant devant des étudiants ivoiriens et des responsables des 18 établissements d’enseignement supérieur membres de l’Agence universitaire de la Francophonie en Côte d’Ivoire, Pr Slim Khalous, Recteur de l’Auf, a abordé la problématique du travail des jeunes diplômés.

Selon lui, l’un des problèmes de l’employabilité des jeunes diplômés est l’absence de profil adéquat pour les entrepreneurs. Lesquels ne trouvent souvent pas de bons profils pour leur recrutement.

Pour régler cette difficulté en Côte d’Ivoire, le Recteur de l’Auf et sa délégation ont mis en place ce Centre d’employabilité francophone d’Abidjan. Une structure qui servira à mieux insérer les diplômés sur le marché de l’emploi en Côte d’Ivoire et dans les pays du continent africain.

Ce centre encadrera les jeunes diplômés afin de mieux répondre aux profils demandés. Il sera question de les orienter sur les meilleures techniques de rédactions de curriculum vitae. Comment réussir les entretiens d’embauche ? Ou le processus de recherche des informations pour les emplois, quelles formations complémentaires en plus des diplômes acquis, quels certificats professionnels à avoir ?

Au cours de cette rencontre, Pr Slim Khalous a exposé sur la nouvelle stratégie 2021-2025 de sa structure. Devant ses hôtes, il a fait savoir que pour la nouvelle stratégie, l’Auf qui existe depuis près de 60 ans, plaide pour un rôle plus actif de l’université dans le développement des nations. Se voulant plus explicite, il a indiqué que désormais, il sera question de parler de la Francophonie scientifique qui englobe un concept plus large et intégrateur. Car, dit-il, elle renferme plusieurs aspects de la Francophonie (la recherche, l’éducation, l’économie, la professionnalisation…). Cette conception globale de la formation prend en compte l’apprenant depuis la maternelle jusqu’à l’insertion professionnelle. Alors que la Francophonie « universitaire » est assez réductrice.

En outre, il a relevé que l’approche de la nouvelle stratégie pour la transformation numérique est adaptative et différentielle. Plus question de proposer les mêmes programmes, les mêmes applications partout. « Cela ne marche pas », a-t-il déconseillé. Certes, la transformation numérique est absolument nécessaire pour l’enseignement supérieur, mais « comment mettre cela en place n’est pas standard parce que le niveau de développement économique, d’infrastructures, de formation des formateurs… n’est pas le même d’un pays à un autre », a-t-il insisté.

Au nom du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, Pr Djakalia Ouattara, directeur de cabinet adjoint, a exprimé sa gratitude à la délégation de l’Auf pour l’aide apportée à la Côte d’Ivoire depuis plusieurs années.

Cette rencontre a enregistré la présence de la communauté universitaire, notamment le Pr Adama Coulibaly de l’Université Peleforo Gon Coulibaly de Korhogo et plusieurs responsables de l’Université Félix Houphouët-Boigny.

Mélèdje Tresore
fratmat.info

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