Culture: Deuxième festival du livre et des arts du Denguélé (FESTILAD)

2012
Tidiss Koné, commissaire général du FESTILAD - Crédit: Colbert Kouadjo

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Tidiss Koné, commissaire général du FESTILAD : « Nous voulons rapprocher davantage les écrivains de ceux qui utilisent leurs productions »

Du 26 au 29 mai 2021, se tiendra la deuxième édition du festival du livre et des arts du Denguélé(FESTILAD). Nous avons rencontré l’écrivain-poète Tidiss Koné, commissaire de ce festival pour nous présenter l’événement dont le thème est « Livre, jeunesse et valeurs humaines pour la culture de la paix ».

Qu’est-ce que le Festilad ?

Tidiss Koné : Le Festilad, c’est le Festival du Livre et des Arts du Denguélé, créé en 2019 par l’ONG CILAD (Les Citoyens du Livre et des Arts du Denguélé) qui est une structure éducative culturelle au service de l’humanité. Elle a pour objectifs de sensibiliser à la pratique de la lecture, encourager à la création littéraire, développer l’esprit critique des jeunes à travers la lecture de bons livres, déceler de nouveaux talents littéraires, exposer des productions artistiques, promouvoir le patrimoine culturel du Denguélé… Le festival du livre est la principale activité de l’ONG. Nous l’organisons pour rapprocher davantage les écrivains de ceux qui utilisent leurs productions dans le cadre de leur formation pédagogique et Intellectuelle, amener les enfants eux-mêmes à comprendre la nécessité de s’intéresser aux livres, qui les aident dans leur formation, et qui demeurent un instrument incontournable dans leur cursus scolaire, universitaire et qui soignent leur quotidien. Aussi, voulons-nous vendre à travers ce festival du livre, des rêves à ces jeunes gens qui ont pour modèles les hommes de lettres, dont les écrits les influencent positivement. Enfin, ce festival est une opportunité pour nous de faire la promotion des ressources culturelles et artistiques du Denguélé afin que les acteurs de ces domaines d’activités comprennent qu’ils sont importants dans notre société, et que les travaux qu’ils font ne sont pas à négliger mais méritent d’être encouragés, soutenus, valorisés et vendus où besoin peut se faire sentir… Pour nous, l’art doit faire vivre aisément l’artiste.

Tidiss KONE, après avoir été lauréat du prix « Meilleur jeune écrivain » dans les « African Talents Awards de 2018 », tu crées avec l’ONG-CILAD un festival dans le Denguélé. Que vises-tu personnellement à travers ce festival du livre ?

Vous savez, écrire pour moi, c’est avoir de quoi dire à la masse. C’est aussi faire rire les cœurs meurtris, la jeunesse, le futur et l’espoir de toute société humaine soucieuse et désireuse de se développer. J’écris pour donner de l’espoir. J’écris pour vivre et faire vivre les autres, le livre est l’outil essentiel pour comprendre ce monde en pleine mutation. Je réveille et éveille les consciences. Je me sens bien dans la culture et dans la promotion des vertus du livre. La satisfaction morale, la paix du cœur, le bonheur de savoir qu’on me lit ici et là, et qu’au-delà du simple fait de me lire, mes textes attisent des champions qui dorment en nos jeunes sœurs et frères. Je m’inspire de faits réels, la souffrance des miens. De toutes les localités du pays et de l’Afrique et surtout de mes expériences personnelles. Je suis contre l’individualisme et l’oisiveté. C’est à juste titre que je prône l’optimisme dans le travail. Je suis du groupe des auteurs réalistes : le réalisme. Voilà pourquoi à travers ce festival j’invite la jeunesse à la lecture, à la création littéraire. La lecture développe l’esprit critique sur l’importance de l’harmonie en société. Le Festilad est pour moi une occasion d’occuper sainement les élèves des lycées et collèges, des Centres de formations Professionnelles et des étudiants des grandes Écoles, dans le seul but de changer positivement les mentalités.

Quelle est la particularité de Festilad 2

Cette année, nous avons associé les cadres et élus du district du Denguélé à recevoir des hommes et femmes de culture qui viendront de toutes les régions de la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, nous demandons à tous les cadres et fils de la région de s’en approprier les objectifs, de nous aider à faire en sorte que notre région compte parmi les villes culturelles et touristiques en Côte d’Ivoire. A partir de cette année, nous comptons l’organiser, dans la mesure du possible chaque année.

Concrètement qu’est-ce que les visiteurs pourront découvrir pendant le festilad ?

Beaucoup de surprises. Mais concrètement, le programme prévoit des cafés littéraires, des conférences avec des thèmes comme « traditions et religions, facteur de tolérance », « livre, vecteur de connaissance », « le conte et sa valeur dans la société », « l’art et le livre, contribution au tourisme ». Il y aura aussi des dédicaces des auteurs bien connus, du sport, des visites touristiques, une nuit de conte, des concerts, des visites touristiques, l’inauguration de la bibliothèque Docteur Kouamé Kouadio David… Nous invitons donc toute la population ivoirienne à ce festival du livre. Même les Ivoiriens de la diaspora sont invités pour découvrir les richesses touristiques du Denguélé.

Tidiss Koné, tu es écrivain passionné dans la vulgarisation des arts et de la culture. Tu agis aussi dans le social à Odiénné…

Oui… J’agis plus dans le social, par exemple payer la scolarité de certains élèves, offrir des livres à des élèves, réaliser des merveilles avec de maigres moyens, comme au lycée Moderne1 d’Odienné où deux salles de classe portent mon nom avec le slogan « Préservons nos acquis ! ». C’est là notre mission. L’ONG-CILAD repose sur des objectifs précieux comme sensibiliser, mobiliser et épanouir les jeunes autour de sujets dans lesquels l’importance de la Paix, de l’amour, de l’entente et de la cohésion Sociale, susciter des comportements citoyens, lutter contre la pauvreté. Je vous rappelle que le thème du festival est :« Livre, jeunesse et valeurs humaines pour la culture de la paix ».

Ton appel
Beaucoup pense que financer dans les projets culturels sont comme se mettre à la fenêtre et jeter des billets de banque dehors. J’invite, les jeunes de ma génération à m’accompagner dans cette belle et grande aventure comme en 2019 avec la participation de grands écrivains comme Urbain AMOA, Aïssatou Bassa TOURE, ALEXIS et plusieurs jeunes écrivains. Tout le monde est convié à ce festival. Je voudrais m’adresser particulièrement aux Ivoiriens de la diaspora. Je les invite à ce festival pour découvrir les immenses richesses touristique du Denguélé.

CK

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