Affaire Guillaume Soro : Déclaration de la Fidhop et de Graddh-Afrique par Dr Boga Sako Gervais

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Fidhop, Graddh-Afrique

DECLARATION FIDHOP ET GRADDH-AFRIQUE :
Dossiers du Coup d’Etat manqué de Septembre 2002 et de l’élection présidentielle de 2010.

Le lundi 23 décembre 2019, à l’issue de son retour avorté à Abidjan où son avion n’a pu atterrir, pour des raisons diversement interprétées entre lui et les autorités ivoiriennes, l’ex-président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et ex-chef de la rébellion ivoirienne Guillaume SORO Kigbafori s’est vu adresser officiellement, par le Procureur de la République près le Tribunal d’Abidjan-Plateau, Richard ADOU, un mandat d’arrêt international pour, selon le procureur, « présomption grave de tentative d’atteinte contre l’autorité de l’Etat et l’intégrité du territoire national » ; et pour, ajoute-t-il, « recel de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux ».
Le mercredi 25 décembre, en réponse aux chefs d’accusation retenus contre lui, M. SORO fera un aveu de taille, par la voix de Me Affoussiata BAMBA Lamine, ex-porte-parole de la rébellion des Forces Nouvelles :
« M. Guillaume Kigbafori SORO tient à rassurer les Ivoiriens qu’il reconnait une seule déstabilisation, celle du 19 septembre 2002, pour le compte de l’actuel Président de la République M. Alassane Dramane OUATTARA. Ce pourquoi d’ailleurs, il continue à demander pardon au peuple souverain de Côte d’Ivoire. »

Malgré l’extrême gravité des révélations faites de part et d’autre, notamment l’aveu crucial de M. Guillaume SORO mettant directement en cause l’actuel Chef de l’Etat ivoirien, le Procureur de M. Alassane OUATTARA ne semble guère intéressé par la recherche des auteurs des crimes graves ayant endeuillé toute la Nation ivoirienne, depuis 2002 et surtout dans la crise postélectorale de 2010-2011. Non !
Ce qui préoccupe M. Richard ADOU – et le monde entier l’aura bien compris, car nul n’est dupe –, c’est plutôt comment éliminer politiquement le candidat déclaré à l’élection présidentielle d’octobre 2020 qu’est M. Guillaume SORO Kigbafori ; dans le but de faciliter la confiscation du pouvoir d’Etat par le RHDP et de son président OUATTARA en 2020. SINON, au regard de ses statuts de Député, représentant du peuple ; d’ancien Ministre ; d’ancien Premier Ministre ; et d’ancien Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, tout Procureur digne de ce nom devrait savoir que le Peuple souverain a introduit dans la Constitution des dispositions précises pour protéger ses élus et les personnalités assumant les plus hautes fonctions étatiques ou gouvernementales.
OR, alors que l’actuelle Constitution ivoirienne le prescrit, en ses Articles 28 et 29, au cas où il y aurait flagrant délit, le ‘’tout-puissant’’ ADOU Richard, parce que nommé simplement et ordonné par M. Alassane OUATTARA, n’a pas besoin qu’on lève l’immunité parlementaire des Députés pour les arrêter ; il n’a point besoin de l’autorisation spéciale de l’Assemblée Nationale, ni de l’autorisation préalable de la Cour suprême, ni de la Haute cour de justice pour poursuivre un ancien membre du gouvernement, sur des faits commis pendant que ce dernier exerçait ses fonctions de Premier Ministre. Quelle méconnaissance du droit !
Comment peut-on, aussi grossièrement, invoquer le flagrant délit, pour des armes que tous nous savons qu’elles sont encore détenues par des centaines d’ex-rebelles depuis l’époque de la rébellion de 2002 ? Comment peut-on parler de flagrant délit pour un soi-disant détournement commis en 2007 ? Enfin, comment peut-on lancer un mandat d’arrêt international pour un simple projet ou une tentative de coup d’Etat, alors que l’Article 27 du Code pénal prévoit même les actes qui préparent une infraction ne sont pas punissables, à moins de constituer eux-mêmes une infraction.
Franchement, sous ce régime-Ouattara et avec M. Alassane OUATTARA comme Chef de l’Etat, la Justice ivoirienne fait parfois honte !

POUR NOUS AUTRES MILITANTS DES DROITS DE L’HOMME, épris de justice et de paix, devant cette défaillance de la Justice ivoirienne, qui se laisse instrumentaliser, plutôt que de s’auto-saisir pour rendre justice aux populations de Côte d’Ivoire, puisque tous les secrets des pires et vrais criminels du pays se déversent aujourd’hui sur les réseaux sociaux, Nous pensons qu’il faut maintenant agir, afin qu’éclate toute la vérité sur les massacres commis en Côte d’Ivoire de 2002 à ce jour, par le régime-Ouattara. Le moment est donc venu pour que justice se fasse !
Aussi, les deux structures fondées par Dr BOGA Sako Gervais, à savoir : la FIDHOP (la Fondation Ivoirienne pour les Droits de l’Homme et la vie politique), à travers sa représentation FIDHOP-FRANCE, qui a été déclarée en France, à la préfecture de Paris 15ème ; et GRADDH-AFRIQUE (le Groupe de Réflexion et d’Action pour la Démocratie et les Droits de l’Homme en Afrique), qui a été légalisée aux Etats-Unis d’Amérique, en date du 23 juillet 2019, dans l’Etat de Delaware, ces deux ONG ont-elles donc arrêté les actions suivantes.
1/ UNE REQUETE de la FIDHOP et de GRADDH-AFRIQUE va être urgemment préparée, sous la conduite d’un pool d’avocats ivoiriens, européens et américains. Cette requête portera sur les deux objets suivants :
– D’une part, contre M. Alassane OUATTARA, qui vient d’être clairement désigné commanditaire du coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002, qui s’est mué en une rébellion armée, laquelle a commis plusieurs crimes contre l’humanité et des violations très graves des Droits de l’Homme.
– D’autre part, pour connaître enfin la vérité sur le second tour du scrutin présidentiel de 2010, pour dire qui a finalement remporté cette élection et pour situer les Ivoiriens sur les vrais auteurs des massacres commis dans la crise postélectorale, notamment à l’Ouest de la Côte d’Ivoire ; puisque les principaux mis en cause par la Communauté internationale, que sont : le Président Laurent GBAGBO et le Ministre Charles BLE GOUDE, ainsi que la Première Dame Simone EHIVET-GBAGBO ont été acquittés ; les premiers par la Cour Pénale Internationale et la dernière par la justice ivoirienne.
2/ La FIDHOP-FRANCE et GRADDH-AFRIQUE se constitueront parties civiles dans ce dossier et déposeront séparément deux plaintes, dans les plus brefs délais : l’une à New York, devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies ; l’autre à Strasbourg, à la Commission Européenne des Droits de l’Homme (CEDH).
Le choix de ces deux juridictions, américaine et européenne, s’expliquant par le fait que la CPI et la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuple sont déjà assez impliquées dans le dossier ivoirien, en affichant parfois des partis pris déconcertants.
3/ L’objectif clairement affiché par la FIDHOP et GRADDH-AFRIQUE en menant cette action est la manifestation de la vérité, au sujet des crimes commis ou commandités par M. Alassane OUATTARA à travers les ex-rebelles ivoiriens et les FRCI. Toutes choses qui, si elles étaient démontrées, devraient disqualifier M. OUATTARA quant à diriger un Etat.
A CET EFFET, pour donner toutes les chances à ces deux requêtes de la FIDHOP-FRANCE et de GRADDH-AFRIQUE d’aboutir, nous lançons un appel à toutes celles et à tous ceux qui peuvent apporter un soutien quelconque à cette action :
– Soit en termes d’éléments de preuves supplémentaires pouvant étayer les déclarations de M. Guillaume SORO Kigbafori ;
– Soit en termes de moyens matériels ou financiers, tels que des billets d’avions ou des bons d’hébergement, à Paris, à Strasbourg, à New York ou à Washington, etc.
ENFIN, pour toutes celles et tous ceux qui voudraient nous apporter quelque contribution que ce soit, ils ou elles peuvent contacter :
– M. Laurent ADJEHI, au +1 202 4364181 ;
– M. Mathias NEHAN, au +33 7 72 32 54 18 ;
– Dr BOGA S. Gervais, au +39 3203825396.
BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2020 A TOUTES ET A TOUS !

Fait à ROME, Italie, le 27 Décembre 2019
Pour la FIDHOP et GRADDH-AFRIQUE,
LE PRESIDENT-FONDATEUR :

Dr BOGA Sako Gervais
Enseignant-Chercheur à l’Université de CI
Ecrivain-Essayiste
Exilé politique depuis la crise de 2010-2011

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