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Interrogé par le journal Yoor Yoor, le politologue Mamadou Wane Mao qualifie l’élection d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale, survenue en mai 2026 peu après son départ de la Primature, de virage hautement symbolique. Il dresse un parallèle saisissant entre la radiation du leader de Pastef de la Fonction publique en 2016 et son ascension fulgurante, portée selon lui par une exigence citoyenne de probité et de rupture. Loin des craintes d’un blocage des institutions, le premier discours du nouveau président du Parlement a, à ses yeux, envoyé des signaux de maturité républicaine. D’après l’analyste, Ousmane Sonko a su dissiper les craintes d’une confrontation systématique ou d’une volonté « d’organiser des vendettas », réaffirmant que la nouvelle majorité parlementaire « met l’intérêt supérieur du Sénégal au-dessus de tout ».
Au-delà de cette posture d’apaisement institutionnel, cette allocution inaugurale – que le politologue invite à vulgariser massivement dans toutes les langues nationales car il s’agit, selon lui, « d’un discours de vérité, de dignité » – pose également des jalons idéologiques clairs. Le successeur de El Malick Ndiaye a notamment tracé des lignes rouges face aux exigences des bailleurs de fonds internationaux. En s’opposant fermement à une restructuration de la dette assimilée à « une capitulation face au FMI », à une hausse des prix des denrées de première nécessité ou encore au retrait des subventions sur l’eau et l’électricité, Ousmane Sonko dit « non au réajustement structurel »….
Auteur: Senewebnews-RP
Publié le: Mercredi 27 Mai 2026
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