Venezuela: la tension monte après le déploiement de groupes paramilitaires dans les rues

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Depuis les attaques américaines dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier et l’enlèvement de Nicolas Maduro, la tension monte au Venezuela, notamment en raison du déploiment de groupes paramilitaires pro-régime dans les rues de Caracas. Car l’état d’urgence est désormais en vigueur, permettant notamment l’arrestation de tout manifestant célébrant l’opération de Washington. Ayant plaidé non coupable devant un tribunal de New York lundi 5 janvier, le président déchu Nicolas Maduro et son épouse sont toujours détenus aux États-Unis.

Ce qu’il faut retenir :

►Au Venezuela, l’état d’urgence (officiellement appelé « état de troubles extérieurs ») est en vigueur, et des groupes paramilitaires se sont déployés dans les rues de Caracas pour maintenir l’ordre. Selon cette législation, toute opinion favorable à l’opération américaine peut valoir arrestation. La loi avait été votée en septembre par le président déchu Nicolas Maduro.

► Trois jours après son enlèvement, Nicolas Maduro a plaidé non coupable devant un tribunal de New York lundi 5 janvier. Il restera en détention jusqu’à la prochaine audience programmée le 17 mars. Le parquet vénézuélien a de son côté demandé à la justice américaine de « reconnaître » son incompétence pour juger Nicolas Maduro.

► Sommée de se conformer aux volontés de Washington, Delcy Rodriguez, a été officiellement investie présidente par intérim du Venezuela par l’Assemblée nationale lundi 5 janvier. Elle a affiché sa volonté de coopérer avec Washington.

► La cheffe de l’opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix Maria Corina Machado a affirmé lundi 5 janvier prévoir de revenir « le plus vite possible » dans son pays.

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6h27 : Maria Gonzalez, vénézuélienne exilée aux États-Unis salue l’opération américaine au Venezuela

Nicolas Maduro a passé une nouvelle nuit en détention dans une prison du quartier de Brooklyn, à New York. Malgré les questions sur la légalité de cette intervention, la communauté vénézuélienne exilée aux États-Unis salue dans son immense majorité la décision de Donald Trump, comme cette ancienne militante anti-chaviste que Vincent Souriau, notre correspondant aux États-Unis, a rencontré à Washington.

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