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À Zouan-Hounien, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, l’aménagement de bas-fonds en rizières contrôlées contribue à réduire les habitats des moustiques vecteurs du paludisme tout en relançant la production agricole locale. Cette approche intégrée, déployée ces dernières années, associe agriculture, gestion de l’eau et santé publique pour améliorer durablement le cadre de vie des populations rurales.
Aménagement agricole et santé publique : un levier contre le paludisme en Côte d’Ivoire
Dans le département de Zouan-Hounien (région du Tonkpi), des bas-fonds longtemps marécageux et insalubres ont été assainis et transformés en périmètres rizicoles aménagés. L’objectif : contrôler l’eau par drainage et nivellement afin de supprimer les zones stagnantes où prolifèrent les larves d’Anopheles, moustique vecteur du paludisme.
Ce type d’aménagement hydro-agricole est reconnu par les autorités sanitaires et agricoles comme une mesure complémentaire de lutte anti-vectorielle. La gestion maîtrisée des eaux agricoles réduit les gîtes larvaires tout en améliorant la productivité des terres dégradées, selon plusieurs programmes de développement rural en Afrique de l’Ouest.
Des bénéfices multiples pour les populations rurales de Zouan-Hounien
Au-delà de l’impact sanitaire, la réhabilitation des bas-fonds relance la riziculture locale. Les exploitants bénéficient de parcelles assainies, plus productives et accessibles toute l’année. Cette dynamique agricole renforce les revenus ruraux et valorise des terres auparavant improductives.
Les communautés locales observent également un environnement plus sain : recul des zones insalubres, meilleure gestion de l’eau et diminution perçue des nuisances liées aux moustiques. Ces effets s’inscrivent dans la stratégie nationale ivoirienne de lutte contre le paludisme, fondée sur une approche multidimensionnelle combinant aménagement du territoire, moustiquaires imprégnées, pulvérisation intra-domiciliaire et accès aux traitements.
Une approche intégrée à renforcer face au paludisme
Dans un pays où le paludisme demeure la première cause de consultation et d’hospitalisation, l’exemple de Zouan-Hounien illustre le potentiel des politiques agricoles comme outils de santé publique. La généralisation des aménagements de bas-fonds contrôlés pourrait ainsi contribuer à réduire durablement la transmission du paludisme tout en soutenant la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire.
F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info
























