Ce que Ahoua Don Mello et ses proches ont dit au Conseil de discipline du PPA-CI

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Convoqués pour leur participation à la présidentielle 2025 :Ce que Ahoua Don Mello et ses proches ont dit au Conseil de discipline du PPA-CI hier

Ahoua Don Mello, candidat malheureux à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, et quatorze militants du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire ( PPA-CI) qui l’avaient accompagné dans sa campagne, ont été convoqués et entendus le mercredi 8 avril 2026 par le Conseil de discipline du PPA-CI.

Cette audition fait suite à une plainte de Sébastien Dano Djédjé, président exécutif du PPA-CI, qui a demandé qu’ils soient entendus sur leur participation au scrutin, alors que le parti avait désigné Laurent Gbagbo comme seul et unique candidat.

Dans un communiqué publié, signé par le groupe de convoqués et dont nous avons reçu copie, ils ont rapporté les échanges.

Selon le communiqué, Ahoua Don Mello et ses proches sont accusés d’avoir désobéi aux résolutions de deux instances : le Comité Central du 9 mars 2024 et la Convention du 10 mai 2024.

Devant le Conseil de discipline, Ahoua Don Mello et ses proches, interrogés séparément, ont indiqué que la décision de participer à l’élection présidentielle de 2025 avait été prise « en toute responsabilité et sans regret ». Cette position, prise après le rejet de la candidature du “camarade Laurent Gbagbo” pour absence sur la liste électorale définitive, visait à « préserver la présence du PPA-CI dans le jeu politique, à éviter une marginalisation et à prévenir des conséquences humaines dramatiques »

Le communiqué indique également que les proches d’Ahoua Don Mello ont fait remarquer qu’aucune orientation officielle n’ayant été donnée ni au constat de l’absence du président Laurent Gbagbo sur la liste électorale définitive, ni après l’invalidation de sa candidature, leur choix de soutenir une candidature alternative au sein du parti, comme celle d’Ahoua Don Mello, s’inscrit dans une démarche responsable, logique et politiquement cohérente.

Ils ont estimé que, dans ces conditions, il ne peut leur être reproché d’avoir comblé un vide stratégique créé par l’inaction des instances dirigeantes du parti.

Ils ont rappelé que le risque d’exclusion de la candidature de Laurent Gbagbo était perceptible dès la publication de la liste électorale provisoire. À cette période, ils avaient invité la direction du parti à ouvrir le débat sur la conduite à tenir. Une requête qui était restée sans suite.

Ils ont aussi relevé qu’ils n’ont « en aucun cas, de par leur posture de participer à l’élection présidentielle de 2025, légitimé le quatrième mandat de Monsieur Alassane Ouattara ». Car si le dossier de candidature du président Laurent Gbagbo avait été validé, le PPA-CI aurait concouru contre Alassane Ouattara, avec le même découpage électoral et la même Commission électorale indépendante (CEI), sans que cela ne s’apparente à une légitimation de ce mandat d’Alassane Ouattara.

À la fin des auditions, un mémo a été transmis au Conseil de discipline. Ce mémo retrace toutes les observations détaillées sur les résolutions du Comité Central du 9 mars 2024 et de la Convention du 10 mai 2024, fait savoir le communiqué.

Jean-Hubert Koffo
L’Intelligent d’Abidjan

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