Le samedi 4 juillet 2026, des combats ont éclaté à Anefis, Gao, Aguelhok, Sévaré et à la prison de Kéniéroba, dans le nord, le centre et le sud du Mali. Deux mois après l’offensive du 25 avril, le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) démontrent à nouveau la fragilité du régime militaire de Bamako et de son partenaire russe, l’Africa Corps.
Une junte qui communique plus vite qu’elle ne combat
L’état-major malien a d’abord évoqué de simples « tentatives d’attaques », rapidement « vigoureusement repoussées ». Pourtant, selon des sources locales, les rebelles contrôlaient bel et bien Anefis en fin de journée, avec des militaires maliens et russes retranchés dans leur camp et de nombreux prisonniers faits par le FLA. Deux mois après un scénario similaire, la communication de crise semble rester le principal réflexe des autorités de transition, davantage que la reconquête effective du terrain.
Africa Corps, un allié toujours à la traîne
L’Africa Corps, présenté comme le garant sécuritaire du régime malien depuis le départ des forces occidentales, brille surtout par sa lenteur. À Anefis, ses combattants s’étaient déjà repliés sans combat fin avril. Deux mois plus tard, ils peinent encore à réagir face à une offensive pourtant annoncée. Un chercheur du Timbuktu Institute, à Dakar, estime que ces assauts rebelles visent précisément à « affaiblir et isoler » un pouvoir dont les alliés extérieurs et la junte peinent à démontrer leur utilité sur le terrain.
Une junte qui peine à convaincre
Depuis les coups d’État de 2020 et 2021, les militaires au pouvoir avaient promis de restaurer la sécurité. Cinq ans plus tard, Kidal, Aguelhok et Tessalit sont tombés aux mains des rebelles, et Anefis semble suivre le même chemin. Le prix payé par la population malienne, en vies et en ressources, contraste avec des résultats toujours aussi limités.
Combien de temps la junte malienne pourra-t-elle encore présenter Africa Corps comme un rempart, quand le terrain raconte une autre histoire ?
F. Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info













