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Réforme électorale en Côte d’Ivoire: Laurent Gbagbo défend l’absence du PPA-CI
et interpelle le gouvernement sur le dialogue politique
Dans un contexte marqué par les discussions autour de la réforme du système électoral, le président du PPA-CI, Laurent Gbagbo, a profité d’une conférence de presse pour expliquer l’absence de son parti à la rencontre politique du 22 juin et réaffirmer sa disponibilité au dialogue avec le gouvernement. Une sortie qui relance le débat sur les conditions d’un échange constructif entre pouvoir et opposition à l’approche des prochaines échéances électorales.
À l’occasion d’une conférence de presse tenue le jeudi 2 juillet 2026 à son cabinet de Cocody, le président du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Laurent Gbagbo, a tenu à éclairer l’opinion sur la position de son parti, notamment en ce qui concerne son absence à la rencontre initiée le 22 juin par le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, avec les principales formations politiques.

Au cours de cette rencontre avec les médias, qui a duré plus de deux heures, l’ancien chef de l’État a abordé plusieurs questions liées aux enjeux politiques, sociaux et économiques du pays. Revenant sur la question du dialogue avec le gouvernement, il a insisté sur la nécessité d’un cadre clair pour des échanges constructifs.
« Je n’ai pas de ligne rouge à ne pas franchir dans un dialogue avec le pouvoir », a-t-il déclaré, soulignant que son parti reste disposé à discuter dès lors que les objectifs et les modalités sont clairement définis.
Laurent Gbagbo a également expliqué que le PPA-CI n’avait pas pris part à la rencontre du 22 juin faute d’informations précises sur son contenu. Selon lui, une demande d’éclaircissement avait été adressée au gouvernement dès réception de l’invitation, sans réponse à ce jour.
« Nous avons répondu le même jour afin de connaître les raisons de cette rencontre ou son ordre du jour. Malheureusement, nous n’avons reçu aucune réponse jusqu’à ce jour », a-t-il précisé.
Ce n’est que par la suite que son parti a appris que les discussions portaient essentiellement sur la réforme électorale, notamment la mise en place de nouveaux organes appelés à gérer le processus électoral après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) en mai 2026.
« C’est plus tard que nous avons appris que les discussions ont porté sur la réforme électorale. Le moment venu, nous donnerons notre avis et les Ivoiriens en seront informés », a-t-il ajouté.
Pour l’ancien président, cette absence ne doit donc pas être interprétée comme un refus de dialogue, mais plutôt comme une exigence de transparence et de clarté dans les échanges politiques.
Il a par ailleurs estimé que certaines critiques adressées à son parti traduisent une mauvaise compréhension de sa démarche et des réalités vécues par les populations ivoiriennes.
« L’incompréhension de nos prises de position par certains responsables politiques est le fruit de leur méconnaissance des réalités des populations ivoiriennes », a-t-il soutenu.
Un dialogue politique sous conditions
Cette prise de parole intervient dans un contexte où la réforme du système électoral demeure au cœur des préoccupations politiques. Si le gouvernement affiche sa volonté de moderniser la gouvernance électorale, plusieurs acteurs de l’opposition appellent à un dialogue inclusif, transparent et fondé sur un consensus.
À travers ses déclarations, Laurent Gbagbo réaffirme ainsi sa disponibilité à participer aux discussions, tout en rappelant que la réussite du dialogue politique dépend de la clarté des informations, du respect des acteurs et de la définition d’un cadre partagé.
Les prochaines réactions des partis politiques et les initiatives du gouvernement seront déterminantes pour évaluer la capacité des différents acteurs à parvenir à un accord autour d’une réforme électorale cruciale pour l’avenir démocratique de la Côte d’Ivoire.
La rédaction












