Paris demande la libération “sans délai” du chercheur Roland Marchal, arrêté en Iran

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Il avait été arrêté en juin dernier avec sa collègue Fariba Adelkhah, mais contrairement à elle, sa détention n’avait pas été révélée par les autorités françaises.
Paris a exigé, ce mercredi, que soit mis fin “sans délai” à “cette situation inacceptable”, exigeant la libération du chercheur français Roland Marchal. Les autorités ont confirmé, ce même jour, son arrestation en Iran en juin dernier avec sa collègue franco-iranienne Fariba Adelkhah.

“Nous souhaitons que les autorités iraniennes se montrent transparentes dans ce dossier, et agissent sans délai pour mettre fin à cette situation inacceptable”, a écrit dans un communiqué le ministère français des Affaires étrangères, assurant être “pleinement mobilisé” pour la libération des deux chercheurs.

Confirmant que le chercheur est “actuellement détenu par les autorités iraniennes”, le ministère assure que, “comme pour Mme Fariba Adelkhah, dès que nous avons été informés de sa situation, nous nous sommes mobilisés pour obtenir sa libération”. “Nous avons eu l’occasion d’exprimer notre ferme condamnation”, ajoute le ministère, qui précise que la protection consulaire a pu être exercée et que le consul de France à Téhéran a pu rendre visite au chercheur “à plusieurs reprises”. “Il bénéficie de l’assistance d’un avocat”, selon le communiqué.

“Une discrétion préférable” aux yeux des autorités françaises

Le Fonds d’analyse des sociétés politiques (Fasopo), auquel appartiennent les deux chercheurs de l’université parisienne Sciences Po, avait plus tôt dans la journée annoncé dans une lettre ouverte qu’il avait accepté, à la demande des autorités françaises, de garder le silence sur cette arrestation, jusqu’à ce qu’elle soit révélée mardi soir par le quotidien français Le Figaro.

“Cette discrétion semblait préférable aux autorités françaises qui s’étaient immédiatement engagées, au plus haut niveau, pour obtenir la libération de nos collègues dès que nous avions signalé leur disparition, le 25 juin, mais souhaitaient éviter toute surenchère nationaliste à Téhéran”, a ajouté l’association. “Elle nous le semblait aussi au vu des expériences des collègues étrangers s’étant retrouvés dans la même situation, qui signalaient combien la mobilisation médiatique ‘occidentale’ avait été soit inutile soit pire, contre-productive”, a poursuivi le Fasapo dans sa lettre ouverte.

Lexpress.fr avec AFP

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