Retour des gbagboïstes au pouvoir en 2020 : Des leaders de EDS se concertent à Paris

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Des leaders de la plateforme gbagboïste Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), ont tenu dimanche à Paris une importante séance de travail pour plancher sur l’avenir de la Côte d’Ivoire, a constaté un journaliste d’Ivoirebusiness.

En provenance de Zurich pour Christian Vabé président du RPCI-AC, des Etats unis pour Dr Boga Sako Gervais président de la FIDHOP-Gradhh Afrique, et d’Abidjan pour Pascal Logbo président du NPR, ces trois leaders membres de la plateforme EDS présidée par le Pr Georges-Armand Ouegnin, se sont réunis pour plancher sur l’actualité politique en Afrique et dans le monde, et particulièrement en Côte d’Ivoire et à la cour pénale internationale, où le référent politique de EDS le Président Laurent Gbagbo, est en liberté sous conditions à Bruxelles dans la capitale du Royaume de Belgique.

La question de l’ouverture des poursuites judiciaires contre le camp Ouattara après l’acquittement du Président Laurent Gbagbo a été abordée avec insistance, a-t-on appris.

En effet pour ces leaders, dès lors que Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ont été acquittés et blanchis par la CPI, il convient que la procureure en chef de la CPI, Fatou Bensouda, ouvre ses enquêtes contre le camp Ouattara afin que les coupables des crimes commis en Côte d’Ivoire durant la crise postélectorale de 2010-2011 soient arrêtés et poursuivis.

La question du retour des gbagboïstes du FPI/EDS au pouvoir en 2020 avec leurs nouveaux alliés de la plateforme du Président Bédié PDCI/CDRP a également été au cœur de leurs échanges.
Et ce retour passe nécessairement par des actions de rue d’envergure pour obliger le pouvoir à organiser des élections transparentes en 2020, avec à la clé la mise sur pied d’une commission électorale indépendante (CEI) obéissant aux normes internationales, et non une CEI réformée à minima et aux ordres.

Il a aussi été question d’ empêcher une nouvelle révision de la constitution pour éliminer des candidats, et un troisième mandat du Président Alassane Ouattara, car la constitution ne l’autorise que deux mandats.
Sur ce point, l’opposition ivoirienne vient d’avoir un soutien de taille avec le sommet des anciens chefs d’Etats africains qui s’est tenu du 03 au 05 octobre dernier à Niamey au Niger, où ils se sont prononcés contre un troisième mandat des chefs d’Etats sur le continent africain.

C’est d’ailleurs le sens de la déclaration du Président du RPCI-AC, Christian Vabé, qui a félicité le Président Mahamadou Issoufou hôte du sommet, et tous les anciens chefs d’Etats africains présents, pour leur position claire et sans équivoque contre un troisième mandat en Afrique.

La rencontre de ces trois leaders de EDS s’est terminée autour d’un pot et dans une ambiance conviviable.

Nous y reviendrons.

Mireille (Mimi) Kouamé
ivoirebusiness.net

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