Rock en Seine 2019: Jorja Smith ensorcelle le domaine de Saint-Cloud

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NOUS Y ÉTIONS – La chanteuse anglaise a hypnotisé la Grande scène du festival samedi 24 août. Avec sa voix de velours, celle que l’on dit héritière d’Amy Winehouse n’a laissé personne indifférent.

Samedi soir, Jorja Smith a succédé à la chanteuse Mahalia à une heure d’intervalle. Les deux femmes ont quelques points communs: elles sont toutes les deux la «relève de la soul britannique» et ont participé à la chaîne YouTube Colors, qui a pour objectif de dénicher de nouveaux talents. Les chemins des jeunes interprètes se sont croisés au festival parisien Rock en Seine, qui s’est déroulé du 23 au 25 août au domaine national de Saint-Cloud.

La notoriété de Jorja Smith, 22 ans, n’est plus à faire. Son nom est en haut de l’affiche du festival. La Grande scène lui était réservée à partir de 20h45 pour une heure de show en exclusivité. Une foule s’est rapidement amassée devant l’estrade. La chanteuse est apparue sous les cris stridents de ses fans. Dans sa petite robe blanche à paillettes, elle a déjà conquis une partie de l’audience.

Devant son micro sur pied, la jeune femme entonne «Don’t watch me cry». Le public est subjugué. Tous écoutent religieusement Jorja Smith. Sa voix de velours ne laisse personne indifférent. Elle enchaîne avec «Teenage fantasy». La chanteuse se déplace sur la scène et se laisse aller à quelques danses suaves avant d’interpréter «Where did i go». Un playback est rapidement repéré, notamment sur les refrains, mais le public n’a pas l’air de lui en tenir rigueur.

«C’est un peu un mélange entre Rihanna et Amy Winehouse», peut-on entendre dans la foule. Effectivement, le refrain aux airs reggae de «Own your own» rappelle ceux des titres de Rihanna. Jorja Smith a des origines jamaïcaines qui se font ressentir dans certaines de ses chansons.

«Merci à vous, à chaque fois que je viens en France je reçois beaucoup d’amour.» La jeune femme enchaîne les titres et ne s’attarde pas dans des discours alambiqués. La compositrice a un accent très prononcé qui la rend difficilement compréhensible par beaucoup de ses spectateurs. «Je vais avoir besoin de votre aide, je chante une phrase et vous la répétez», demande-t-elle au public, qui suit difficilement le refrain de «Lost and Found». Une chanson issue de son premier album du même nom, sorti en 2018.

Jorja Smith interprète ensuite «Beyond this», son nouveau titre, beaucoup plus dansant. «Merci de l’avoir tant partagé.» Les premières notes de «Blue lights» retentissent. L’une des chansons les plus connues de Jorja Smith. Près de 38 millions de vues sur YouTube. La Grande scène se couvre de lumières bleues. De nombreux fans reprennent en chœur le refrain de ce titre qui dénonce les violences policières.

Après un bref aparté consacré à Drake, où Jorja Smith reprend le titre «Get it together» sur lequel elle a collaboré avec le rappeur américain en 2017, la chanteuse clôture son show avec «On my mind». Le public se déhanche une dernière fois. Le nom de «Jorja Smith» apparaît sur l’écran au fond de la scène. La jeune femme se retire. Les lumières de cette même scène s’allumeront quelques heures plus tard pour le show déjanté de Major Lazer.

Ludivine Trichot
lefigaro.fr

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