Béoumi / Côte d’Ivoire: La Fidhop accuse le gouvernement et le chef de l’État !

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GRAVES EVENEMENTS DE BEOUMI/CÔTE D’IVOIRE :
LA FIDHOP ACCUSE LE GOUVERNEMENT ET LE CHEF DE L’ETAT !

COMMUNIQUE DE LA FIDHOP :
DEVANT les graves événements ayant éclaté à BEOUMI, près de Bouaké, le mercredi 15 Mai 2019 et ayant occasionné près d’une dizaine de morts et une centaine de blessés graves ;
CONSIDERANT que ce conflit déclaré entre les communautés autochtones Baoulés et leurs frères ‘’Nordistes’’ vivant toujours avec eux, est très préoccupant, au regard des violences, des armes à feu et des armes blanches utilisées par une partie de la population ;
VU que les violations des Droits de l’Homme occasionnées sont des plus extrêmes, puisqu’il y a eu des morts à l’arme à feu, entre les populations et face aux forces de l’ordre ;
NOTANT que la détention de ces armes à feu par une partie de la population dans cette zone anciennement contrôlée par l’ex-rébellion ivoirienne est la preuve de l’échec du désarmement des ex-rebelles du Nord dont le fief demeure Bouaké ;
TRES DEÇUE et choquée par les défaillances et les incompétences du Gouvernement, du Médiateur de la République et de la Chambre des Rois et Chefs traditionnels dans la gestion de cette grave crise ;
S’ALARMANT particulièrement devant ces propos du régime-Ouattara qui révèlent le tribalisme caractérisant ce régime : « 300 militaires vont être déployés dans le département (non pas pour sécuriser la zone et tous les citoyens, mais précisément) pour s’assurer notamment que les populations Baoulé des villages alentours ne cherchent pas à rejoindre BEOUMI, où la communauté Malinké est dominante » ;

La FIDHOP (la Fondation Ivoirienne pour les Droits de l’Homme et la vie politique) condamne, avec la dernière énergie, les violences armées et les violations graves des Droits de l’Homme survenues à BEOUMI ces derniers jours !
La FIDHOP impute l’entière responsabilité de ces événements de BEOUMI et leur ampleur au Gouvernement GON, qui a fait preuve d’incompétence dans cette crise ; ainsi qu’au Chef de l’Etat Alassane OUATTARA, qui n’intervient jamais à temps en pareilles situations !
EN CONSEQUENCE, la FIDHOP estime que, si le régime-Ouattara respectait les populations qu’il dit gouverner, toutes les personnalités et les institutions ayant failli dans la gestion des événements de BEOUMI devraient toutes être sévèrement sanctionnées. HELAS !!!
Fait à Rome, le 18 Mai 2019
Dr BOGA SAKO GERVAIS

Président-Fondateur de la FIDHOP et de GRADDH-AFRIQUE
Vice-président de EDS

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