Côte d’Ivoire: Les enseignants suspendent pour un mois leur mot d’ordre de grève …

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Côte d’Ivoire: Les enseignants suspendent pour un mois leur mot d’ordre de grève mais la rétention des notes maintenue.

Les enseignants regroupés au sein de la Coalition Secteur Education /Formation(COSEFCI) ont décidé de la levée de leur mot d’ordre de grève débutée depuis le début de l’année en cours. Décision prise suite à une assemblée générale qui s’est tenue ce samedi 23 mars 2019 dans un établissement scolaire à Yopougon en présence de la quasi-totalité de tous les coordonnateurs nationaux.
L’école ivoirienne va connaitre ces temps-ci un répit. En effet, venus de toutes les localités du pays, les enseignants grévistes réunis au sein de la faitière COSEFCI ont décidé de la suspension de la grève qui a secoué et paralysé l’Education nationale. Leur porte-parole, M Pacôme Attaby et les différents secrétaires généraux nationaux des différents syndicats du primaire, du secondaire de l’enseignement technique, professionnel et général ont, pendant quatre heures d’horloge échangé avec la base. Au sortir de cette rencontre qui a drainé du monde, elle (la base) a décidé, et ce, à la suite de différentes assemblées générales tenues dans leurs différentes régions, de suspendre pour un mois leur mot d’ordre de grève afin, disent « de donner une chance aux discussions » pour l’aboutissement de leurs revendications. Après de houleux débats mais dans un esprit démocratique, « la COSEFCI a décidé de la suspension de son mot d’ordre de grève pour un mois à compter de ce 23 mars 2019. » A déclaré M. Pacôme Attaby . Profitant de l’occasion, le porte-parole de la COSEFCI a ajouté en ces termes : « C’est le lieu pour la COSEFCI d’appeler tous ceux qui sont intervenus dans la médiation notamment le médiateur de la République, les mamans médiatrices, les parents d’élèves et les diverses personnalités pour qu’elles puissent mettre en ouvre ce qu’elles nous ont promis. Nous osons croire qu’à l’issue de ce délai, les solutions concrètes seront apportées à nos cinq points de revendications pour que, plus jamais, il y ait des crises dans le système éducatif. » Le disant, l’homme averti qu’il est, ajouta que « faute de quoi, nous serons bien obligés de relancer cette grève. » L’homme a également condamné ce que la COSEFCI qualifie « de violations flagrantes », les libertés syndications suite aux emprisonnements de certains enseignants grévistes : « Nous appelons le Gouvernement de Côte d’Ivoire à être un peu plus respectueux de la liberté syndicale. C’est important pour le rayonnement international de notre pays. »
La COSEFCI a par ailleurs interpellé les autorités quant au gel de tous les comptes des enseignants qui, affirme-t-elle « le gouvernement a voulu affamer pour fait de grève. » D’autres recommandations ont été faites à l’endroit des décideurs telles que « les dommages causés aux camarades de Bouaké. » Terminant ces propos, il en a appelé au bon sens des enseignants à la reprise « du travail dès ce lundi 25 mars 2019 dès 7 heures du matin. »
Les enseignants n’ont pas manqué de relever le cas de l’un des leurs exerçant dans la localité de Guitry qui a trouvé la mort suite au gel de son compte par les banques et sur instructions des autorités. Les responsables de la COSEFCI ont affirmé poursuivre également ces différentes banques mises en cause.
Guy Lasme, Correspondance particulière

lebanco.net

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