L’ONUDC forme plus de 30 spécialistes dans la lutte contre le trafic de méthamphétamine en Côte d’Ivoire

1649

[ Publié / Modifié il y a

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Dakar, 03 octobre 2016- Le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime organise du 03-07 octobre 2016 à Abidjan, au sein de l’École nationale de police (Direction de la formation) un « Atelier de formation aux techniques contre le détournement de précurseurs et le trafic de méthamphétamine ».
L’atelier est organisé dans le cadre du Projet d’Appui au Plan d’Action Régional de la CEDEAO en matière de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants, la criminalité organisée et l’abus des drogues qui y sont liés », financé par l’Union Européenne (Bureau d’Abuja). Il est mis en œuvre par l’ONUDC en collaboration avec la CEDEAO.
L’objectif de cet atelier est de former les corps chargés de l’application de la loi aux techniques opérationnelles de lutte contre la méthamphétamine et contre le détournement des précurseurs.
Les précurseurs de drogues sont des substances chimiques (dont l’utilisation est licite) mais qui peuvent être détournées pour produire des substances illicites. Ils entrent légalement dans la fabrication de produits pharmaceutiques, de parfums, produits pétroliers, peintures…par exemple l’éphédrine est utilisée dans les médicaments contre le rhume.
L’utilisation des précurseurs est contrôlée et fait l’objet de surveillance, conformément à la Convention des Nations Unies contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes de 1988.
Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action de la CEDEAO de lutte contre la drogue et la criminalité transfrontalière organisée, l’ONUDC renforce les capacités des institutions chargés d’agir contre la drogue.
Des études récentes ont montré la percée des drogues synthétiques notamment la méthamphétamine en Afrique de l’ouest au sein de la jeunesse.
Les réseaux criminels profitent de l’instabilité qui règnent dans certains pays du continent pour s’implanter.
Et la découverte en 2015 au Nigéria de super-laboratoires de production de drogues synthétiques, implantés avec l’aide des réseaux criminels mexicains, rend encore urgente et actuelle une action concertée au niveau régional comme postulé par la CEDEAO dans son Plan d’action.
En présence du Secrétaire général du Comité national de lutte contre la drogue, des représentants de l’ONUCI et de l’ONUDC, le Représentant permanent de la CEDEAO en Côte d’Ivoire, son Excellence Babacar Carlos Mbaye rappelait lors de la cérémonie d’ouverture que : « C’est précisément au regard de tels défis que les Etats membres de la CEDEAO ont adopté, le 5 septembre 2016 à Abuja, le Plan d’action de lutte contre la drogue 2016-2020, dans le droit fil d’engagements régionaux précédents tels que la Déclaration des Chefs d’Etat et de Gouvernement de 2008 dite Déclaration de Praia, et le Plan d’action de la CEDEAO de lutte contre la drogue 2008-2014/2015. »
Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action de la CEDEAO de lutte contre la drogue, l’ONUDC renforce les capacités des institutions chargés d’agir contre la drogue. Des formations du genre ont déjà été organisées au Mali, au Libéria, en Guinée Bissau, au Niger et au Burkina.
L’ONUDC fournit une assistance technique aux États d’Afrique de l’Ouest depuis 20 ans, par le biais de son Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale (ROSEN) basé à Dakar, au Sénégal et de 10 autres bureaux locaux basés dans différents pays de la région. En tant que gardien de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée (CTO) et de ses Protocoles, ainsi que des trois Conventions sur le contrôle international des drogues, l’ONUDC a pour mandat d’aider les États membres à renforcer leurs réponses nationales en la matière, en conformité avec leurs obligations internationales.

PARTAGER