Hamed Bakayoko: “Pour que le militaire soit respecté, il faut qu’il soit respectable”

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Depuis Bouaké,Hamed Bakayoko”Je vais veiller à ce que le militaire soit respecté. Pour que le militaire soit respecté, il faut qu’il soit respectable”

Je voudrais, à l’entame de mon propos, vois demander d’observer une minute de silence et de recueillement en la mémoire du ministre Léon Konan Koffi, ancien ministre de la défense qui nous a quittés dans la journée d’hier. Je vous remercie. C’est un moment de souvenir de tous ceux qui ont apporté leur contribution à l’édification de l’armée de Côte d’Ivoire. Nous aurons l’occasion, au niveau de l’État et du gouvernement de lui rendre hommage pour son action, pour son engagement et pour tout ce qu’il a fait pour l’armée ivoirienne. Je veux également rappeler que Léon Konan Koffi a été préfet de Bouaké et ministre de l’intérieur. Ayant dit ceci, je voudrais d’abord vous remercier et vous féliciter pour cette invitation à ce cross de la cohésion ce matin qui s’est passé dans de très bonnes conditions. Je suis très heureux d’y avoir pris part et je suis très heureux de l’accueil que vous m’avez réservé en votre sein. Je considère que les premières armes du soldat, c’est son corps et son esprit avant un kalachnikov, un PA, un couteau, un char. Le soldatbdoit avoir comme premières armes d’abord son corps et son esprit. C’est pourquoi je vous encourage à entretenir votre corps et votre esprit. Ce qui fait la différence entre un soldat et un civil, c’est d’abord sa posture et la beauté de son corps. On a connu trop d’époques où les soldats se sont abandonnés à la vie trop glorieuse et ils n’étaient plus des références. Même nous qui sommes des civils, on se bat pour que le corps et l’esprit puissent être à niveau pour nous permettre d’accomplir nos tâches. Je reviendrai à d’autres occasions dans d’autres casernes loin des caméras cette année, pour partager avec vous des moments de cohésion à travers le sport qui est également un outil de rassemblement et de cohésion entre l’armée et la population, parce que le cross se déroule dans la ville.

Mon général, chef d’État major

Vous avez rappelé mes premiers pas au ministère de la défense. C’est un grand challenge. Le président de la République m’a confié cette mission pour qu’ensemble, nous puissions travailler à faire en sorte que l’armée de Côte d’Ivoire soit une armée dont les ivoiriens sont fiers, une armée qui fasse que nous mêmes, membres de ce corps soyons fiers de nous-mêmes.
Mon action va donc s’inscrire que dans ce but par des actions très simples.
Je vais veiller à ce que le militaire soit respecté. Pour que le militaire soit respecté, il faut qu’il soit respectable. Il fait que le militaire arrête de souffrir, de vivre et de travailler dans des conditions difficiles. Il faut donc améliorer les conditions de vie des militaires. Il faut que lui même se respecte pour qu’on le respecte. Cela passe par des choses très simples. La Côte d’Ivoire n’a pas de menace particulière avec un pays voisin. Donc nous ne sommes pas une armée qui doit prioriser l’achat de certains outils de défense. Nous avons des priorités à la base. Je vais travailler très rapide ment à toutes les cuisines de toutes les casernes du pays. Cela est possible et très rapidement, nous le ferrons pour que la cuisine soit dans des conditions qui nous donnent une alimentation adéquate qui nous permettent d’être en bonne santé et d’avoir un bon moral pour travailler. Très rapidement, nous allons faire ce premier travail pour que toutes les cuisines, toutes les casernes soient rénovées. Ensuite, je vais travailler avec le hait commandement à faire en sorte que vous soyez bien habillés. On va réglementer les tenues et faire en sorte qu’elles vous soient données dans des délais raisonnables. On ne doit plus voir des soldats avec des tenues complètement délavées qui ne font pas la fierté de notre armée. Là où vous dormez, là où vous vous douchez, tous ces endroits seront réhabilités. Si toutes ces choses sont faites avec la discipline qui doit caractériser les militaires, nous aurons une armée digne de son nom. Ensuite, nous allons continuer la formation. Un militaire doit être fort dans son esprit. Son travail lui demande des sacrifices au delà et au dessus du commun des mortels. C’est pourquoi on vous appelle des forces armées. On donne une arme à quelqu’un qui est capable de se maîtriser. Quand celui qui détient une arme ne se maîtrise pas, c’est la désolation, c’est la mort qu’il provoque.
Avant d’exiger des choses de quelqu’un, il faut d’abord prendre soin de lui. Quand les militaires sont dans de de mauvaises conditions de travail et de vie, toutes les situations sont des opportunités pour des crises. Je veillerai à ce que vous ne subissiez aucune injustice. Je vais l’organiser pour que tous les faits d’injustice à l’égard des soldats nous soient signalés pour réparation. C’est la succession des situations anormales qui poussent très souvent les soldats à des événements inexplicables et déplorables. Je serai très ferme pour qu’il n’yait pas d’indiscipline vis à vis de la hiérarchie miliaire et des règlements militaires, pas d’injustice également vis à vis de vous. Le socle de l’armée c’est la discipline. Ce qui fait notre force, c’est la discipline et la rigueur. C’est pourquoi on vous habille. On vous distingue pour montrer que vous étés un corps honorable, vous êtes différents des autres. Si vous ne respectez pas votre hiérarchie, celui qui est en dessous de vous ne vous respectera pas. Si cette chaine de commandement est brisée, il n’ya pas d’armée. Nous allons demander donc à la hiérarchie de veiller à la bonne application de ces mesures et d’être à l’écoute afin que les problèmes soient traités en toute transparence. J’ai confiance en vous. Je vais veiller à ce que l’ordre qui est établi ne soit plus dérangé pour que les ivoiriens oublient tout ce qui s’est passé en janvier, juin et juillet. Il faut que l’armée soit réconciliée avec elle même et avec les populations. Quand on choisit d’être militaire, on a choisi de travailler pour son drapeau. Un militaire, c’est le symbole le plus fort de la nation., des institutions qui l’incarnent. Tout le monde à son jeune âge a rêvé d’être militaire, mais tout le monde n’a pas pu. Arrêtons de tenir des propos qui mettent en mal l’unité au sein de l’armée. Faisons en sorte que les traitements soient égalitaires pour tous. Je compte sur vous. Je veux réussir cette mission que le président de la République m’a confiée pour le pays, pour nos enfants. Le pays a besoin de stabilité pour avancer. Personne ne s’en sortira dans le désordre, dans la manipulation. Il faut maintenant qu’on soit responsable et qu’on voit l’intérêt du pays. Je sais que je ne peux pas réussir sans vous.Tous, bous étés des militaires. Soyons une famille unie. Je ne peux rien imposer sans votre adhesion que ce soit le haut commandement, les officiers supérieurs, les sous officiers et les militaires de rang. L’armée, c’est la discipline, le respect de la hiérarchie.
Avec vous, je veux que nous puissions travailler à avoir une armée respobsable , respectée et respectable. Quelque soit la situation, il y’a des canaux d’expression, les canaux pour le faire savoir. Vous devez savoir que dans l’armée, on est pas des partis pomitiques encore moins des syndicats. L’armée, c’est le règlement. C’est cela le fondement d’une armée. C’est comme ça dans tous les pays. Ce n’est pas nous qui allons déformer. Si ce n’est pas ainsi,c’est tout le monde qui est perdant. Ceux qui ont pensé l’armée, l’ont bien organisée et bien structurée. On doit être fier d’appartenir à un tel corps. Faisons en sorte que partout où on parlera de l’armée ivoirienne, qu’on parle de la discipline, de la rigueur qui la caractérise. Nous devons avoir une armée qui a fière allure. C’est cela mon travail. Ainsi nous aurons apporté quelque chose au pays. Je ne viens pas pour m’occuper d’autre chose. Je ne viens pas chercher à embêter quelqu’un. Je viens parce que dans la vie, chacun a son destin et sin époque. Le président m’a confié une mission que je veux réussit avec le concours de tous. Cette mission, je veux la faire avec pragmatisme, avec mon style qui est un style de contact, de proximité. Je veux être a votre écoute, je veux être proche de vous. J’ai demandé à la hiérarchie d’être proche de vous. Ce qui ne veut pas dire être familier à vous ou manque de discipline. Mais si on n’est pas proche, on ne peut pas toucher du doigt vos réalités qui vont inspirer les décisions au niveau de l’Etat pour des solutions idoines. On ne peut pas envoyer des gens en formation au Maroc pendant quatre mois et ne pas aller les voir. On viendra souvent vous voit dans les casernes. Je suis très heureux d’être à Bouaké. Je ne voulais pas venir matin et repartir dans l’après-midi. C’est pourquoi depuis hier, je suis là. Je vais venir dans l’immersion de la peau du soldat pour voit votre quotidien. Ce contrat de confiance va nous permettre de relever le défi d’une nouvelle armée et surtout nous permettre d’oublier tout ce qui s’est passé en début d’année. Je veux être fier des militaires de Côte d’Ivoire.

Je vous remercie !

lebanco.net

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