Après une froide poignée de mains avec Kandia Camara , Mesmin Komoé s’explique

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La photo de la poignée de main entre Mme le ministre Kandia Camara et le leader syndical Mesmin Komoé prise Mardi 18 Octobre 2016 lors d’une rencontre entre la tutelle et les syndicats , publiée sur la page Facebook du ministère de l’éducation nationale , montre que la réconciliation n’est pas encore définitive , car la rencontre entre les deux acteurs n’a pas été chaleureuse.

Cela n’a pas empêché le secrétaire général (Sg) du Mouvement des Instituteurs pour la Défense de leurs Droits (MIDD) de se montrer optimiste auprès d’Afrikipresse , qui a recueilli ses impressions ce Mercredi 19 Octobre 2016.

«C’est la question du nouveau rythme pédagogique qui a été institué. C’est-à-dire, le retour à la demi-journée du mercredi en tant que jour ouvrable que nous contestons. Mme le ministre nous a demandé d’aller à l’apaisement. Nous également, lui avons demandé d’appeler à l’apaisement en faisant rapporter toutes les mesures répressives qui ont été prises à l’encontre de nos camarades. Nous allons réfléchir à la proposition et le vendredi nous lui donnerons une réponse définitive. En tout état de cause, elle a accepté le principe de mettre en place un cadre d’échanges et de dialogue pour que les éléments qui fondent nos réserves soient analysés et si ces éléments sont pertinents, l’État les prendra en compte» , a-t-il dit .

L’instituteur poursuit : «Vous savez que cela ne dépend pas de nous. Vous savez également que nous ne sommes pas dans une logique belliqueuse mais lors que des mesures sont prises…..par exemple tous les membres de notre bureau national sont mutés à l’intérieur , dans les zones suffisamment reculées. Tous nos secrétaires généraux, qu’ils soient à Abidjan ou à l’intérieur, pour la plupart sont mutés de leurs postes. La quasi-totalité des directeurs qui assument une responsabilité dans nos différents bureaux sont démis de leurs fonctions, donc vous comprenez que cette situation là ne peut pas rester comme cela, sans réaction. Si le ministère lève toutes ces mesures et que ce qui fonde notre problème est analysé, nous ne voyons pas pourquoi le climat ne serait pas apaisé. Autrement dit, nous ne garantirons rien ».

De son côté , le ministère de l’Education nationale, s’est refusé à tout commentaire.

Claude Dassé

Afrikipresse.fr

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