Interview Gervinho (attaquant Éléphants): "Rien n'est encore joué"

| Football | Fratmat-05/02/2015

Je vais vous surprendre, ce n'est pas fini. Nous serons à notre deuxième finale en trois ans. C'est vrai que c'est un exploit, mais nous ne devons pas perdre de vue que rien n'est encore joué.

Interview Gervinho (attaquant Éléphants): "Rien n'est encore joué"

Gervinho, après le coup de sifflet final, on est tenté de s'exclamer: quel match !

Oui. Mais, je vais vous surprendre, ce n'est pas fini. Nous serons à notre deuxième finale en trois ans. C'est vrai que c'est un exploit, mais nous ne devons pas perdre de vue que rien n'est encore joué. Nous avons fait le jeu qu'il fallait devant la Rdc. Nous avons cherché à être efficaces.

Pourtant, il y a eu beaucoup de frayeur. Après votre premier but, la Rdc est tout de suite revenue au score. A ce moment précis du match, qu'est-ce qui se passait dans votre tête ?

On savait l'équipe congolaise très combattante. C'est une équipe qui a de très grandes individualités. On a pu voir que Bolasie ou Bokani ont beaucoup pesé sur nous en défense. Et donc, leur réaction sur le but égalisateur était la preuve qu'il pouvait gagner aussi ce match. Mais, nous avons pu maîtriser notre jeu jusqu'à la fin.

Justement, quelle a été la clé de la victoire des Éléphants ?

C'est vrai que c'était une demi-finale. Mais, nous avons abordé cette partie dans les mêmes dispositions d'esprit que lors de nos précédents matchs. Il ne fallait donc rien lâcher et être solidaire...

C'est quoi finalement cette solidarité dans le jeu des ivoiriens ?

L'entraîneur ne cesse de nous répéter qu'il faut éviter de laisser des espaces à l'équipe adverse. Et il nous faut être à la fois en attaque, au milieu et en défense...

Pensez-vous vous que cette fois c'est la bonne pour votre génération ?

Nous n'allons pas chercher à particulariser notre parcours. C'est un parcours riche en enseignements. En ce sens que nous nous appuyons sur les erreurs du passé pour avancer. Je pense que nous devons nous entraider. Que ce soient les anciens de cette équipe ou encore les supporters. Nous devons tous être déterminés à gagner le trophée.

Les ivoiriens peuvent-ils se permettre de rêver déjà à la coupe ?

Je vous disais tout à l'heure que rien n'est encore joué. Nous allons chercher à écrire une nouvelle histoire du football ivoirien. C'est avec les prières de tout le monde, l'aide des autorités et le soutien des supporters que nous serons de plus en plus forts. Nous avons perdu la finale en 2012. Nous sommes à une autre finale. Il nous faut plus de lucidité, de sérénité. Rassérénons-nous donc...

Au travers de vos propos, on sent une équipe beaucoup plus mature. Et comme le dit Yaya Touré, le capitaine, "il ne faut pas tomber dans l'euphorie''...

C'est tout à fait normal. Nous n'allons pas perdre notre concentration. Il n'y a que de cette manière que nous allons mieux aborder la finale...

Quelle équipe préférez-vous entre la Guinée équatorial et le Ghana?

Il n'y a pas de choix à faire. Si les deux équipes ont pu atteindre ce niveau, c'est qu'elles ont des arguments. Le Ghana est une équipe expérimentée et la Guinée équatorial a son public et la fougue de ses joueurs. Nous n'avons pas à faire de choix. Il nous faut être dans le match de la finale.

Hervé Renard, votre entraîneur est-il celui qui vous donne toutes ses qualités ?

Oui. Il fait son travail. Nous le faisons dans une bonne ambiance. Nous attendons la finale, et Dieu le voulant, nous allons lui rendre les honneurs.

Interview réalisée par ADAM KHALIL à Bata



          Lu Fois




Commentaires
 

Annonce
 
 
&
Copyright © Ivorian.Net - Presse et Portail d'Informations Générales-2002