Devoir de mémoire :Pourquoi personne n’est resté indifférent à la politique d’Houphouët

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Devoir de mémoire :Pourquoi personne n’est resté indifférent à la politique d’Houphouët

Quand j’ai lu  »certaines » pages de l’universitaire Simon Pierre Ekanza sur les objectifs politiques de Félix Houphouët-Boigny, j’ai eu une admiration raisonnée pour cet intellectuel honnête qui a eu le courage de faire  »comparaître » le premier président de la Côte d’Ivoire devant sa plume, une sorte de critique et d’analyses. Simon Pierre Ekanza reste ni chaud, ni froid à ce qui a permis à Félix Houphouët-Boigny de gouverner la Côte d’Ivoire. Certes, on peut ne pas partager les objectifs politiques houphouétiens, mais aussi l’on ne pouvait rester indifférent devant sa stratégie politique qui a conduit la Côte d’Ivoire dans des faits d’actualité fondés sur le dialogue. Même si certains observateurs du comportement de Félix Houphouët-Boigny ont qualifié ce comportement du dialogue de ruse dans la gestion des affaires internes ivoiriennes. Dans cette tâche difficile, Simon Pierre Ekanza a vite révélé un caractère de Félix Houphouët-Boigny, l’entêtement. La force de l’animal, le bélier. Une vision symbolique qui a conduit toutes les stratégies politiques de Félix Houphouët-Boigny, comme moyens profonds à s’imposer. Du coup, on lui adjoindra la mention : le sage de l’Afrique. Cependant, l’universitaire Simon Pierre Ekanza n’a pas eu tort de dire que la vision du dialogue a pris un détour parfois démontant à travers quelques cas de conflits internationaux. Félix Houphouët-Boigny a perdu  »sa sagesse » dans le conflit de Nigeria, entre le gouvernement fédéral et l’état autoproclamé du Biafra. Il perd sa conviction du dialogue entre les libériens Charles Taylor et Doé Samuel. Je dis que Félix Houphouët-Boigny n’a laissé personne indifférent. Surtout dans le dossier Sud-Africain et sa vérité contre les arabes et son soutien à l’Israël. En tout cas, nous journalistes avions eu peur pour Félix Houphouët-Boigny, face aux confrères venus d’Europe, d’Asie, d’Afrique et des Etats arabes. Le premier président de la Côte d’Ivoire était le seul à  »brûler » la charte de l’organisation de l’unité africaine (OUA) en prônant le dialogue avec les dirigeants Sud-Africains qui avaient érigé  »L’apartheid », comme moyen de gouverner séparément les Noirs, les Indiens, les Métis. Le voyage de Laurent Dona Fologo en Afrique du Sud ne manque pas d’isoler Félix Houphouët-Boigny sur le continent africain. L’Universitaire Simon Pierre Ekanza n’a pas eu tort d’écrire que l’on ne peut pas partager les objectifs politiques de Félix Houphouët-Boigny, mais on ne peut rester indifférent vis-à-vis de sa stratégie.

Ben Ismaël
lebanco.net

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