Refus du prix FHB-Unesco par Barack Obama: Un blâme Ouattara-Bédié par la communauté internationale !

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REFUS DU PRIX FHB-UNESCO PAR BARACK OBAMA :
UN BLAME DU REGIME OUATTARA-BEDIE PAR LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE !

DECLARATION DE LA FIDHOP :
1- UNE TRES MAUVAISE NOUVELLE POUR LA CÔTE D’IVOIRE ET POUR L’UNESCO :
Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée le lundi 26 Juin 2017 au siège de l’UNESCO à Paris, M. Joaquim Chissano, président du jury du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la Paix, a révélé qu’après le Président français François Hollande, lauréat du Prix en 2013, l’Unesco n’avait plus remis le Prix jusqu’en cette année 2017 où il est revenu à « SOS Méditerranée » ; mais qu’entre temps, le Président américain Barack Obama (Prix Nobel de la Paix 2009) à qui le Prix Félix Houphouët-Boigny de l’UNESCO avait été attribué avait décliné cette offre.
Il faut rappeler que le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la Paix, a déjà été attribué à des personnalités plus illustres, plus respectables et plus irréprochables que M. Barack Obama, qui l’ont accueilli avec fierté et qui l’ont aussi cumulé avec le Prix Nobel. On cite :
– Nelson Rolihlahla Mandela, le célèbre Prisonnier de l’Apartheid, 1er lauréat du Prix FHB en 1991 et Prix Nobel de la Paix en 1993.
– Yitzhak Rabin (ex-Premier Ministre d’Israël), Shimon Peres (ex-Min.des Affaires étrangères d’Israël), Yasser Arafat (ex-Président de l’Autorité palestinienne), quo-lauréat du Prix FHB en 1993 et du Prix Nobel en 1994.
Si le Prix Félix Houphouët-Boigny de l’UNESCO pour la recherche de la Paix parait donc aussi prestigieux que le Prix Nobel de la Paix, le refus du Président Barack Obama (alors Chef de l’Etat américain) de recevoir ce Prix ne pourrait donc se justifier que par la situation sociopolitique qui prévaut en Côte d’Ivoire depuis la crise postélectorale de 2010.
M. Obama a pu craindre – très certainement – que son nom et son image ne soient utilisés par les actuels dirigeants ivoiriens en mal avec la Démocratie et la Bonne Gouvernance pour s’étaler sur la scène internationale à l’occasion de la remise du Prix FHB.
2- L’ANALYSE DE LA FIDHOP DEVANT LE REFUS DU PRIX FHB DE L’UNESCO PAR M. OBAMA :
La FIDHOP (la Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance de la Démocratie, des Droits de l’Homme et de la vie Politique), soutient que le refus du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la Paix par le Président Obama trouve sa justification dans l’image très écornée que MM. Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et Guillaume Kigbafori Soro donnent et propagent sur LA COTE D’IVOIRE à travers le monde : un pays de Rebelles, un pays de Mutins ou « Microbes », un pays de Corrompus et surtout, un pays de Prisonniers politiques et d’Exilés !
La CI est vue tel un pays de Rebelles, parce que depuis septembre 2002, ce sont les rebelles qui font la loi dans ce beau pays, sous le fallacieux prétexte – d’après ces rebelles et leurs alliés politiques du RDR+PDCI qui les ont toujours soutenus, financièrement comme politiquement – que ce serait grâce à ces criminels-présumés que la démocratie aurait été rétablie dans le pays : une pure hérésie !
La CI est vue tel un pays de Mutins, parce que depuis l’installation de M. Ouattara au palais présidentiel, les mutineries de ses ex-combattants qui l’ont porté au pouvoir font parties des souffrances des populations, tant au plan sécuritaire (avec les « Microbes »), qu’au plan économique, puisque le Chef de l’Etat a accepté de leur verser des dizaines voire des centaines de Milliards : 12 000 000 Fcfa à près de dix mille mutins.
La CI est vue tel un pays de Corrompus, parce que ce fléau est devenu tellement grossier et insupportable au sommet de l’Etat ivoirien qu’il constitue aujourd’hui le sujet principal des prêches des Dignitaires religieux du pays, qu’ils soient musulmans ou chrétiens.
La CI est vue tel un pays de Prisonniers politiques et d’exilés, parce qu’enfin, les dirigeants du pays admettent eux-mêmes que les prisonniers politiques pro-Gbagbo existent bel et bien dans les prisons du régime ! Mais surtout parce la croissance économique et l’émergence si vantées dans le pays créent un grand paradoxe avec les dizaines de milliers d’Ivoiriens qui meurent en exil, dans des pays moins nantis, au Liberia, au Ghana, au Togo, ou au Bénin, avec près de 4000 jeunes ivoiriens candidats à l’immigration clandestine qui perdent la vie chaque année dans la mer ou dans le désert.
Le Président Barack Obama n’a-t-il donc pas eu raison de refuser le Prix FHB pour la recherche de la Paix, parce que les dirigeants actuels de la Côte d’Ivoire ne font ni honneur au premier Président ivoirien encore moins à leur propre pays ?
Pire, MM. BEDIE et OUATTARA se précipitent sur les tribunes de l’UNESCO à Paris pour tenir des discours en hommage aux lauréats d’un prix pour la recherche de la Paix, alors qu’ils entretiennent la guerre et la haine entre leurs propres concitoyens dans le pays qu’ils dirigent !
3- LA FIDHOP DEMANDE A L’UNESCO DE REVISER CE PRIX :
Au regard de cette situation humiliante pour la Côte d’Ivoire mais surtout pour cette haute institution internationale ; et si l’UNESCO – donc l’ONU – veut sauver son image et garder toute sa crédibilité, l’une des deux options ci-après s’impose à elle !
SOIT l’ONU abandonne définitivement le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la Paix ; en restituant à la Côte d’Ivoire le patrimoine financier que son premier Président aurait mis à la disposition de ce Prix, des fonds qui auraient été « mal acquis » et dont les populations ont besoin pour la construction d’hôpitaux et d’écoles.
SOIT l’ONU modifie en profondeur le mode de fonctionnement, de gestion et d’attribution de ce Prix, en jaugeant chaque année l’état de la paix en Côte d’Ivoire ; mais surtout, en écartant rigoureusement les dirigeants ivoiriens – quels qu’ils soient – des activités relatives au Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la Paix, afin d’éviter que les mauvaises images et réputations de dictateurs ou de sanguinaires de ces derniers ne viennent ternir l’image de ce Prix et de l’ONU.
La FIDHOP considère enfin que, par ailleurs, le refus du Président Barack Obama du Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la Paix est un message qui doit interpeler l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et sa présidente, Mme Michaëlle Jean, puisque la Côte d’Ivoire s’apprêterait à abriter les VIIIème Jeux de la Francophonie.
La FIDHOP craint en effet que cette 8ème édition des Jeux de la Francophonie ne connaisse son premier échec mondial, à cause des divisions profondes qui persistent au sein des populations ivoiriennes, depuis la crise postélectorale de 2010-2011, du fait principalement du Chef de l’Etat Alassane Ouattara et son régime. Ce sont notamment : le procès Laurent Gbagbo et Blé Goudé à la CPI et les procès à Abidjan contre les pro-Gbagbo, UNIQUEMENT ; les prisonniers politiques ; les exilés, etc., qui plombent la Réconciliation nationale.
LA FIDHOP VOUS AURA AVERTI !

Fait à Rome, ITALIE, le 28 Juin 2017
Dr BOGA S. GERVAIS
Président-Fondateur de la FIDHOP

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