Abidjan : les mutins imposent une ville presque morte (Côte d’Ivoire)

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La mutinerie déclenchée le vendredi 12 mai 2017, a paralysé la capitale économique de la Côte d’Ivoire, le lundi 15 mai 2017.

Les quartiers d’Abidjan les plus touchés par les mouvements d’humeurs de l’armée sont ceux abritant des casernes où résident des soldats faisant partie des 8400 mutins, avec la circulation obstruée par des hommes en armes à l’approche du nouveau camp d’Akouédo de Cocody, rendant impossible tout ralliement à Bingerville.
Au camp Gallieni au Plateau, lieu de déclenchement de la mutinerie il y a 3 jours, les soldats mutins ont accentué leurs tirs d’intimidation dans le dessein d’interdire l’accès au centre des affaires. En ce lieu, les banques, établissements financiers et autres services, publics comme privés, ont fermé.
Des perturbations dues à ces mouvements d’humeur ont, également, été signalées à Yopougon. Le blocus du corridor de la Gesco à la sortie d’Abidjan a été levé, après des négociations entamées avec le Ccdo et la gendarmerie qui ont favorisé le retour rapide à la normale de la situation en cet endroit.
Dans les établissements scolaires, les élèves ont été priés de regagner leurs domiciles. De nombreux commerces, boutiques et magasins étaient également clos. Plusieurs personnes qui avaient quitté tôt la maison pour rejoindre leur lieu de travail ont dû rebrousser chemin, après avoir été informées que les portes de leurs établissements de fonction n’ouvriraient pas, ou par suite de l’impossibilité de trouver un moyen de déplacement.
Cette atmosphère de ville morte imposée par les mutins contrastait avec le cours normal de la vie dans l’ensemble des quartiers, avec par exemple, la circulation intercommunale entre Yopougon et Adjamé, Abobo et Angré, Koumassi et Cocody, etc.
La rédaction

L’Intelligent d’Abidjan

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