Bouaké : des renforts de l’armée régulière attendus

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Depuis vendredi, Bouaké, est toujours sous le feu des balles des mutins.
La deuxième ville de Côte d’Ivoire est loin d’avoir retrouvé son calme.
Ce dimanche, des coups de feu se font toujours entendre. Des soldats mutins patrouillent, bloquent la circulation et tirent en l’air. Une personne touchée par une balle a succombé à ses blessures.
Selon un communiqué du Chef d’Etat-Major Général des Armées, des renforts de l’armée régulière sont en route pour Bouaké.
Christian Bouquet, spécialiste de la géopolitique africaine, redoute des « affrontements » après l’échec samedi soir des négociations avec le commandement militaire de Bouaké ont échoué samedi soir.
« Les militaires terrorisent la population »
Plus tôt dans la journée de dimanche, les incidents ont aussi fait des blessés, notamment autour du rond-point de la préfecture de police où était prévu ce matin un rassemblement contre les actions de ces ex-rebelles intégrés dans l’armée.
« Ce matin, les gens ont commencé à venir au rond-point et dès que les premières personnes sont arrivées, les mutins sont sortis de nulle part et ont commencé à tirer. Il y a eu de nombreux blessés et les gens se sont dispersés » témoigne Siloué Kabila qui habite près de la ville.
Cet habitant de Bouaké dénonce également le péage mis en place par les militaires en colère :
« Les militaires terrorisent la population, on n’arrive pas à circuler, à sortir de la ville, il faut payer de l’argent aux mutins » poursuit-il.
Une situation préoccupante
La situation reste toujours préoccupante dans d’autres villes comme Abidjan, Bengourou à L’Est ou Korhogo dans le Nord où les soldats mécontents ont également tiré en l’air.
Les mutins réclament les reliquats des primes promises par le gouvernement après les mutineries de janvier dernier.
Un représentant des soldats mutins a annoncé jeudi qu’ils avaient renoncé aux revendications financières, lors d’une cérémonie en présence du président Ouattara et d’autres soldats. Mais cette sortie a été vivement contestée.

BBC

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