Réflexion sur la Pax Republicana Ivoriana: les contorsions souterraines de l’idéologie ivoiritaire

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Deuxième réflexion sur la Pax Republicana Ivoriana: les contorsions souterraines de l’idéologie ivoiritaire

Une tribune internationale de Franklin Nyamsi

Professeur agrégé de philosophie, Paris, France

Le 11 avril 2011, l’extrême-droite ivoirienne mordait la poussière avec la chute fracassante de son chef de file, l’ex-leader de gauche Laurent Gbagbo. Aux quatre coins du pays, même parmi ses partisans, on crut la messe à jamais dite. La Refondation ivoiritaire avait vécu. Ses adversaires et ses partisans, las de cette lutte fratricide, espéraient d’une manière ou d’une autre tourner la page. Une certaines asthénie mentale s’étant emparée des esprits, certains en vinrent à croire que l’ivoirité tomberait à jamais dans l’oubli. N’était-ce pas faire preuve de naïveté? Une idéologie politiquement défaite ne l’est pas nécessairement sur le plan de la mémoire. Lorsque près d’un tiers de la population citoyenne d’un pays maintient son hostilité à un pouvoir légal et légitime, il est à prévoir que cette résistance, à défaut d’être ouverte, c’est-à-dire armée, se traduise par des contorsions. L’idéologie défaite cherche de nouveaux prête-noms, de nouvelles causes secondaires, de nouvelles failles dans le système politique où elle opère. L’objectif ultime demeure de le fragiliser suffisamment avant de reparaître au grand jour, en son nom propre. Que vise cette remarque théorique préliminaire? A indiquer l’objet principal de la présente tribune. Notre thèse est que l’agitation sociale tous azimuts qui traverse la Côte d’Ivoire contemporaine s’explique certes aussi par les difficultés socioéconomiques persistantes des ivoiriens du bas-peuple et de la classe moyenne. Nous reviendrons sur ces difficultés dans une autre analyse. Mais ici, nous comptons montrer qu’avant tout, cette agitation sociale sur tous les fronts est le discours de la méthode de lutte des idéologues de l’ivoirité, qui trouvent dans les revendications sociales et économiques des différentes corporations, des occasions inespérées de réarmer le discours identitaire et de repartir, quoique de façon cafouilleuse, à l’assaut du pouvoir d’Etat. Je montrerai donc que : I) Le discours ivoiritaire est bel et bien demeuré le disque dur du Front Populaire Ivoirien de Laurent Gbagbo, via notamment son lieutenant Aboudrahmane Sangaré; II) Le discours ivoiritaire n’a pas entièrement quitté les réflexes de certains cadres du PDCI-RDA, qui persistent à croire que le pouvoir serait dû à leur parti en tant que tel en 2020, en vertu de promesses qu’ils se sont faites tous seuls; III) Que le discours ivoiritaire, paradoxalement, a disparu dans la bouche de cadres houphouétistes de tous bords qui, installés dans l’appareil d’Etat avec leurs clans ethniques, reproduisent les pratiques d’exclusion et de discrimination tribales qui firent l’abjection du FPI au pouvoir autrefois; IV) Qu’il s’impose dès lors de débusquer ces quatre refuges nouveaux de l’ivoirité pour revigorer la nouvelle république.

I

L’ivoirité se porte bien au FPI: l’ADN ne se change pas…

Dès le début des années 90, c’est le FPI qui fit de la présence étrangère en Côte d’Ivoire son cheval de bataille contre le régime du Président Houphouët-Boigny. La haine de l’Etranger fait donc partie de l’ADN politique du FPI. On accusa Houphouët d’avoir naturalisé à tour de bras des burkinabé, des maliens, des guinéens, des sénégalais, des béninois, des nigérians, des togolais et même des ghanéens pour se garantir un bon « bétail électoral » lors des confrontations du pluralisme ivoirien naissant. Certains de ceux qui contribuèrent à allumer ce feu infect de la xénophobie se trouvent aujourd’hui grassement assis dans l’appareil d’Etat, en donneurs de leçons morales aux écrivains politiques. Je pense par exemple à Monsieur Raphaël Oré Lakpé, dont ne connaît pas la contrition pour ses contributions médiatiques d’alors à faire du Premier Ministre d’Houphouët-Boigny, le plus grand suspect d’apatridie de son propre pays. A la tête d’un grand conseil de l’Etat, c’est ce même Raphael Lakpé qui pontifie désormais sur le bon ton de la libre expression…Ô amnésie!

On crut, à la naissance du Front Républicain FPI-RDR en 1995, la glose ivoiritaire du FPI close. Erreur. Ce n’était qu’une parenthèse tactique pour Laurent Gbagbo et ses camarades au V emblématique. Dès 1998, ils rompent le pacte républicain et rejoignent la vulgate du régime Bédié d’alors, qui revendique ivoirisation des cadres, Côte d’Ivoire aux Ivoiriens, et autres descendance royale négro-pharaonique pour ses princes de céans. Quand Laurent Gbagbo débarque de Libreville après le coup d’Etat de 1999, c’est pour venir séparer le Général Guéi du RDR et de ses alliés militaires du nord. Gbagbo conduit Guéi vers l’impasse ivoiritaire de la constitution de juillet-août 2000 et l’encourage à y fixer la plaie des plaies, l’article 35 de la constitution, qui légalise une discrimination dont les conséquences nationales morbides ne tarderont pas à se voir dès le Charnier de Yopougon en octobre 2000 et les nombreuses tragédies qui s’en suivront.

Jusqu’à ce jour, aucun leader du FPI, toutes tendances confondues, n’a renoncé aux termes, thèmes, scansions et pratiques de l’idéologie de gouvernement qui a ensanglanté le pays de 2000 à 2011. Ni Pascal Affi Nguessan, ni Aboudrahmane Sangare, ni Mamadou Coulibaly ne sont revenus sur les pas de leur régime chéri, pour en reconnaître les lettres de sueur, de sang et de larmes. Et lors que Madame Odette Lorougnon, en pleine année 2016, affirme au nom de l’esprit et du parti de Gbagbo qu’en Côte d’Ivoire, « il faut éradiquer les étrangers », on ne s’étonnera pas qu’aucun de ses collègues du FPI, toutes tendances et excroissances confondues, ne soit venu la contester.

C’est donc sur le fond de sa bonne conscience inconsciente ou inavouée, à savoir l’idéologie ivoiritaire, que le FPI agite aujourd’hui les corporations étudiantes via la Fesci, les corporations enseignantes via le Synares, les corporations de fonctionnaires via moult syndicats, les paysans, agriculteurs, mais aussi tous les régiments possibles d’une Grande Muette ivoirienne qui s’est malheureusement muée ces derniers mois en grande bavarde. Le FPI n’a jamais cessé de rêver au match-retour, qui n’est pour lui que la récupération du pouvoir par les vrais ivoiriens, contre les supposés faux ivoiriens qui gouvernent aujourd’hui la Côte d’Ivoire. Dont acte.

II

Le PDCI-RDA n’a pas entièrement perdu ses réflexes ivoiritaires: la bibliothèque ivoiritaire est vivante

Lors de la bataille successorale de 1992-1993, entre les héritiers du Président Félix Houphouët-Boigny, c’est l’aile identitaire du PDCI-RDA qui montre alors ses griffes. Dès 1966, elle avait infligé un revers au Président Houphouët, en recalant sa proposition de légalisation de la bi-nationalité des ivoiriens. C’est la même aile qui, se fondant sur l’article 11 de la constitution d’alors, récupère le pouvoir d’Etat, ne manquant pas de surenchérir sur le thème de son droit naturel à exercer le pouvoir d’Etat. On n’a pas oublié les pages brûlantes du livre-vedette du Président Bédié en 1996, Les Chemins de ma vie. Et comment ne pas avouer à ce doyen mon voeu le plus cher à son endroit, à savoir la rétractation en bonne et due forme de ce livre, par la rédaction d’un opus nouveau consacré au ministère de réconciliation et de paix qu’il a finalement mené depuis 2005? Pour l’heureuse mémoire du Président Bédié, c’est tout le mal que je lui souhaite. Nous raconter son Chemin de Damas.

Comment oublier en cette année 2017, au nom d’une bien-pensance politicienne qui ne saurait qu’encourager les négationnismes et révisionnismes de tous bords, le rôle funeste de l’intelligentsia du PDCI-RDA lors du règne du Président Henri Konan Bédié entre 1993 et 1999? L’intellectuel que je suis n’a pas vocation à faire prospérer l’amnésie. Le service de la vérité est à plein temps quand on veut améliorer la société. Comment ignorer, dis-je, le rôle nocif de la fameuse cellule CURDIPHE, qui produisit les concepts discriminatoires et les pratiques administratives infamantes qui allaient servir de bréviaire au FPI dès son arrivée au pouvoir en 2000? Que faire de la bibliothèque ivoiritaire, encore présente dans de nombreuses demeures, et pour laquelle les meilleures plumes du PDCI-RDA donnèrent la mesure de leur talent? Moult romans, essais politiques, pièces de théâtre, chroniques de presse, bandes dessinées, émissions radiotélévisées, furent produites par les penseurs de l’ère Bédié pour doter le pays d’une mémoire identitaire et exclusiviste forte. Comment ignorer que les auteurs de ces oeuvres, dans leur écrasante majorité, ne sont jamais dédits, alors même qu’ils prétendent participer aujourd’hui à l’ère dite de l’Ivoirien Nouveau? Je suis convaincu que l’une des causes de l’instabilité sociale actuellement régnante en Côte d’Ivoire est la non-repentance radicale de l’intelligentsia et des cadres politiques les plus éminents du PDCI-RDA, qui passent pour laver plus blanc que blanc aujourd’hui alors que le moindre exercice de mémoire leur attribuerait d’immenses responsabilités dans la dérive ivoirienne des années 90-2000.

La vulgate PDCI-RDA depuis l’Appel de Daoukro en 2014, a bien sûr désormais campé sur un nouvel item: le retour du PDCI-RDA au pouvoir en 2020. On a pris acte alors d’une promesse que le Président Bédié aurait reçue. Mais certains s’exercent décidément à ignorer le fait que personne n’a affirmé avoir donné une telle promesse au Président Bédié. Surtout pas le Président Alassane Ouattara, amoureux de la compétition démocratique et rompu aux rouages de la politique en Open Society à l’américaine. Alors, on se demande: pourquoi certains cadres du PDCI-RDA persistent-ils à croire que le pouvoir doit leur être remis, alors même qu’ils en sont partie prenante depuis 2010 dans le cadre de l’alliance du RHDP, mise en place en réalité dès 2003 après les accords de Marcoussis? N’est-ce pas parce que certains, au PDCI-RDA continuent de croire qu’en vertu de leur bon teint ivoirien, le pouvoir d’Etat leur est plus naturellement dû qu’à d’autres? Et quid dès lors du choix libre et suprême du peuple souverain de Côte d’Ivoire, avec ses jeunes populations majoritaires, qui aspirent chaque jour à une véritable alternance générationnelle à la tête du pays, comme l’a du reste plusieurs fois annoncé le Président Alassane Ouattara lui-même?

Concluons donc, sur le PDCI-RDA. Tant que ce parti n’aura pas reconnu et critiqué toute la bibliothèque ivoiritaire qu’il a produite, y compris les oeuvres funestes que cette bibliothèque a inspirées, il lui sera difficile de rassembler plus largement les Ivoiriens. A mon avis, son défi majeur, ce n’est pas de revenir au pouvoir comme tel en 2020, mais de participer, dans le cadre d’un parti houphouétiste réellement unifié, à la renaissance d’une politique de civilisation dont la noblesse et la hauteur de vue honorerons mieux que jamais la mémoire humaniste du père sublime de la nation ivoirienne, le Président Félix Houphouët-Boigny. L’houphouétisme bien compris, c’est une conscience morale et historique de la dignité ivoirienne. Il ne suffit pas d’être du PDCI-RDA pour l’incarner. N’est-il pas temps pour les derniers ivoiritaires du PDCI-RDA de le comprendre?

III

L’ivoirité au RDR: la persistance du triomphalisme post-ivoiritaire et du clientélisme claniques; ivoirité interne versus ivoirité externe.

Mes lecteurs et lectrices l’ont compris. Je risque de me fâcher avec tout le monde et de ne contenter personne. Ce n’est pas intentionnel. Qu’on me pardonne d’être un esprit libre. Toute société politique soucieuse de son progrès en a urgeaient besoin. Je voudrais simplement exercer ma tâche de penseur en toute rigueur. Le RDR est arrivé au pouvoir en 2010, avec une euphorie certaine et compréhensible, eu égards aux luttes inespérées qui ont précédé sa mise sur orbite. La promesse était ferme: débarrasser la Côte d’Ivoire des pratiques discriminatoires du régime de l’ivoirité. Quel bilan à présent? Il faudrait, avant tout bilan préciser que l’idéologie ivoiritaire a deux versants: un versant de xénophobie envers les étrangers issus d’autres nations. C’est l’ivoirité externe. Il y a aussi un versant de xénophobie envers les ressortissants d’autres ethnies ivoiriennes, c’est l’ivoirité interne. Quand le Bété ne veut pas du Dioula dans son entreprise, ou vice-versa. Quand un ministre Yacouba ne recrute que des Yacouba dans son équipe. Quand un ministre Sénoufo ne travaille qu’avec des sénoufo dans son cabinet ou quand un Baoulé ne recrute que des Baoulé dans son institution. L’ivoirité interne, c’est le colonialisme ethnique de pans entiers de l’administration d’Etat ou des recrues des entreprises privées. Un mal africain qui a la dent dure contre nos démocraties.

Sur le plan de la lutte contre l’ivoirité externe, il est incontestable que le pouvoir RDR a fait un travail d’excellence. Le Président Alassane Ouattara a rempli son contrat panafricain avec exemplarité. La Côte d’Ivoire contemporaine n’a rien à voir avec la honteuse Afrique du Sud du national-chauviniste Jacob Zuma où la dangereuse Côte d’Ivoire d’antan de Laurent Gbagbo. Aujourd’hui, les étrangers ouest-africains ou africains de Côte d’Ivoire ne se sentent plus stigmatisés et spoliés comme ce fut le cas dès l’après Houphouët-Boigny. Les relations diplomatiques entre la Côte d’Ivoire et les pays frères africains sont exemplaires, stables et constantes dans la paix et l’écoute mutuelle. Mieux encore, l’ouverture réussie de la diplomatiee ivoirienne sur le monde et les institutions internationales, tant politiques qu’économiques, est une incontestable évidence: de la CEDEAO à l’ONU via l’UA, de la BAD à la Banque Mondiale et au FMI, la signature de la Côte d’Ivoire vaut son pesant d’or.

Qu’en est-il du plan de l’ivoirité interne? Le pouvoir RDR, sur ce plan, a aussi fourni de sérieux efforts. L’équilibre de la diversité socioculturelle du pays entre les principales institutions de la république se voit bien. La présidence de la république, la vice-présidence de la république, la présidence de l’assemblée nationale, la présidence du futur sénat, du conseil constitutionnel, de la cour suprême, du conseil économique et social, etc, reflètent bien la volonté de diversification sociologique de la Côte d’Ivoire houphouétiste issue de la constitution du 5 novembre 2016. Mais comment ignorer que cet équilibre de la diversité, sur le plan macro-institutionnel, ne s’accompagne pas d’une diversification sociologique interne suffisante de toutes les administrations de l’Etat et mieux, des composantes sociologiques des entreprises publiques et parapubliques, voire privées? Les Africains en général, les ivoiriens en particuliers, ne semblent pas prompts au changement de mentalité, malgré les changements structurels qui leur sont imposés. Quand on nomme un ministre africain, quand on nomme un directeur général africain, quand on accède à la tête d’une grande entreprise africaine, l’observation révèle que l’impétrant s’empresse de coloniser la structure par ses affidés ethniques. Dès l’entrée d’un ministère, d’une administration, d’une entreprise africaine, on reconnaît l’identité ethnique du patron à la langue parlée par la plupart des agents rencontrés. Comment nier que le pouvoir RHDP en général et RDR en particulier, n’aura pas réussi à extirper ce mal tribaliste des entrailles de la Côte d’Ivoire?

Qu’on m’entende bien. Je récuse bien sûr l’idée que le RDR ferait du rattrapage ethnique, ce qui est la thèse de quelques subjectivistes du FPI et associés. Le RDR n’a pas confisqué l’appareil d’Etat sur des bases ethniques. C’est un fait incontestable. Les statistiques délirantes des intellocrates du FPI sont contredites par toutes les enquêtes internationales sur l’appareil d’Etat ivoirien qui est ethniquement diversifié. Ce que j’affirme cependant ici, c’est que le pouvoir RDR, comme les précédents, s’est avéré jusqu’ici incapable d’endiguer la tendance typique des Africains à constituer des colonies monoethniques dans les administrations et entreprises qu’ils gouvernent. Un dioula, ou un baoulé, ou un bété, ou un yacouba est-il ministre? Le voilà qui uniformise tribalement presque toute la direction de son ministère. Un autre est-il DG d’une entreprise d’Etat? Le voilà avec son clan ethnique qui débarquent. Ne parlons même pas des entreprises privées, où les Africains revendiquent littéralement le droit de tribalisme les recrutements à outrance, parce que les capitaux proviendraient d’actionnaires indépendants des injonctions républicaines. Comment nier que le RDR au pouvoir n’a pu vaincre ce fléau qui retarde en bonne partie la consolidation de la conscience nationale ivoirienne? N’a t-on pas vu, pendant la campagne législative, des cadres du RDR utiliser contre leurs propres camarades candidats à la mandature, des arguments de type tribal? Il y a là un mal profond à extirper. Le recul de la xénophobie externe en Côte d’Ivoire ne doit pas faire oublier la persistance de la xénophobie interne. L’ivoirité externe a donc été résorbée par le pouvoir RDR, mais pas l’ivoirité interne. L’heure est à retrousser les manches contre elle, pour accomplir jusqu’au bout la volonté de modernité politique du régime du Président Alassane Ouattara.

IV

Contre l’ivoirité sous toutes ses formes, la lutte doit donc continuer

En guise de conclusion, nos propositions pour continuer la lutte contre le poison idéologique le plus venimeux de l’histoire de la politique ivoirienne.

L’ivoirité persistante du FPI et d’une frange active du PDCI-RDA doit être continuellement combattue par un travail de veille et d’approfondissement de la mémoire, notamment par une critique méthodique de la bibliothèque ivoiritaire. Objet de notre prochain livre sur la Côte d’Ivoire.
L’ivoirité interne, qui prospère encore sous le pouvoir RHDP en général et RDR en particulier, mérite d’être combattue par la mise en place, d’une Haute Autorité de la Diversité Sociologique Ivoirienne, chargée d’enquêter sur la composition sociologique des administrations ministérielles et entrepreneuriales, avec une taxe sur la diversité qui serait dégressive pour les sociétés privées en fonction de leur ouverture à la multiethnicité ivoirienne.
La lutte tous azimuts contre l’ivoirité pourra ainsi servir de propédeutique républicaine à la naissance de l’Etat Panafricain du 21ème siècle, et de la citoyenneté multinationale africaine dont rêvèrent tous les pionniers de l’Union Africaine.

Source: guillaumesoro.ci

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