Le GEPCI annonce une journée presse morte le jeudi 25 octobre prochain

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Le Bureau Exécutif du Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire (GEPCI) a convié l’ensemble des Editeurs à une Assemblée générale extraordinaire, ce mercredi 17 octobre 2018, de 11 h 15 à 12 h 55, dans les locaux dudit groupement, sis à Adjamé 80 logements. L’unique sujet à l’ordre du jour : Actions concrètes pour la Subvention à l’impression de 2018.

Au cours de ces assises, les Editeurs de presse ont été informés de ce que le Fonds de soutien et de développement de la presse (FSDP), sur instruction ferme du Ministre de la communication et des médias, a octroyé une subvention d’un montant global de 706 000 000 FCFA à la société d’Etat Edipresse. En violation flagrante des règles de fonctionnement du FSDP dont l’aide est exclusivement dévolue à la presse privée.
Cette mesure de financement d’Edipresse est d’autant plus surprenante que, à moins de trois mois de la fin de l’année, aucune aide structurante n’a été apportée en 2018, ni aux entreprises de presse privée qui continuent à attendre les diverses aides et subventions à l’impression et à la structuration véritable du secteur, ni aux associations et organisations de la presse. Or l’aide à la presse est un élément d’animation et d’équilibre démocratique.

L’Assemblée générale extraordinaire proteste vigoureusement contre le financement, avec une étonnante célérité et en toute illégalité, de la société Edipresse.
L’Assemblée générale extraordinaire du GEPCI rappelle à toutes fin utiles que la société de distribution Edipresse n’est pas éligible à ce fonds au regard de la loi sur la presse.
Lors de cette Assemblée générale extraordinaire, les éditeurs de presse ont pris plusieurs résolutions, dont les deux (2) qui suivent :
Attaquer par voie judiciaire, dans les jours qui viennent, cette décision illégale car Edipresse, au regard du décret d’application de 2007, n’est éligible à aucun fonds du FSDP.
Déclarer la date du jeudi 25 octobre 2018, journée presse morte. Il s’agit ainsi de protester contre ces décisions qui tendent à « tuer » la presse ivoirienne. Les journaux ne paraitront donc pas sur le marché ce jour-là.

Le Bureau exécutif du GEPCI a été instruit d’intensifier les actions et démarches visant à faire prévaloir les intérêts des Editeurs de presse, décidés à trouver des solutions durables aux problèmes qui plombent la viabilité économique de la presse ivoirienne.
Le Bureau Exécutif du GEPCI invite les entreprises de presse à faire preuve de solidarité et d’engagement pour la réussite de ces différentes actions. Il y va de la pérennité et de la survie même de la presse ivoirienne.

Fait à Abidjan, le 17 octobre 2018
L’Assemblée générale extraordinaire

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