Journée mondiale de la liberté : Comment les journalistes ont célébré l’événement à Abidjan

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Comme des journalistes du monde entier, ceux de la Côte d’Ivoire ont célébré le jeudi 3 mai 2018 la 25ème journée mondiale de la liberté de la presse, en présence d’André Apeté, directeur de cabinet au ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Poste.
‘’Médias, justice et État de droit : Les contrepoids du pouvoir’’, tel a été le thème de cette journée célébrée au stade de la haute fréquence de la Télévision ivoirienne, suite à une marche dans les rues adjacentes d’Abidjan-Cocody. André, directeur de cabinet au ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Poste représentant son patron Bruno Koné a indiqué que la presse est ‘’subconscientielle’’ à la démocratie : « Pour la première fois en Côte d’Ivoire, les délits de presse sont dépénalisés grâce à la nouvelle loi. C’est, certes le fruit de la bataille des journalistes mais celui du gouvernement, aussi ». Et de souligner : « Le gouvernement fera toujours davantage. Le ministre fera une déclaration. La presse numérique n’est qu’une autre forme de la presse papier. Vous devez avoir la capacité de vous faire distinguer par la qualité de vos écrits. Le problème de la presse, c’est la distribution et la vente. Nous travaillons au redressement d’Edipresse ».
Francisco Léandre, administrateur principal de l’Unesco, a au nom de Mme Audrey Azoulay, directeur général de l’institution, indiqué que la liberté de la presse n’est pas jamais définitivement acquise. Il a précisé que le thème ‘’Médias, justice et État de droit : Les contrepoids du pouvoir’’ a été choisi par l’Unesco pour célébrer cette 25ème édition de la journée mondiale de la liberté de la presse : « 79 journalistes ont été assassinés en 2017. Tout État de droit repose sur la liberté de la presse».
Guillaume Gbato, Secrétaire général du Syndicat national de la presse privée de Côte d’Ivoire(Synappci), a expliqué que la Côte d’Ivoire a reculé de la 81ème place à la 82è au classement 2017 de Reporters sans Frontières parce que des journalistes ont été séquestrés ou battus. En revanche, il s’est réjoui qu’à la nouvelle loi sur la presse, aucun journaliste n’ira en prison. Il a demandé que l’État fasse en sorte qu’Edipresse retrouve toute sa plénitude. Puis, il a réclamé que les media d’État soient transformés en profondeur pour mieux jouer le rôle régalien qui est le leur.
Moussa Traoré, président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire(Unjci), par ailleurs président du comité d’organisation a dit : « Cette journée est la nôtre, ceux qui sont absents, honte à eux ! Car, ils bénéficient des fruits de notre combat. Il y’a toujours une liberté à conquérir». Il a révélé que ce n’est plus les pouvoirs publics qui s’attaquent aux journalistes mais plutôt les populations.

M. Ouattara
L’Intelligent d’Abidjan

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