Comment les hommes de la Garde Républicaine du Général Dogbo Blé ont aidé à protéger d’autres civils

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Comment les hommes de la Garde Républicaine du Général Dogbo Blé ont aidé à protéger d’autres civils
et moi à éviter et s’éloigner des zones de combats d’Abidjan plateau le 17 mars 2011 ?

Le 1er mars 2011,j’embarque sur un vol en Amérique du Nord pour Abidjan où j’arrive le matin du 2 mars 2011.

Rentrant dans la ville d’Abidjan en venant de de l’aéroport d’Abidjan, je constate des auto-cars transportant des personnes qui fuient la ville d’Abidjan pour gagner la frontière du Ghana, d’autres prennent la direction de l’intérieur du Pays car la peur a gagner les populations d’Abidjan où l’on parle de plus en plus de la “ Bataille d’Abidjan ” que l’armée de la CEDEAO l’ecomog et les rebelles vont engager contre la Côte d’Ivoire.

L’on me pose la même question à savoir pourquoi j’arrive en Côte d’Ivoire, à Abidjan au moment où tout le monde quitte ou cherche à quitter Abidjan et la Côte D’Ivoire ?

Ma réponse est la même, à savoir
“ je suis en Côte d’Ivoire pour faire des enquêtes ou des recherches de terrain sur le travail du représentant spécial des Nations Unies en Côte d’Ivoire avant, pendant et après les élections présidentielles de novembre 2010 et aussi enquêter sur cette même élections présidentielles de novembre 2010”.

Comme Ivoirien, Juriste et Scientifique politique j’avais un grand intérêt de savoir dans ce moment critique de l’histoire de notre Pays la Côte d’Ivoire, “ si le travail du représentant spécial du secrétaire général des nations unies en Côte d’Ivoire se faisait dans le respect strict du droit international,selon la charte des Nations Unies et dans le respect du droit positif de la Côte d’Ivoire?
Oui,ce mois de mars 2011 la Côte d’Ivoire était plus qu’une fournaise dans un brasier par la faute de nos compatriotes avec leurs alliés de l’extérieur.
Au niveau personnel, je n’étais pas surpris car une partie de la jeunesse Ivoirienne avait déjà adopté la violence comme un moyen pour se rendre justice.

Qui ne se souvient pas de cette journée dégoûtante du16 Juin 1991 où l’étudiant Thiérry Zébié avait été tué à Cocody par d’autres étudiants sous la direction d’un autre étudiant du nom d’ahipeaud martial de la fesci .

Un autre étudiant de la fesci du nom de soro guillaume après sa guerre des machettes sur les campus universitaires d’abidjan avait aussi lancé sa carrière d’auteur de crimes internationaux par le massacre des Ivoirien(nes) depuis le 19 septembre 2002 pour atteindre son sommet le 29 mars 2011 par le massacre de plus de mille personnes en une seule journée à Duékoué dans l’ouest de la Côte d’Ivoire.
Un autre étudiant chef de la fesci blé goudé est en prison à la haye pour répondre contre des crimes contre l’humanité.
ahipeaud martial et soro guillaume jusqu’aujourd’hui n’ont fait face à la justice pour leurs crimes de sang contre les Ivoirien(nes)…

A toute la jeunesse Ivoirienne, je voudrais vous dire ce qui suit “ si une femme ou un homme politique vous rencontre sur le chemin de l’école et vous donne des armes dans le but de mas-sacrer vos compatriotes pour faire avancer ou pour que ces femmes ou hommes politiques ac-cèdent au pouvoir,il faudra leur dire qu’ils ne vous aiment pas”, car ils ou elles ne donnerons jamais des armes à leurs propres enfants!

Avez vous vu une fois les enfants de konan bédié, de dramane ouattera etc avec des armes? la réponse est non! avez vous vu leurs enfants jouirent des résultats de vos crimes ? la réponse est oui ! espérons donc que la jeunesse ivoirienne s’éloignent de ces femmes et hommes politiques criminels pour éviter cette situation de mars 2011 avec plus d’un millier de morts dans une seule journée dans l’ouest de notre Pays.

Cette grande souffrance de la Côte d’Ivoire, des Ivoirien(nes), nous l’avons partagé car malgré une situation intenable en Côte d’Ivoire ce mois de mars 2011,je suis arrivé à abidjan pour com-prendre ce qui se passait en Côte d’Ivoire. Pourquoi cette crise post-électorale avec tous ses massacres partout en Côte d’Ivoire ?

Mes enquêtes et recherches de terrain à Abidjan se sont passées bien dans les deux premières semaines malgré la situation sécuritaire intenable à abidjan.

Le jeudi 17 mars 2011, arrivé au Plateau le matin pour une rencontre avec une personnalité du conseil économique et social,brusquement des personnes commencèrent à courir vers nous et à la question de savoir ce qui se passe? Une Dame nous dit: “ monsieur ici à Abidjan lorsque tu vois des personnes courir, il faut aussi courir avant de chercher à savoir ce qui se passe ” et elle ajoute “ il faut chercher à quitter le Plateau car il y’a des combats vers la les tours administra-tives ou le camp Galliéni ”.

Nous rebroussons chemin vers l’hotel de ville du plateau sur les affirmations de cette Dame où nous tombons sur plusieurs éléments de la garde républicaine du général Dogbo Blé qui cher-chaient visiblement à sécuriser un large périmètre en se déployant.

Un élément m’interpella personnellement avec une politesse en disant: “ vous monsieur en cos-tume et interpella aussi les autres personnes en disant: “ vous autres civils quittez rapidement ce périmètre , traversez le boulevard de la république et éloignez-vous car des individus aussi habillés en civil peuvent nous attaquer à tout moment…

Ce 17 mars 2011, des combats se déroulaient du coté du camp Galliéni au plateau et ces soldats de la garde Républicaine qui se positionnaient pour un éventuel combat contre des éventuels assaillants ont sécurisé notre évacuation.

Cette situation que les rebelles et autres (commando invisible ) imposaient aux Ivoirien(nes) était traumatisante.

Cette expérience m’a permit de comprendre la profondeur de l’engagement du Général Dogbo Blé en faveur de notre Pays la Côte d’Ivoire…

O.D. Gervais: Scientifique Politique et Juriste Spécialiste du Droit International et Transnational.
www.abidjan.me

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