LUNDI.AM ET BHL : CONVERGENCE DES LUTTES ?

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LUNDI.AM ET BHL : CONVERGENCE DES LUTTES ?

Chers lecteurs de lundi.am,

Le Média a été gravement mis en cause dans un article paru sur le site lundi.am le 28 février dernier, sous le titre « Le Média sur la Syrie : naufrage du ‘journalisme alternatif’ » et portant la signature de Mme Sarah Kilani et M. Thomas Moreau. Si nous avons attendu avant de répondre aux contre-vérités et aux divagations qu’il contient, c’est que, tout d’abord, nous n’avons pas estimé qu’il s’agissait d’un travail sérieux.

Mais nous avons été ensuite surpris par l’intérêt suscité par un agglomérat aussi peu solide et des critiques aussi infondées. En quelques jours, grâce au pouvoir multiplicateur des réseaux sociaux et à l’hostilité que Le Média inspirait avant même d’avoir produit le moindre programme, le texte des contributeurs de lundi.am a été largement diffusé par toutes sortes « d’autorités » de la presse française, disposant de puissants relais, à l’image de l’improbable Bernard-Henri Lévy qui, dans Le Point, a repris leur argumentaire. Que cette publication de la gauche critique, lundi.am, se soit alignée sur la position des néo-conservateurs atlantistes nous a d’abord étonné. Mais le pouvoir de nuisance de ce texte ayant propagé des mensonges, il faut nous résoudre à devoir défaire méthodiquement ses raisonnements spécieux, bien que nous aurions préféré utiliser notre énergie pour participer à un débat utile sur la couverture des conflits contemporains, plutôt que de perdre notre temps à dissiper des sottises. Mais enfin, la bulle médiatique unanime nous étant tombé dessus avec les armes que lundi.am lui a fournies, nous devons bien aujourd’hui nous efforcer de montrer que les attaques de leurs contributeurs sont aberrantes.

Voici donc notre réponse à ce pamphlet bâclé qui a tant plu et tant servi à l’ordre médiatique dominant. Ordre dont lundi.am s’est fait, ironie de l’histoire pour des héritiers du situationnisme, le porte-flingue du moment.

L’article de lundi.am commence par une mise en cause des qualités professionnelles de notre correspondant à Beyrouth, Claude El Khal, en se fondant sur la présentation qu’il fait de lui-même sur son blog. Si leurs contributeurs avaient voulu faire preuve d’honnêteté avec vous, lecteurs, ils auraient souligné que ce n’est pas au titre de ces qualités qu’il intervient sur notre antenne, de la même manière que Mme Sarah Kilani n’intervient pas dans les pages de lundi.am au titre de son activité professionnelle de « médecin anesthésiste-réanimateur ». Mais admettons que semer la confusion dans l’esprit de leurs lecteurs était négligeable pour les auteurs de ce texte.

Sans même s’embarrasser de rappeler la mise en contexte de son analyse opérée par Claude El Khal dans la première moitié de son billet, l’article de leurs contributeurs déploie ensuite un raisonnement incohérent et infondé, sur le choix de ne pas diffuser, dans le cadre de son sujet, d’images provenant des quelques sources présentes à l’intérieur de La Ghouta orientale et qui étaient alors quotidiennement relayées par la presse internationale. Les auteurs du texte que lundi.am a publié estiment que cela « pourrait ressembler à de la négation de crimes de guerre », ce qui est non seulement insultant, mais également doublement stupide. Voici pourquoi.

D’abord, nulle part n’est-il fait mention des deux arguments avancés par Claude El Khal, pourtant élémentaires dans la pratique du journalisme, pour justifier son choix et qui méritaient, selon nous, d’être au moins débattus : d’une part, l’interrogation prudente des sources et, d’autre part, le refus de l’instrumentalisation de l’image de la violence à des fins spectaculaires ou « sensationnalistes » et, en fin de compte, politiques.

Nous, nous avons le respect de nos lecteurs.

D’abord, l’interrogation des sources et de leur situation concrète dans une zone de conflit de haute intensité comme La Ghouta orientale n’équivaut en rien à « la négation » de quoi que ce soit, bien sûr, sauf à dire que l’absence d’images postule l’absence de faits. Sans doute est-il bon de rappeler aux auteurs du texte publié par lundi.am que le réel n’a pas commencé à exister à l’invention de la photographie et de la télévision. Et de surcroît, qu’une image en soi ne « prouve » rien, comme l’ont abondamment montré les nombreux exemples de manipulation et d’interprétation erronée des images dans les guerres qui ont ensanglanté le XXe siècle ou l’essentiel des travaux de sémiologie des médias, par exemple, sans même parler de Guy Debord pour qui « les images existantes ne prouvent que les mensonges existants ». Mais ces questions sont tellement scolaires que nous ne pouvons que renvoyer leurs contributeurs aux abondants travaux universitaires de ces soixante dernières années, pour commencer.

Entre parenthèses – et ce serait burlesque si l’accusation n’était pas aussi grave –, leur usage du conditionnel est particulièrement malhonnête, dans la mesure où il ne fait qu’émettre l’hypothèse suivante : « Peut-être Le Média se rend-t-il coupable de négation de crimes de guerre ? » Peut-être… Ou peut-être pas. Pure insinuation qui, utilisée à l’encontre de la publication lundi.am, permettrait toutes sortes de flétrissures et d’amalgames injurieux dont nous nous abstiendrons, de manière à ne pas faire usage de procédés aussi pervers que ceux des auteurs du texte. Nous, nous avons le respect de nos lecteurs.

Ceci étant posé, il ne nous paraît donc pas nécessaire de répondre aux digressions suivantes des auteurs sur les vertus des outils technologiques d’analyse des images, sur l’existence ou non de « photos neutres » dans les guerres ou sur les opinions politiques des correspondants de guerre, en prenant de surcroît pour exemple l’immense photographe Robert Capa, dont on sait quel regard détaché et parfois ironique il posait sur la pratique de son métier au front. Sans doute serait-il d’ailleurs utile de rappeler aux contributeurs de lundi.am que le nom même de « Robert Capa » est celui d’un personnage fictif inventé par le facétieux et intrépide couple que le photographe André Friedmann formait avec Gerta Pohorylle, dite Gerda Taro, pour mieux « vendre » leurs images de la guerre d’Espagne à des journaux à fort tirage.

Par ailleurs, les digressions de leurs contributeurs ne répondent à aucune des questions que nous avons posées sur notre antenne. L’appel à la prudence formulé par Claude El Khal n’étant ni un amalgame de l’ensemble des images provenant des agences de presse dans un même ensemble définitivement disqualifié, ni une distinction absurde entre « images neutres » et « images partisanes », ni une discutaillerie sur l’état de conscience des reporters de terrain. Ni non plus, comme leurs contributeurs le répètent à l’envi tout le long de leur pamphlet, une défense et illustration du régime de Bachar al-Assad, de ses séides ou de ses donneurs d’ordre.

Qu’il nous soit donc permis de préciser son intention puisque, à l’évidence, les extrapolations de vos collaborateurs sont passées totalement à côté, au profit d’une très longue digression qui ne correspond absolument pas aux propos de Claude El Khal. Vous, lecteurs, en serez, nous l’espérons, plus instruits sur un débat qui nous paraît plus que nécessaire.

D’abord, l’interrogation des sources. Dans son billet, Claude El Khal ne prétendait pas théoriser le statut des informations provenant de zones de conflit en général. Au contraire, il se contentait de mettre en garde contre un usage imprudent et périlleux d’images en provenance de La Ghouta orientale, étant donné la situation concrète dans cette ville, les rapports de force internationaux actuels autour de la guerre en Syrie, étant donné aussi les acteurs d’un conflit qui ne sont pas que Syriens, et enfin aux nombreux cas problématiques d’influence des images sur le cours des guerres observés lors d’un passé récent, surtout s’agissant des conflits du Moyen et du Proche-Orient. Que l’on songe seulement à la somme de mensonges, d’intoxications, de fausses nouvelles et d’âneries plus ou moins volontaires diffusés avant, pendant et après les deux invasions de l’Irak en 1991 et 2003, le coup de force de l’OTAN au Kosovo en 1999 ou les opérations militaires étrangères en Libye en 2011… Cette énumération n’est pas exhaustive. Mais leurs contributeurs n’en font pas mention : cela mettrait en péril leur prétendue démonstration.

Dans son billet, Claude El Khal attirait donc l’attention sur le fait que le secteur soumis à l’offensive d’une extrême brutalité de l’armée de Damas et de ses supplétifs, appuyée par les forces armées russes, était encerclé. Et que les civils y sont piégés, non seulement par la présence tout autour de forces armées pro-gouvernementales qui se sont rendues coupables d’innombrables crimes dans toute la Syrie, mais aussi par leur instrumentalisation par les groupes armés insurgés qui s’y trouvent et qui ont unanimement, le 23 février dernier, dans une lettre ouverte au secrétaire général de l’ONU Antonio Gutteres, « rejeté catégoriquement toute initiative qui prévoit la sortie des habitants de leur maison et leur transfert vers n’importe quel autre endroit ». Comme vous le savez, les journalistes étant des civils, il ne nous paraît pas absurde de nous questionner sur les conditions concrètes de recueil et de diffusion d’informations depuis une enclave soumise d’un côté à un siège d’une violence extrême et, de l’autre, où des groupes armés interdisent toute sortie et qui, ainsi que l’a documenté Human Rights Watch fin 2015, ont eu recours à des pratiques barbares telles que l’encagement public de prisonniers et de leurs familles afin de « dissuader les attaques des forces gouvernementales ».

Nous disons que l’examen rationnel des conditions de production des images et, ensuite, de leur diffusion dans un programme comme notre journal quotidien, sous une forme très brève, nécessairement peu contextualisée, donc difficilement compréhensible pour le téléspectateur, est une démarche nécessaire. Le Média, et son correspondant Claude El Khal, ont choisi de répondre deux choses à ces questions : premièrement, étant donné la situation concrète du secteur et les nombreuses questions sans réponse que posent les documents provenant de la zone assiégée, que nous ne sommes pas en mesure actuellement de connaître avec certitude les conditions de tournage des images qui nous parviennent de La Ghouta orientale, même à travers des canaux traditionnels que sont les agences de presse internationales ; deuxièmement, que la diffusion de telles images à la signification vague, ou incomplète, dans le cadre d’un journal tel que celui que nous diffusons tous les jours à 20 heures, au milieu d’autres informations relayant d’autres images, ne nous a pas paru pas justifiée.

Ces questions, du reste, l’ensemble quasi unanime des médias français se les sont posées régulièrement dans le passé, après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, après les tueries de Charlie-Hebdo et du supermarché Hypercacher, celles du Bataclan ou de la promenade des Anglais à Nice, par exemple. Le maniement des archives est un exercice simple aujourd’hui : aussi vos contributeurs auraient-ils pu se souvenir que le Conseil supérieur de l’audiovisuel avait d’ailleurs, en juin 2017, sanctionné France Télévisions pour la diffusion d’images « choquantes » après l’attentat terroriste de Nice et que plusieurs médias, comme Le Huffington Post par exemple, avait choisi en septembre 2015 de ne pas diffuser l’image terrible d’un petit enfant noyé sur une plage de la mer Egée et avaient publiquement expliqué pourquoi. Mais s’agissant d’images en provenance des zones de conflit, qu’elles proviennent d’Afrique ou du Moyen-Orient, il n’y aurait pas matière à débat ?

Nulle part nous n’avons dit que nous prétendions contester à d’autres rédactions la liberté de faire d’autres choix (étant donné leurs formats différents, notamment), ni que nous prenions là une position de principe, qui vaudrait dans toutes les situations, à toutes les époques. Claude El Khal a répondu à des questions précises, posées par une situation précise et un contexte politique précis.

Encore une fois, les contributeurs de lundi.am tirent des conclusions générales d’un cas particulier, ce qui est un procédé qu’on appelle « l’induction », mais que nous pourrions tout aussi bien appeler « sophisme ». Ce n’est pas parce que, dans le cas de La Ghouta orientale, Claude El Khal exprime des réserves sur ce qui paraît peut-être des évidences à beaucoup de médias qu’il énonce une règle générale et indépassable du journalisme, qu’il engage la ligne éditoriale du Média pour tous les conflits du monde, ou même pour toutes les zones de conflit de Syrie. Il conduit un raisonnement, explique ses choix et propose des réponses à des questions. Lui faire dire autre chose est soit le signe d’un manque d’intelligence, soit le révélateur d’une évidente volonté de nuire. Ou les deux.

Que notre contribution à ce problème grave auquel les médias contemporains sont confrontés ait été interprétée par les contributeurs de lundi.am comme du « révisionnisme en temps réel bon teint », voire du « conspirationnisme avéré » ne démontre, par conséquent, qu’une série de choses, en réalité : les lacunes de leur outillage intellectuel, leur manque de culture sur les accusations qu’ils profèrent, leur préjugés malveillants à notre encontre, l’indigence de leur capacité de raisonnement, leur projet de désinformation de vos lecteurs et leur méconnaissance de l’état de la réflexion contemporaine sur la diffusion d’informations depuis les zones de conflit.

Lundi.am peut très bien faire le choix d’œuvrer à la victoire des groupes fondamentalistes armés qui combattent la dictature syrienne et leurs tuteurs internationaux : c’est sa liberté.

Plus complexe, donc plus difficile à appréhender par les deux contributeurs de lundi.am, l’autre question soulevée par Claude El Khal a, identiquement, été largement ignorée. Cette question était : quelle règle un média comme le nôtre entend-t-il respecter, face à l’utilisation récurrente d’images de violence, à notre époque, dans des campagnes de communication politique ? La réponse des deux contributeurs est : aucune, pourvu que les images proviennent du camp qu’ils soutiennent. Encore une fois, il appartient à lundi.am de soutenir la victoire d’un camp contre l’autre dans les conflits violents qui ensanglantent la planète. Lundi.am peut très bien faire le choix d’œuvrer à la victoire des groupes fondamentalistes armés qui combattent la dictature syrienne et leurs tuteurs internationaux : c’est sa liberté. Mais c’est là sans doute notre différence fondamentale. Car au-delà de l’appréciation que nous pourrions porter sur tel ou tel belligérant dans et autour de La Ghouta orientale, nous n’entendons pas faire du Média un instrument de mobilisation des belligérants défigurant le monde selon nos préférences politiques, mais avant tout un instrument de compréhension des événements contemporains. Loin de plonger les téléspectateurs dans « les eaux glacées du relativisme total et une reprise sans filtre de la rhétorique justement développée depuis le début de la révolution par Bachar el-Assad » comme l’affirment les contributeurs de lundi.am, notre volonté est de prendre du recul par rapport à un événement d’une puissante charge émotionnelle et de réfléchir aux conséquences de ce qui nous apparaît comme de fausses évidences dans la pratique du journalisme. Il est donc assez sidérant de voir qu’on reproche au Média de ne pas prendre parti, alors même que Le Média est accusé d’être de parti-pris !

Nous l’avons dit et répété. Notre manifeste fondateur est clair. Nous souhaitons être un média humaniste, soucieux de la dignité des victimes et plus sensibles aux initiatives de paix qu’aux appels à la guerre. Instruits par l’histoire, nous sommes solidaires du peuple syrien, qui est la première victime des tueurs qui font régner leur loi et des fanatiques qui ont piraté sa révolution. Nous mettons en garde contre l’instrumentalisation des médias et de leur puissance sur les affects par les partisans d’une intervention militaire occidentale en Syrie et nous mettons en garde contre les conséquences désastreuses d’une internationalisation plus large, plus grave, plus incontrôlable, de la guerre en Syrie.

En exprimant notre volonté de prudence dans notre usage des images et notre appréhension méfiante des efforts de propagande autour du conflit syrien, nous aurions donc « renvoyé dos à dos bourreaux et victimes », ce qui serait un « procédé rhétorique bien connu qui permet de relativiser les crimes de l’agresseur », affirment encore les contributeurs de lundi.am. Notre positionnement en faveur de la paix serait une manière de mettre « crosse en l’air » afin de « mieux laisser faire en Syrie les puissants, les forts, les dépositaires de la violence soi-disant légitime », disent-ils encore. C’est gravement déformer notre position, qui est de préférer à toute entreprise d’appel à la mobilisation belliqueuse les voies et moyens de cessation des violences, sans que cela ne préjuge en rien de nos sympathies ou nos vœux sur l’issue du conflit d’un pays qui, nous le rappelons à toutes fins utiles, n’appartiennent qu’aux Syriens, et rien qu’aux Syriens. En fait de « procédés rhétoriques », en voilà un bel échantillon : le même que l’ancien président des Etats-Unis George W. Bush avait utilisé en disant que « ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous ». Pire encore : c’est un procédé qui consiste à nous faire dire des choses que l’on ne dit pas, puis à s’offusquer qu’on les ait dites. Cela s’appelle vous enfermer, vous lecteurs, dans un cercle vicieux et vous mentir.

Donc, que les choses soient claires une fois pour toutes. Claude El Khal a été explicite à ce sujet mais, malheureusement pour vous, lecteurs, les contributeurs de lundi.am ne reprennent ses propos que pour les mettre en doute. En Syrie, nous sommes bouleversés par les souffrances de la population prise dans les combats et nous en tirons les conséquences pour notre travail. Nous saluons le courage et l’application des reporters de guerre qui témoignent, avec leurs moyens, de la douleur et de l’épuisement des civils coincés dans une guerre monstrueuse. Nous soutenons, dans la bataille de La Ghouta orientale, les voix et les efforts de ceux qui appellent à faire cesser durablement le massacre, les voix et les efforts de ceux qui s’efforcent de faire cesser les tueries, lesquelles ne se résument d’ailleurs pas à cette ville, ou à Damas, ou à Afrine, ou à Alep ou à Mossoul.

Eh bien non, c’est maintenant clair, ce n’est pas Le Média qui prône l’intensification de la guerre et l’aggravation des violences contre les civils.

Les contributeurs de lundi.am mélangent par ailleurs, dans leur texte, le sujet présenté le 23 février par Claude El Khal dans le Journal du Média et l’interprétation qu’ils font de « posts » de blog anciens, voire de « tweets ». Pour notre part, nous ne pousserons pas la critique jusqu’à l’exploration édifiante des publications antérieures de Mme Kilani ou de M. Moreau sur les réseaux sociaux ou ailleurs : mais, si vous souhaitez connaître notre avis sur les publications de Claude El Khal, nous engageons simultanément lundi.am à faire toute la lumière, dans l’intérêt de ses lecteurs, sur les propos publics tenus sur les réseaux sociaux par ces deux procureurs improvisés.

Enfin, la conclusion de l’article des contributeurs de lundi.am est d’une indécence rare, qui ne peut pas rester sans réponse. Dans un court paragraphe honteux, ils avancent le nom de l’immonde Darquier de Pellepoix et les mensonges ignobles de Robert Faurisson pour prétendre que « la rhétorique » de Claude El Khal « se situe dans le registre du premier pas vers le négationnisme ». Non seulement les contributeurs de lundi.am imputent à Claude El Khal, et par extension au Média, la commission d’un crime puni par le code pénal, mais ils ajoutent une injure infâme à la diffamation caractérisée en sous-entendant que le travail de l’un de nos collaborateurs pourrait aboutir « un jour à une ignominie semblable sur La Ghouta ou Alep si l’on n’y prend pas garde ». Eh bien non, c’est maintenant clair, ce n’est pas Le Média qui prône l’intensification de la guerre et l’aggravation des violences contre les civils.

La Rédaction du Média

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