Côte d’Ivoire: Assassinats d’enfants; Bavures(?) des forces de l’ordre; Blocage de la CEI: Trop c’est trop!

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ASSASSINATS D’ENFANTS ; BAVURES(?) DES FORCES DE L’ORDRE ; BLOCAGE DE LA CEI… :
TROP C’EST TROP !

DECLARATION :
GRADDH-AFRIQUE APPELLE A LA REMOBILISATION DU FRONT DE L’OPPOSITION CONTRE LE REGIME !
• Dans ces dernières semaines, GRADDH-AFRIQUE observe que la Côte d’Ivoire et ses populations vivent une psychose due au phénomène d’enlèvements et d’assassinats de plusieurs ENFANTS et des jeunes, pour des fins rituelles.
Ce phénomène a atteint son paroxysme de cruauté avec l’enlèvement et l’assassinat, dans des conditions tragiques, dans le weekend des 24 et 25 février 2018, du petit Traoré Aboubakar Sidick dit BOUBA, âgé de quatre ans. Sans oublier le cas d’assassinat non moins célèbre de la collégienne de 13 ans à Mbahiakro ; ce qui a d’ailleurs suscité la colère des populations de Mbahiakro où les locaux de la brigade de gendarmerie ont été saccagés.
• Mais la réaction du Chef de l’Etat Alassane OUATTARA, face à ce drame national fut « bien molle » ! Car, ce que les populations d’un pays attendent de leur Premier Magistrat, c’est moins les paroles de condamnations que des actes concrets pour éradiquer un tel fléau, tout comme celui des « Microbes ». HELAS !
• Parallèlement à ces assassinats, contre lesquels ils sont incapables de réagir efficacement, des agents de forces de l’ordre se rendent de plus en plus coupables de bavures ou de crimes sur des citoyens ; ce qui a souvent provoqué des soulèvements de populations dans les localités concernées.
Ce fut le cas à Bloléquin, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire où, le samedi 17 février 2018, un gendarme aurait ouvert le feu et tué un jeune de la ville ; ce qui provoqua des émeutes de la part des populations qui ont à leur tour tué un gendarme et saccagé la gendarmerie et les domiciles des préfets et sous-préfets. Le dernier cas en date concernant ce type de crimes, est celui survenu ce 13 Mars 2018 à Bangolo, où un gendarme aurait abattu (par erreur ?) un jeune photographe ; ce qui a failli dégénérer gravement dans la ville.
On se souvient aussi que le samedi 27 mai 2017, en plein jour et devant une foule, des éléments de la gendarmerie d’Arrah, une localité du Centre-Est du pays, avaient abattu – par erreur disaient-ils aussi – six personnes, dont cinq agents d’une société de pompes funèbres.
• Enfin, le front sociopolitique ivoirien s’est à nouveau rallumé en Côte d’Ivoire, avec la question de la Commission Electorale Indépendante (CEI). Et le pays se trouve encore une fois en DANGER !
En effet, selon les directives de la Résolution 2062 du Conseil de Sécurité des Nations Unies et surtout conformément à la Décision rendue par la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, la CEI actuelle de la Côte d’Ivoire doit être dissoute et recomposée !
Le régime de M. OUATTARA l’admet certes ; cependant il refuse de s’exécuter. Pire, M. OUATTARA se prépare à organiser des élections sénatoriales totalement illégales !

Pour toutes ces raisons, et devant l’insécurité grandissante et très préoccupante en Côte d’Ivoire, ainsi que les troubles à l’horizon du fait de la crise contre la CEI ;
GRADDH-AFRIQUE, membre de EDS, lance un appel à tous les membres de cette coalition de l’opposition, ainsi qu’à tous ceux qui contestent la CEI actuelle, notamment les Organisations de la Société civile, à se mobiliser, afin de contraindre le régime de M. OUATTARA à :
1. Garantir la sécurité de tous les habitants du pays et de leurs biens ;
2. Dissoudre la CEI actuelle et la recomposer.
GRADDH-AFRIQUE appelle enfin LE PEUPLE DE CÔTE D’IVOIRE, dans toutes ses composantes, à se mobiliser, pour faire échec au régime-Ouattara en 2020.
Fait à Rome, ITALIE, le 14 Mars 2018
Pour GRADDH-AFRIQUE
Le Président

Dr BOGA Sako Gervais

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