FPI: Le sens de mon combat

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Pour bon nombre de personnes proches de notre Parti, je serai loin de la plaque en me focalisant trop sur l’âge des hommes politiques de notre pays au lieu de m’intéresser à autre chose. Quelle chose? la-dessus, elles restent bouche bée. Serait-ce à m’intéresser aux sujets que sont la reconnaissance d’Affi de sa carrière politique par Gbagbo ou encore du respect comme dans une secte d’un certain gourou dont on dit qu’il est membre-fondateur? Non! J’ai un combat et il est non seulement idéologique mais de principe. Aussi bien comme l’affirment les sociologues, nous sommes hommes et nous devons respect aux règles que nous avons mises en place, il y’a bel et bien aussi en politique, des règles non écrites mais qui sont bien encrées et dans la conscience collective et en tout être humain. Ce sont les règles qui relèvent de l’éthique. L’éthique, c’est la règle de sa propre conscience et elle doit guider toute action politique. La règle dit par exemple que le Pr d’un pays peut puiser dans les caisses de l’état pour s’offrir une chambre d’hôtel une fois à l’étranger. L’éthique me dira que même si cela est vrai que l’état peut, par exemple payer mes frais d’hôtel, devrais-je choisir les hôtels de luxe et y séjourner des mois quand je sais que les populations que je gouverne sont dans une pauvreté absolue? , me dira l’éthique. Toutes les règles n’ont donc pas besoin d’être écrites.

Mon combat donc, c’est d’appeler â une alternance au sein de notre Parti. L’alternance n’est pas seulement du fait de demander à Ouattara de s’effacer pour faire place à un autre mais aussi demander à nos leaders au sein du FPI de s’effacer pour faire place à une nouvelle énergie, de nouveaux hommes qui feront avancer le parti. J’étais élève et j’ai entendu parler de Sangare Abdourhamane. 30 ans plus tard, au moment où je m’apprête moi à ranger ma vie pour entrer dans l’ère de ma retraite professionnelle, je refuse qu’on en vienne à nous battre encore pour ses hommes! L’alternance politique, ce n’est pas seulement Ado. L’alternance politique, c’est aussi eux et le leur dire n’est pas un manque de respect. Nous sommes dans un Parti où nous pouvons exprimer nos idées sans aucune sorte de censure! 30 voire 35 ans à la direction du Parti, cela ressemble à un pouvoir chinois ou nord-coréen! Il faut s’y opposer non seulement par principe idéologique mais par respect et affirmation de soi. Plus de 30 à la direction du FPI, je demande à Sangare de laisser le tablier à une nouvelle génération. Je refuse d’accepter que notre politique éducative se fasse par des hommes qui ne savent rien de ce que sera notre école dans 20-30 ans. Je refuse d’accepter que des gens qui ont plus de 80 ans fassent encore des propositions pour notre avenir économique. Je le refuse. C’est nous l’avenir et c’est nous qui devons le bâtir!

Aujourd’hui, je suis conseiller municipal à la commune de Lomma en Suède. J’y ai été élu après avoir été appelé par les sociaux-démocrates Suédois pour mes idées. Avec eux, j’apprends et je vois surtout comment les Partis suédois font la promotion du genre et des âges. Par exemple, certains Partis ont exigé lors des prochaines consultations électorales que 40% de leurs candidats aient moins de 30 ans! Ce n’est pas le cas chez nous au FPI ou on continue de faire la promotion des dinosaures! Je dis Non!

Quand la Paix sera revenue dans notre Parti, j’appellerai le camarade Okou qui lui aussi, entre dans la catégorie des dinosaures de rendre son tablier. Je me mettrai aussi de côté et le consensus se fera autour d’une nouvelle personne qui va diriger notre Parti en Suède. On ne peut pas diriger le Parti parce qu’on a offert un bœuf à un membre du Parti. Bœuf qui du reste est devenu humus depuis longtemps !

Nous exigeons l’excellence!

Henri Gossé

Représentant du FPI en Suède et en Norvège

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