Taux élevé d’accidents en Côte d’Ivoire : La passivité coupable de la police nationale y est pour beaucoup !

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Le ministère l’Intérieur et de la sécurité a organisé, la semaine dernière, un séminaire au cours duquel il a fait le bilan des accidents de la circulation. Le ministère de la Santé y était représenté. Mais j’ai été fort étonné de l’absence du ministère des Transports. Selon le Directeur de la police nationale, le Général Youssouf Kouyaté, les causes sont, entre autres, le très jeune âge desconducteurs (15 à 20 ans), la conduite en état d’ébriété, la méconnaissance et le non-respect du code de la route, la délivrance dans des conditions obscures du permis de conduire, etc.
A la lecture, on constate simplement que notre police nationale n’a aucune responsabilité. Et pourtant, elle a une très grande responsabilité. C’est elle la force publique qui laisse faire. C’est quotidiennement que l’on voit circuler des véhicules sans visite technique, sans phares, avec des pneus lisses, conduits par des chauffeurs ivres sans que la police ne réagisse. Le décret sur la non utilisation des portables au volant est-il respecté ? La police sévit-elle ? Le ministère des transports n’a pas de police pour réprimer ?
Pire, il est reconnu, alors que le ministre des Transports prend des décisionscourageuses (suspension récente de vingt auto-écoles, limitations de l’âge des véhicules) que la police délivre des papillons permettant à des personnes de circuler sans pièces, et même en remplacement du permis de conduire qui n’existe même pas.
De plus, le Conseil des ministres a créé une commission nationale de sécurité routière qui ne s’est jamais réunie, dit-on, parce que les ministères concernés n’y ont jamais désigné leurs représentants. Alors que cette commission était censée fédérer toutes les structures pour combattre l’insécurité sur nos routes.
Pour terminer, que la police nettoie devant sa porte avant de vouloir accuser inutilement les autres acteurs.
De notre point de vue, quand on observe l’actualité gouvernementale, il nous semble que seul le ministère des Transports prend des actes courageux. Les autres départements, au-delà des querelles de positionnement, devraient l’accompagner plutôt que d’essayer de torpiller ses actions.
M.B. (Libre penseur)

lebanco.net

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