Fin d’année 2017 : L’adresse à la Nation de Abel NAKI, Président-Fondateur du Cri-Panafricain.

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Ivoiriens, Ivoiriennes, amis de la Côte d’Ivoire, chers concitoyens, il me plait en cette fin d’année de vous adresser ce message, en vous souhaitant de passer de bonnes fêtes dans la paix, la quiétude, la cohésion et l’affection familiale. Que cette nouvelle année 2018 qui vient soit pour vous et pour la Côte d’Ivoire celle de tous les défis, de la restauration, du partage, de l’unité et de la réconciliation.
Comme bien d’autres années derrière nous, 2017 a été une année riche en évènements. Au sein de l’opposition politique, nous avions des défis à révéler. Combien cela aura été dure de réussir parfois et d’échouer à la fois. Cette année qui va passer aura plus été marquée par l’inconstance sécuritaire avec son corolaire de mutineries déstabilisatrices troublant la quiétude et la sureté du peuple ivoirien. Nous avons toujours été favorables à une pacification de la Côte d’ivoire. Mais malheureusement, les gouvernants semblent tirer profit de la prolifération et du non contrôle des armes en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui plusieurs clans progouvernementaux se préparent à la fin du règne d’Alassane Ouattara, et Dieu seul sait jusqu’à quel niveau ils sont prêts à s’investir pour s’imposer. La Côte d’Ivoire selon plusieurs rapports d’ONG internationales est semblable à une véritable poudrière qui si elle explose pourrait provoquer la chute de tous. Le quotidien des ivoiriens reste, lui, inchangé avec la pauvreté grandissante, le rattrapage ethnique, le taux de chômage qui grimpe sans jamais être freiné, les grèves dans la fonction publique sonnent le glas de l’échec des différents gouvernements d’Alassane Ouattara.
Je réitère notre attachement à la paix et à ses valeurs dans l’intérêt supérieur de la nation. C’est pourquoi j’appelle les uns et les autres au bon sens en cultivant l’amour du prochain et la tolérance en vue de consolider le tissu social déjà assez fragile.
En Côte d’Ivoire, depuis 2011, les droits de l’homme sont bafoués, les libertés et la dignité de certains concitoyens leur sont ôtées pour des opinions politiques divergeant de ceux des gouvernants. Nous avons plusieurs prisonniers politiques qui croupissent dans les prisons. J’ai une pensée pour Sam L’Africain, Samba David, Nestor Dahi, Simone Gbagbo et tous ces nombreux autres anonymes détenus. Je leur apporte tout mon soutien dans ces moments pénibles qu’ils traversent, je console leurs familles, leurs amis et proches. Nous devons savoir tirer les leçons de nos expériences passées et nous projeter avec espoir dans le futur.
Au gouvernement ivoirien, je recommande l’apaisement, la clémence et la relaxation de tous ces prisonniers politiques.
A l’opposition, je demande à chacun un examen de conscience, car il n’y a que par ce processus que nous retrouverons la lucidité pouvant nous permettre de mener efficacement la lutte que nous avons si bien entamée depuis 2011. 2018 doit être l’année de l’union, du pardon mutuel et la fédération des forces.
Aux militants du Cri-Panafricain, mon cher parti, je salue votre engagement et votre dévouement pour le rayonnement de notre parti politique parmi l’élite. 2018 doit être pour nous une année de défis énormes. Nous redoublerons les efforts déjà consentis en 2017. Où que vous soyez en Côte d’Ivoire, je vous adresse mes vœux les meilleurs.
Pour la Côte d’Ivoire, je prie pour une société ivoirienne plus juste, où les citoyens sont égaux en ayant les mêmes chances. Où la peur et la suspicion sont bannis. Que nous puissions dépasser nos différences politiques et sectaires pour nous engager véritablement sur le boulevard de la réconciliation et de l’unité, seules garanties crédibles pour une Côte d’Ivoire prospère.
Chers concitoyens, nous avons eu des années pour nous haïr, vivre dans la défiance, la méfiance en nous faisant toutes sortes d’animosités. Ceci jusqu’à quand ? Quand saurons-nous enfin nous regarder et dépasser nos intérêts personnels ? Il nous faut consentir bien de sacrifices pour réussir à hisser la Côte d’Ivoire à un niveau de démocratie bien meilleur. C’est pourquoi je décrète cette année 2018, année du sacrifice personnel pour la Côte d’ivoire.
Je ne saurais faire tomber les rideaux de ce discours sans adresser mes vœux les meilleurs au président Laurent Gbagbo et au ministre Charles Blé Goudé, tous deux encore détenus à la Haye. Seul notre humilité, la paix et la réconciliation pourront leur rendre la liberté.
Au peuple ivoirien dans tout son grand ensemble, je réitère mes vœux les plus favorables pour la nouvelle année qui s’annonce.

Bonne heureuse année 2018 à tous !

Je vous remercie
Abel NAKI

Source:
Gael Lakpa, Directeur de Cabinet Adjoint
en charge de la communication du président Abel NAKI.

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