Soro à son arrivée : « Coup d’État ? Nous ne commettrons pas cette erreur »

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De retour d’Europe dimanche 22 octobre 2017 après y avoir passé plusieurs semaines, le président de l’Assemblée nationale de Cote d’ivoire a fait la déclaration ci-dessous au pavillon d’honneur de l’aéroport international Felix Houphouët Boigny.

« Je suis de retour en Cote d’ivoire après un long séjour en Europe. C’est un sentiment de joie de retrouver mon pays. Et je veux remercier les uns et les autres qui ont tout fait pour garder le moral avec nous. Je suis venu pour prendre ma place dans le jeu politique, pour non seulement contribuer à l’apaisement , mais aussi à continuer à travailler à la réconciliation et à la paix en Côte d’Ivoire. Voilà le message d’apaisement que je voulais lancer une fois ici en Côte d’Ivoire.
En ce qui concerne mes relations avec le Président de la République, je peux vous assurer quelles sont bonnes. Je m’emploierai en toute humilité à faire en sorte que les relations avec le Président de la République soient bonnes. D’ailleurs dans les prochains jours, avec beaucoup d’humilité, j’irai voir le Président de la République pour parler lui. Je pense que l’une des leçons que nous devons tirer des crises que nous avons connues, c’est l’arme du dialogue. On a beau être fâché ou mécontent, mais on finit toujours par s’asseoir pour discuter et dialoguer (…) Je suis convaincu que le dialogue triomphera.
En ce qui concerne mon collaborateur qui est détenu à la Maca, vous comprendrez que je ne puisse me prononcer sur une question qui est pendante devant la justice. Je ne veux pas avoir à livrer des états d’âme, mais en ma qualité de président de l’Assemblée nationale, il est de mon devoir de faire confiance à la justice de mon pays (…).
Il n’est de l’intérêt de personne que la tranquillité des Ivoiriens soit troublée. Et il ne sera pas dit que je vais y contribuer, bien au contraire je vous ai dit mon engagement malgré quelques soubresauts que nous pouvons connaître, à travailler à l’apaisement. C’est l’occasion pour moi de lancer un appel à tout le monde pour que nous allions dans le sens du dialogue et de la tranquillité. Il ne faut donner raison à ceux qui agitent le chiffon rouge du coup d’État permanent, ou de la déstabilisation permanente pour exister. Nous ne commettrons pas cette erreur. Nous allons continuer de véhiculer le message de la paix (…) Certains ont intérêt à ce qu’il n’y ait pas la paix. Quand la paix existera, ils n’existeront pas. Il faut qu’il y’ait la paix dans ce pays. Et je vais y travailler ».
Joël T
L’Intelligent d’Abidjan

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