Ahoussou Jeannot et le SG de l’Assemblée nationale mis au fauteuil blanc

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Le calendrier réaménagé des séances à l’Assemblée nationale pour la période du 25 septembre au 22 Décembre 2017 a été adopté. Il prévoit notamment des questions orales avec débats selon le programme ci-dessus.

Le 12 Octobre 2017 :
– Question orale déposée par le Groupe VOX POPULI relative à la sécurité et au phénomène des « microbes »,
– Question orale déposée par le groupe VOX POPULI relative à aux problèmes que connait la filière Café/Cacao,
Le 19 Octobre 2017 :
– Question orale déposée par le groupe VOX POPULI relative à la crise dans les milieux scolaire et universitaire liée aux frais d’inscription annexes,
– Question déposée par le Député de Fresco Alain Lobognon relative à la Réforme des modalités de passage en classes supérieures dans le primaire et le secondaire,
Le 09 Novembre 2017 :
– Question orale déposée par le groupe VOX POPULI relative à la dégradation du réseau routier ivoirien.
C’est le Jeudi 21 septembre 2017, qu’avait eu lieu la 4èmeconférence des présidents (un organe de l’Assemblée nationale) depuis de la nouvelle législature, en vue de l’adoption de ce nouveau calendrier réaménagé des travaux des parlementaires, en présence d’Ahoussou Jeannot, ministre d’État , chargé des relations avec les institutions. La rencontre devait être dirigée par le président de l’Assemblée nationale. Guillaume Soro. Finalement c’est le vice-président, Diawara Mamadou qui avait conduit les travaux, pour la troisième fois. À cette occasion, les choses ont tourné à une véritable séance de critique à la fois sur le fonctionnement de l’institution elle-même, mais aussi et surtout sur les relations avec les membres du gouvernement. L’ex Premier ministre Ahoussou Jeannot et le secrétaire général de l’Assemblée nationale ont presque été mis au fauteuil blanc.
Des députés ont exprimé à Ahoussou Jeannot leur mécontentement devant le laxisme dont font preuve certains ministres convoqués pour défendre des projets de loi pendant les travaux en commission. Alors qu’ils sont annoncés des semaines avant, c’est seulement, dans bien des cas, à 24 heures de leur venue que ces ministres informent les députés de leur indisponibilité. Une situation qui selon notre source, se serait produite plus d’une fois. De sorte que plusieurs projets de lois qui devaient être débattus au cours du premier programme sont reconduits, notamment, le projet de loi portant ratification de l’ordonnance fixant les taux du Droit unique de sortie (DUS) applicable aux cerises de café, aux fèves de cacao et aux produits dérivés du café et du cacao, le projet de loi portant réduction du taux de Droit unique de sortie (DUS) applicable aux entreprises de transformation du cacao, et le projet de loi de finances rectificatives portant budget de l’État pour la gestion 2017.
« Déjà que les populations pensent que nous sommes juste une caisse de résonnance, si nous devons encore nous tourner les pouces sans avoir rien à faire, c’est grave », aurait lâché un député. Le ministre d’État Ahoussou qui a dit ne pas être au courant de la situation, a néanmoins promis de prendre toutes les dispositions pour son règlement.
S’agissant du secrétaire général de l’institution, les élus lui reprochent de n’avoir pas encore informé de façon officielle, par courrier, le gouvernement de cette situation qui perturbe les travaux des députés. En plus, certains d’entre eux ne comprennent pas pourquoi, 10 mois après leur élection, ils ne sont pas encore rentrés en possession de tous les avantages liés à leur fonction au sein de l’Assemblée nationale. Ils ont évoqué les voitures de fonction des vice-présidents de l’Assemblée nationale, des présidents de commission et présidents de groupes parlementaires, qui restent encore détenues par les anciens occupants de ces postes dont certains ne sont même plus députés. Pis, jusqu’ici, le nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale n’a pas encore été voté. L’institution fonctionne selon l’ancien règlement qui est caduc, du fait du changement de Constitution intervenu dans le pays en 2016.
L’absence du président de l’Assemblée nationale n’a pas été évoquée, même si son ombre a plané et pesé sur les échanges. Sans dire qu’il est en mission officielle pour le compte de l’institution, ni confirmer qu’il est parti pour trois mois ( retour fin novembre 2017), la réunion a retenu que l’homme travaillerait à l’extérieur dans le cadre du positionnement de l’Assemblée nationale, tandis qu’un élu a évoqué des cours de perfectionnement en Anglais.
Afrikipresse

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