Côte d'Ivoire/Yamoussoukro – Bilan de ses activités de l’ADDR 18.171 ex-combattants introuvables

| Société | Le Nouveau Courrier-27/01/2015

A l’initiative de l’Autorité pour le désarmement, démobilisation et réinsertion (ADDR), un séminaire a lieu depuis le week-end dernier à Yamoussoukro sur le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion en cours.

A la date d’aujourd’hui, l’effectif des armements recueillis est de 19.749 armes composées de fusils de petits calibres, d’obus, de roquettes et des grenades qui ont été récupérées par l’ADDR et un nombre impressionnant de munitions à savoir 1.204.719 cartouches de petits calibres collectées. Partant du ratio de 210 cartouches par ex-combattant équivalents à une arme, le nombre de cartouches collectées correspond à 5.737 armes. Tenant compte de cette hypothèse, l’armement collecté revient à 25.499. Quant au ratio armement/réinsertion, il est évalué à 55%. De ces armes, 3.228 sont en attente de marquage à Abidjan et dans une quinzaine de localités à l’intérieur du pays. Ce sont 46.031 ex-combattants composés d’ex-forces armées des forces nouvelles (ex-rébellion), d’ex-groupe d’auto-défense qui ont été réinsérés-réintégrés dans divers secteurs d’activités, soit 62% de l’effectif de planification.

Par ailleurs, le premier responsable a fait une révélation. Sur 28.472 ex-combattants, 18.171 sont introuvables. Certains, selon lui, vivraient hors du territoire national et d’autres voulant à tout prix intégrer les rangs des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) refusent d’adhérer au processus. A cela s’ajoute les groupes d’auto-défense gagnés par la méfiance. Il a alors souhaité que l’état-major annonce officiellement l’octroi des matricules pour accélérer le processus.

Voici en substance ce qui ressort du bilan des activités de l’exercice 2014 de l’Autorité pour le désarmement, la Démobilisation et la Réinsertion (ADDR) au 31 décembre 2014 présenté par Fidèle Sarassoro, directeur de cette institution placée sous l’autorité du Conseil nationale de la sécurité (CNS). C’était le lundi 26 janvier dernier lors du séminaire-bilan qui a ouvert ses portes à l’hôtel président de Yamoussoukro le 23 janvier pour prendre fin le 29 janvier prochain.

Au regard de cette situation, aux dires du directeur de l’ADDR , il est prévu dans les meilleurs délais avec l’ONUCI, les FRCI et la ComNat le marquage des armes restantes en plus de l’intensification du désarmement communautaire avec l’appui de l’ONUCI, la ComNat en y associant des ONGs et associations ainsi que les leaders politiques, traditionnels et religieux. Des défis à relever vu l’existence encore, selon lui, d’armes détenues de façon communautaire dans certaines zones (ouest, sud-ouest, sud-est).

De l’avis du directeur, si au total 13.860 ex-combattants sont en instance de socialisation qui, visant à faciliter leur retour à la vie civile et leur acceptation par la communauté dans différents sites répartis sur le territoire national entre autres l’obstination de certains d’entre eux à vouloir intégrer les forces armées, l’occupation dans des activités contractuelles ou saisonnières mettent à mal le processus.

Les travaux de cette rencontre qui a regroupé les préfets de région, des maires et des partenaires de l’ADDR tournaient autour de quatre axes majeurs. A savoir établir le bilan des activités de 2014, dégager les perspectives pour 2015 et dresser la feuille de route, réfléchir au post-Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et esquisser des propositions à faire aux autorités compétentes sur ce sujet et sensibiliser la chaîne préfectorale et certains maires de ce que devra être le processus DDR en 2015. Outre ces grands axes de réflexion, étaient également à l’ordre du jour l’examen des recommandations du séminaire international initié par l’ADDR à Abidjan et Bouaké du 4 au 6 novembre dernier, l’élaboration du plan de travail de 2015et surtout le lancement d’une application d’accès à la base de données des ex-combattants. Application d’accès qui permettra désormais aux autorités préfectorales et sécuritaires (police et gendarmerie) mais aussi à toute personne autorisée d’accéder à la base de données des ex-combattants et de vérifier leur statut.

Pokou Cédrick Nzué
Correspondant régional

 

          Lu Fois




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