Côte d'Ivoire: l'OFFPI dénonce les conditions de détention d'Antoinette Meho et exige sa libération
© ():Tout en exhortant toutes les femmes actives de gauche à se mobiliser contre « la dictature du pouvoir en place », Marie-Odette Lorougnon appelle tous les militants et toutes les structures du Front Populaire ivoirien à se tenir en ordre de bataille pour exiger et obtenir la libération de «la camarade Meho Antoinette et de tous les prisonniers d’opinion injustement détenus dans les geôles du pouvoir en place.»


| Politique | Koaci - 16/08/2016

Côte d'Ivoire: Les femmes du parti de Laurent Gbagbo dénoncent les conditions de détention d'Antoinette Meho et exige sa libération

L’Organisation des Femmes du parti de Laurent Gbagbo, le Front Populaire Ivoirien (OFFPI), par la voix de la Secrétaire nationale Marie Odette Lorougnon, condamne fermement l’arrestation d’Antoinette Meho intervenue le mercredi 10 août dernier, qu’elle considère comme une nouvelle atteinte aux libertés fondamentales.


ans une déclaration de presse, Odette Lorougnon exige la libération immédiate et sans condition de la «camarade Meho Antoinette » membre du Bureau National de l’OFFPI.

Elle demande à toutes les femmes du parti parti fondé par Laurent Gbagbo Laurent Gbagbo de se tenir prêtes à agir où que de besoin pour que leur sœur recouvre au plus vite la liberté qui vient de lui être si lâchement ravie.

Tout en exhortant toutes les femmes actives de gauche à se mobiliser contre « la dictature du pouvoir en place », Marie-Odette Lorougnon appelle tous les militants et toutes les structures du Front Populaire ivoirien à se tenir en ordre de bataille pour exiger et obtenir la libération de «la camarade Meho Antoinette et de tous les prisonniers d’opinion injustement détenus dans les geôles du pouvoir en place.»

La Secrétaire nationale du bureau national du parti de Laurent Gbagbo Search Laurent Gbagbo rappelle que l’arrestation de Meho s’est faite dans la violence et affirme ignorer les raisons de « l’enlèvement de cette militante engagée.

«La raison de ce énième acte barbare de musellement des libertés, dont madame Meho est aujourd’hui le martyr, demeure inconnue, » précise Lorougnon.

«Rentrée le mardi 09 août d’un voyage pour raisons de funérailles, madame Meho Antoinette et sa famille (son mari et ses enfants) reçoivent le lendemain (mercredi 10 août) la visite de personnes en tenues civiles, lui intimant l’ordre de les suivre. Alors qu’elle voulait en savoir davantage, ces messieurs déclinent leur identité, se réclamant des forces de l’ordre. A quoi madame Meho a demandé, en plus des raisons de son interpellation, les documents administratifs qui fondent cette injonction (mandat d’amener, par exemple).

Il n’en fallut pas plus pour que se déchaine la furie de ces mandatés, qui exercèrent une violence inouïe sur la famille Meho. L’époux et les enfants, tous furent molestés ; des balles furent même tirées, dont les impacts sont encore visibles sur le plafond de la maison. Mme Meho fut alors emmenée manu militari vers une destination inconnue, » explique la Secrétaire nationale.

Meho est une militante active du Front Populaire Ivoirien (FPI), membre du bureau de la fédération d’Abidjan banco (Yopougon) et surtout, membre du bureau national de l’Organisation des Femmes du Front Populaire Ivoirien (OFFPI) et s’est en outre fortement impliquée dans la recherche de la vérité sur le génocide Wè, intervenu à l’Ouest, et particulièrement à Duékoué, dont elle est originaire.

Elle a maintes fois affiché sa volonté de faire éclater la vérité sur ces crimes contre l’humanité et sa détermination à témoigner devant les juridictions nationales et internationales.

Marie-Odette Lorougnon estime que c’est pour cette raison que le pouvoir en place veut la faire taire d’où sa arrestation arbitraire.

«Revenu des émotions et coups engendrés par cette descente musclée des forces de l’ordre (en réalité des sbires du régime), l’époux de notre camarade entrepris en vain des recherches dans tous les lieux de détention possibles, sans avoir eu aucune nouvelle, ni de l’endroit où se trouvait Antoinette Meho, encore moins de son état physique et psychologique. Finalement, la conjonction de plusieurs efforts ont permis de la localiser, comme on pouvait le deviner, à la DST, » a martelé l’honorable Lorougnon.

Selon elle, les motivations de cette détention arbitraire demeurent toujours inconnues, car Meho est interdite de visites et isolée dans les locaux de cette police politique.

«Ni sa famille, ni même son avocat, ne peuvent communiquer avec elle. Il ne fait aucun doute que cette énième arrestation (que dis-je ?), cet enlèvement d’une personnalité active du Front Populaire Ivoirien resté fidèle au président Laurent Gbagbo, participe de la même entreprise de musèlement par l’emprisonnement de tous les « pro Gbagbo » susceptibles de détenir une part de vérité sur la situation réelle de la crise que vit la Côte d’Ivoire et des véritables responsables de ces crimes commis, en lieu et place de ceux que l’on tente à tous prix (et à tous les prix) de diaboliser, » dénonce-t-elle.

La Secrétaire nationale du parti Search parti de Laurent Gbagbo affirme enfin que Meho Antoinette est connue pour son activisme en faveur de l’éclatement de la vérité sur le génocide Wè et les nombreux charniers y afférant.

Et elle est de ce fait pressentie par le conseil du président Laurent Gbagbo «injustement détenu à la Haye, pour dire sa part de vérité dans le cadre du procès de la honte qui se déroule en ce moment à la CPI. »

Wassimagnon, Abidjan



          
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