Lettre ouverte à Alassane Dramane Ouattara (Ado), Président de la République de Côte d'Ivoire
© (): Vous n'entendez pas les pleurs des Ivoiriens, vous ne vivez pas leurs douleurs, êtes vous un président sans cœur ?


| Lettre ouverte | Contribution - 21/07/2016

Mr ALASSANE DRAMANE OUATARA,

Je suis le président du Parti des Démocrates Républicains (PDR), j'ai souhaité vous adresser cette lettre ouverte pour vous aider à comprendre l'environnement socioéconomique et politique dans lequel vivent les populations ivoiriennes depuis votre prise étrange et catastrophique du pouvoir politique en Côte d'Ivoire.


r le président, après votre ''plébiscite'' aux dernières élections présidentielles, je suppose que la joie était grande pour vous et vos partenaires du RHDP ainsi que les nouvelles forces politiques rebelles en Côte d'Ivoire ; celles que vous aviez décidé d'appeler ''Forces nouvelles'', en omettant le qualificatifs (Rebel) à Marcoussis en France. Je voudrais vous rappeler qu'en décidant de ''faire tomber certains pouvoirs moribonds'' et d'en ''cueillir d'autres comme des fruits mures'', vous êtes allés au bout de votre philosophie qui est celui ''d'imposer la démocratie par les armes''. Je voudrais regretter cette vision de violence et conception dangereuse de la prise du pouvoir politique.

Je crois savoir que la gestion politique, que l'on appelle également gestion des affaires publiques ou Etatique, doit s'exercer très loin et à l'opposé de l'environnement imposé aujourd'hui et du style dont vous avez usé pour parvenir à ce pouvoir. Vos rebelles et criminels non interrogés courent toujours pour la recherche du troisième mandat ! Pourquoi pas ?

Vous n'entendez pas les pleurs des Ivoiriens, vous ne vivez pas leurs douleurs, êtes vous un président sans cœur ? Sans remords, sans sentiments, sans humanisme et sans pardon. Vous savez que vous êtes l'unique responsable de cette crise, mais vous êtes dans l'impossibilité de l'avouer par cynisme.

Mr le président, une chose est de prendre le pouvoir d'Etat et une autre en est d'être en capacité de l'exercer.

Je crois comprendre que malgré votre titre de vice président de la banque mondiale, vous n'avez jamais été à la hauteur de cette fonction. Le peu que je sais de la gestion du pouvoir d'Etat, c'est que sa mise en place doit être faite dans le but de la satisfaction des besoins fondamentaux de la nation toute entière et de la totalité des populations ivoiriennes. Vous avez échoué sur le plan de l'environnement sociopolitique, avec les déportations des adversaires politiques à l'Haye, la fuite de millions d'Ivoiriens innocents en exile, l'environnement injustifié et obscure des milliers d'Ivoiriens. L'abandon des jeunes aujourd'hui désespérés, la cherté de la vie, l'insécurité galopante, l'absence de vision et de solutions pour relancer économiquement le pays et permettre à chaque ivoirien de vivre à sa faim et avec un minimum de dignité. Cet échec est simplement une grave faute dans votre gouvernance qui est donc une gouvernance négative, voire mauvaise. Vous voulez prendre le peuple encore en otage dans une constitution de rattrapage ethnique viciée et refusée par l'ensemble des citoyens. Que voulez vous ? Un troisième mandat ? Il est hors de question de servir ce plat empoisonné à la société ivoirienne très fragilisée. En conclusion, vous ne respectez aucune règle constitutionnelle depuis que vous êtes en lice pour la concurrence politique et c'est votre constitution qui devrait être longtemps respectée ? Sachez qu'une constitution peut en changer une autre.

Et si, d'aventure, la votre passait en force, elle serait modifiée immédiatement à la première possibilité d'alternance.

La privation de liberté que vous imposez aux syndicats des jeunes étudiants est faute grave de gestion démocratique des affaires publiques. On ne ferme pas les yeux pour gouverner parce qu'un jour on butera contre ce mur. ''LE PEUPLE'' qui a lui tous les pouvoirs et au nom de qui l'on se permet de gouverner.

Je suis un acteur de la réconciliation qui passe selon moi et selon mon parti, par la libération de tous les prisonniers politiques y compris le retour de tous les exilés, en passant par ceux qui sont injustement retenus à l'Haye. GBAGBO LAURENT ET BLE GOUDET.

Avec tous les honneurs et tous les respects.

Soko Gbaléhi
président du PDR (Parti des Démocrates Républicains)



          
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