Euro 2012: Souveraine Espagne

Football.fr-2/7/2012

La légende est désormais écrite… Après l’Euro 2008 et la Coupe du monde 2010, l’Espagne a remporté dimanche soir, à Kiev, l’Euro 2012 pour une première dans l’histoire de la discipline. Les troupes de Vicente Del Bosque ont dominé l’Italie de la tête et des épaules et scellé leur succès (4-0) grâce à David Silva (14e), Jordi Alba (41e), Fernando Torres (84e) et Juan Manuel Mata (88e).

Pas forcément attractive depuis le début du tournoi, la Furia Roja a fait taire tous ses détracteurs en retrouvant du jus et de l’allant face à des Transalpins maladroits et pas vernis par le sort avec les blessures de Giorgio Chiellini et Thiago Motta. Le film de la rencontre

Ceux qui attendaient une finale disputée avec acharnement ont dû être déçus… Dimanche soir, à Kiev, l’Espagne a surclassé (4-0) son adversaire du jour, l’Italie, en finale de l’Euro 2012 en passant quatre buts à Gianluigi Buffon, dernier rempart d’une défense qui avait pourtant jusque-là montré de réels signes de solidité lors des tours précédents.

Casillas brille, Pirlo s’éteint

Oui mais voilà, face à la grande Espagne, légendaire et immortelle désormais, une arrière-garde ne peut pas se permettre la moindre erreur. Et avant même le quart d’heure de jeu, celle de Giorgio Chiellini dans son couloir gauche, débordé facilement par Francesc Fabregas provoque l’ouverture du score de David Silva (1-0, 14e). Diminué par une blessure, le Turinois laissera finalement sa place quelques minutes plus tard à Federico Balzaretti (21e)… Trop tard, le mal est fait.

Et malgré un début de rencontre intéressant, la Nazionale n’est pas récompensée de ses efforts, elle qui terminera malgré tout la première période avec une meilleure possession de balle que son redoutable adversaire. Un fait rare mais finalement bien insignifiant, d’autant que Jordi Alba, intenable sur la gauche, avait pris soin de marquer le but du break juste avant le repos, idéalement servi par son futur coéquipier au FC Barcelone, Xavi Hernandez (2-0, 41e).

En plus d’actions spectaculaires, la Furia Roja a fait preuve d’un froid réalisme que les Italiens n’auraient pas renié. Seulement voilà, Mario Balotelli et Antonio Cassano n’auront jamais cessé de se lancer dans des tentatives trop individuelles pour espérer inquiéter un Iker Casillas omniprésent sur quelques ballons chauds durant le premier acte. Ajouter à cela le jour sans d’Andrea Pirlo, le métronome transalpin, qui n’a pas eu la réussite habituelle dans ses passes.

L’Italie à 10 à l’heure de jeu

Et comme pour enfoncer un peu plus le clou de l’amertume, à l’heure de jeu, le match bascule définitivement. Cesare Prandelli ayant pris la décision de remplacer “Fantantonio” par Antonio Di Natale au retour des vestiaires après la sortie prématurée de Gorgio Chiellini. Et entré à la 57e minute pour Riccardo Montolivo, Thiago Motta se blesse (61e) et laisse donc la Nazionale à dix pour la fin d’un match. Ou comment le cauchemar se transforme en calvaire pour Leonardo Bonucci et consorts, un instant revigorés par la bonne entrée du buteur de l’Udinese, crédité de deux opportunités (47e et 51e) qu’Iker Casillas a su éteindre avec classe.

Dès lors, les minutes défilent doucement vers le coup de sifflet final pour le succès attendu des Espagnols. Fernando Torres (3-0, 84e) et Juan Manuel Mata (4-0, 88e) ont toutefois pris soin de corser l’addition, comme pour vanter les mérites du coaching de Vicente Del Bosque, bien plus en réussite que son homologue transalpin ce dimanche soir. Et depuis plusieurs années également…

Après l’Euro 2008 et la Coupe du monde 2010, l’ancien technicien du Real Madrid a mené ses troupes vers un nouveau succès de prestige qui fait entrer la génération Iniesta dans la légende de ce sport, avec à la clef le plus grand écart au tableau d’affichage jamais enregistré en finale d’un grand tournoi international. Peu fringante mais efficace depuis l’entame de la compétition, l’Espagne a sorti le grand jeu pour cet ultime rendez-vous de l’Euro 2012 et peut savourer son sacre face à des Italiens qui n’auront pourtant pas démérité au cours du mois de juin. Mais l’histoire ne retiendra que la Furia Roja. Et pour l’éternité…